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La Cour constitutionnelle roumaine a rejeté le recours de Calin Georgescu, qui ne pourra plus se présenter aux élections présidentielles.
Avons-nous assisté à un "coup d'Etat" fomenté par l'Union européenne, lui-même appuyé par l'Etat profond roumain ?
- 0'00'00 : Introduction et contexte géopolitique
- 0'02'06 : La Roumanie et son histoire politique
- 0'07'16 : Les forces politiques en Roumanie post-Ceausescu
- 0'16'43 : La corruption et l'état profond en Roumanie
- 0'20'24 : L'influence allemande et américaine
- 0'25'14 : Les élections présidentielles de 2024 et le coup d'État électoral
- 0'37'44 : Les réactions et les conséquences des élections
- 0'42'32 : La Moldavie et les tensions intercommunautaires
- 0'50'15 : Questions et réponses avec le public


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Le politologue et essayiste Rachid Achachi explore l'histoire longue de la pensée politique depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, en mettant en tension deux approches majeures : l'idéalisme moral, souvent issu des traditions religieuses ou philosophiques (de Platon à l'universalisme libéral), et le réalisme politique, qui privilégie la logique des rapports de force. À travers des références à Platon, Aristote, Machiavel, Carl Schmitt, Ibn Khaldoun ou encore René Girard, est analysée la manière dont la morale a été successivement intégrée, marginalisée ou instrumentalisée par les pouvoirs politiques au fil de l’histoire.
- 0'00'00 : Annonces et lancement de la page Patreon de Youssef Hindi
- 0'01'40 : La répression envers les écrivains, les intellectuels et les militants
- 0'04'38 : Introduction historique et conceptuelle du réalisme politique
- 0'25'25 : Le retour de la morale en politique et de la guerre juste au XXe siècle
- 0'44'30 : Les similitudes entre les nomades et les puissances maritimes
- 0'49'50 : Géopolitique et religion sécularisée
- 0'51'20 : Les trumpistes versus les globalistes/néoconservateurs
- 0'54'04 : Le retour brutal du réalisme politique
- 0'56'58 : L'influence idéologique russo-chinoise sur la classe dirigeante américaine
- 0'59'25 : Le soft power russe sur son étranger proche
- 1'02'00 : L'attractivité économique, supérieure au soft power conservateur ?
- 1'06'05 : Les USA encore de beaux jours devant lui
- 1'06'55 : La Russie n'exploite pas au maximum ses capacités économiques
- 1'11'45 : Le réalisme politique porte des meilleurs fruits que les idéologies
- 1'17'40 : L'instrumentalisation du religieux par le politique dans le monde musulman
- 1'19'45 : Maroc et Israël, les conséquences de la normalisation
- 1'38'40 : Comment concilier les principes islamiques et le réalisme politique ?
- 1'47'42 : La démission des intellectuels marocains
- 1'49'25 : L'État, un monstre froid et une machine
- 1'51'42 : L'exemple de Al Khidr
- 1'53'23 : Exemples de réalisme politique violant les principes islamiques
- 1'54'10 : L'antisionisme verbale d’Erdogan
- 1'55'55 : S'abonner à ODC TV
Émission "Les Chroniques de Youssef Hindi".


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Journaliste, directrice adjointe du Monde diplomatique et professeure à l'Institut de Relations internationales et stratégiques, Anne-Cécile Robert est spécialiste des institutions européennes et de l'Afrique, et décrypte dans ses travaux la déliquescence de la démocratie, du débat public, et de la pensée critique en général. Et elle vient de faire paraitre Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales (Éd. Armand Colin), dans lequel elle analyse le véritable rôle qu'ont joué les organisations internationales depuis 1945, et le monde qui se prépare si le système international s'effondre, achevant définitivement le droit au profit de la loi des plus forts.
Elle propose ici une analyse éclairante pour comprendre les enjeux colossaux qui se jouent en ce moment sur la scène internationales agitée par les guerres (à Gaza ou en Ukraine), et le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis.
Un entretien mené par Olivier Berruyer.


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Journaliste économique reconnu et fin connaisseur des relations entre la Suisse et l'Union européenne, auteur de L'Esprit de Résistance et la Question suisse (Slatkine, 2012), François Schaller apporte un éclairage nuancé et incisif sur un sujet aussi complexe que stratégique.
Entre des contraintes nationales diverses et une réalité politique marquée par les rapports de force, il nous propose de décrypter les accords bilatéraux à la lumière des tensions actuelles, mettant en évidence les enjeux cachés derrière les discours officiels, notamment depuis le Brexit qui aura profondément redéfini les dynamiques entre Berne et Bruxelles.


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La chute du régime de Bachar al-Assad met fin à 55 ans de pouvoir autoritaire de la famille Assad en Syrie, marqué par une domination brutale de la minorité alaouite (15 % de la population), issue du chiisme. Ce pouvoir s'est imposé par la force et la terreur, notamment contre la majorité sunnite. La dictature syrienne a également joué un rôle déstabilisateur au Liban, en contrôlant ses institutions et en vidant en partie le pays de sa population chrétienne. L'assassinat de Rafic Hariri en 2005, attribué au régime syrien, a précipité le retrait de la Syrie du Liban et amorcé le déclin du régime.
À l’intérieur, le régime n'a jamais réussi à obtenir l'adhésion populaire, s'appuyant uniquement sur la répression, le soutien extérieur (Russie, Iran, Hezbollah) et une armée affaiblie. La répression sanglante contre les Frères musulmans dans les années 1980 à Hama et Homs a causé des dizaines de milliers de morts. Ces violences ont contribué à radicaliser une partie de la population, facilitant l'émergence de groupes islamistes plus extrêmes, parfois affiliés à Al-Qaïda, qui ont profité de la faiblesse du régime pour s'imposer sur le terrain.
Enfin, le rôle de la Turquie a été déterminant dans l'effondrement final. Ankara, refusant l'émergence d'un État kurde à sa frontière et souhaitant le retour de millions de réfugiés syriens, s'est opposée frontalement à Assad. Le refus de Damas de coopérer a conduit Erdogan à soutenir indirectement des groupes islamistes contre le régime.
Aujourd'hui, la Syrie est morcelée, Assad n'a plus de légitimité ni de contrôle réel, et le pays bascule vers une domination sunnite, posant une grave menace pour les minorités restantes, notamment les chrétiens.

