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La Banque mondiale cherche-t-elle à combattre la pauvreté dans le monde ? Quel est le bilan de son action qui s'étend sur plus de sept décennies ? Qui dirige la Banque mondiale et comment fonctionne celle-ci ? Quels sont ses rapports avec les grandes puissances et en particulier avec les États-Unis ? Quelles relations entretient-elle avec d'autres grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC ? Pourquoi les politiques qu'elle recommande ne garantissent pas aux populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et de leurs droits ? Pourquoi la Banque mondiale soutient-elle des régimes dictatoriaux ? Pourquoi intervient-elle pour déstabiliser ou aider à renverser des gouvernements qui cherchent une voie originale ? Pourquoi affirme-t-elle qu'une montée des inégalités est nécessaire au développement ? Pourquoi affirme-t-elle que les pays du Sud doivent s'endetter pour se développer ? A-t-elle une responsabilité dans l'éclatement des crises de la dette des pays en développement ? Quel est l'impact de son action sur la sécurité alimentaire, sur l'environnement, sur la santé publique, sur les femmes, sur ceux et celles qui vivent de leur travail ?
Eric Toussaint adopte une démarche chronologique pour analyser la Banque mondiale des origines à nos jours. Un soin particulier est apporté à situer la politique de la Banque mondiale dans son contexte politique et géostratégique. En outre, plusieurs études de pays viennent illustrer la politique de la Banque mondiale, ses mécanismes et ses conséquences.


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Régis de Castelnau, juriste et analyste politique, et Bruno Guigue, politologue spécialiste des relations internationales, analysent les récents affrontements militaires entre Israël, soutenu par les États-Unis, et l'Iran, dans un contexte de tensions régionales accrues au Moyen-Orient. Ensemble, ils remettent en question la narration dominante dans les médias occidentaux, critiquant la présentation biaisée du conflit et contestant l'idée d'une "guerre des 12 jours" comme une opération isolée : il s'agirait plutôt d'un épisode révélateur d'un conflit plus large, aux racines historiques profondes, qui met en lumière la fragilité stratégique d'Israël
Les deux intervenants explorent également les implications géopolitiques de ces événements, notamment la montée en puissance de l'Iran, la remise en cause du droit international, et l'émergence d'un monde multipolaire autour d'alliances comme celles unissant la Chine, la Russie et l'Iran.
Enfin, Régis de Castelnau et Bruno Guigue insistent sur le tournant moral que représente le génocide en cours à Gaza, documenté en temps réel, et le basculement de l'opinion publique mondiale, en particulier chez les jeunes. Dans un tel contexte, il est légitime de s'interroger sur l'avenir d'Israël, alors que devient pensable l'effondrement du projet sioniste tel qu'il existe aujourd'hui, et qu'un nouvel ordre régional pourrait en émerger.


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La Cour constitutionnelle roumaine a rejeté le recours de Calin Georgescu, qui ne pourra plus se présenter aux élections présidentielles.
Avons-nous assisté à un "coup d'Etat" fomenté par l'Union européenne, lui-même appuyé par l'Etat profond roumain ?
- 0'00'00 : Introduction et contexte géopolitique
- 0'02'06 : La Roumanie et son histoire politique
- 0'07'16 : Les forces politiques en Roumanie post-Ceausescu
- 0'16'43 : La corruption et l'état profond en Roumanie
- 0'20'24 : L'influence allemande et américaine
- 0'25'14 : Les élections présidentielles de 2024 et le coup d'État électoral
- 0'37'44 : Les réactions et les conséquences des élections
- 0'42'32 : La Moldavie et les tensions intercommunautaires
- 0'50'15 : Questions et réponses avec le public


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Le politologue et essayiste Rachid Achachi explore l'histoire longue de la pensée politique depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, en mettant en tension deux approches majeures : l'idéalisme moral, souvent issu des traditions religieuses ou philosophiques (de Platon à l'universalisme libéral), et le réalisme politique, qui privilégie la logique des rapports de force. À travers des références à Platon, Aristote, Machiavel, Carl Schmitt, Ibn