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Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron partage ses analyses sur les rapports de force politiques en Extrême-Orient. Il s'agit notamment d'analyser en profondeur l'état des relations internationales ainsi que les conflits et les enjeux de politique interne dans cette région dynamique et complexe pour comprendre les dynamiques et les alliances qui façonnent un paysage géopolitique en devenir.


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La guerre en Ukraine peut -et doit peut-être d'abord- s'analyser sous l'angle des dynamiques impériales. L'étude de la rivalité géopolitique entre les grandes puissances permet d'inscrire le conflit dans une perspective historique plus large et de comprendre les déséquilibres mondiaux dans la longue durée.
Intevention de Gabriel Galice :
- 0'03'00 : Propagande
- 0'03'44 : Déclaration universelle des droits de l'homme
- 0'04'52 : La manipulation des esprits
- 0'06'40 : Talleyrand sur les Etats-Unis
- 0'08'45 : L'empire et l'impérialisme (Michel Beaud, Edgar Morin, Sami Nair, Robert Cooper)
- 0'12'50 : Frédéric Pierucci et "Le Piège américain''
- 0'13'20 : Georges Friedman
- 0'15'40 : Mackinder et Spykman
- 0'16'45 : Zbigniew Brzezinski
- 0'17'50 : Le débat sur l'Europe
- 0'23'24 : La proposition russe du 17 décembre 2021
- 0'18'59 : Michel Rocard en 1997 reçoit la délégation de députés russes
- 0'21'28 : La déclaration des secrétaires généraux de l'ONU et de l'OTAN du 23 septembre 2008
- 0'28'50 : Les Etats-Unis veulent empêcher les Européens de travailler avec des Russes
Intevention de Jean-Robert Raviot :
- 0'30'00 : Le traitement de la Russie, de la guerre en Ukraine ou comment les plateaux sont construits
- 0'40'00 : La notion des empires : archaïques ( Russie, Chine) et coloniaux modernes ( l'Occident )
- 0'41'52 : Le colonialisme
- 0'44'39 : La notion d'hégémonie
- 0'48'20 : Pierre Legendre
- 0'49'00 : Les Etats-Unis, le début
- 0'50'00 : La doctrine de Monroe de 1823
- 0'50'50 : La confrontation Russie-Occident (stratégie impérialiste défensive contre impérialisme offensif)
- 0'52'00 : Michel Heller
- 0'53'00 : Moscopolitisme : la stratégie de bastion
- 0'57'00 : La guerre est naturelle du point de vue russe
- 1'00'30 : Le poutinisme, c'est quoi ?
- 1'02'51 : L'hégémonie globale américaine est toujours offensive
- 1'04'29 : "Rules based international order" pour appuyer le dollar
- 1'06'06 : La vassalisation du monde
- 1'07'00 : La montée de la confrontation russo-occidentale depuis 15 ans
- 1'07'37 : L'Arabie Saoudite - la Russie - la Chine
- 1'08'12 : L'Amérique Latine
- 1'08'47 : Quatre voisinages russes : européen, Caucase-mer noire, l'Asie Centrale et l'Arctique
- 1'10'00 : La révolution orange 2004 a sonné le tocsin
- 1'12'00 : L'objectif russe par rapport aux voisinages
- 1'12'48 : Les nouvelles politiques de multi-alignement (l'Asie Centrale)
- 1'15'00 : Les atouts de la Russie dans la confrontation
- 1'17'00 : La montée en puissance du Sud global
- 1'17'40 : Karaganov (legrandcontinent.eu)
Questions/Réponses:
- 1'19'25 : La nomination de Bélousov et le nouveau gouvernement russe
- 1'24'48 : La conception chinoise et la stratégie américaine


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À partir de 1989, la chute du mur de Berlin, puis la fin de l'URSS et du communisme suscitèrent un grand optimisme en Occident. Aujourd'hui, à l'heure de la guerre en Ukraine, on en est loin. La Russie, qui paraissait prête à s'inscrire dans le nouvel ordre mondial libéral, s'en est progressivement éloignée, jusqu'à le provoquer ouvertement.
Les innombrables analyses récentes sur la guerre en Ukraine négligent la nécessaire profondeur historique qu'il faut observer pour bien comprendre la genèse du conflit. Or Georges-Henri Soutou, historien spécialiste des relations internationales, est probablement le mieux placé pour expliquer cette histoire sur le temps long : les questions de nationalités en Europe orientale et dans les Balkans, la brutalité de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide, la transition démocratique manquée de la Russie après 1991, l'échec des tentatives pour mettre les relations entre l'Occident et la Russie sur un nouveau pied après 1991. La gestion calamiteuse des relations internationales depuis 1989-1990 a fait le lit de la guerre actuelle.
Dans ce désastre, les responsabilités sont partagées. La Russie a été de plus en plus agressive mais l'Occident a été souvent provocateur et toujours trop sûr de lui.
L'issue du conflit est encore incertaine mais, de toute façon, le retour de la guerre sur notre continent est une catastrophe. Le troisième suicide de l'Europe depuis 1914…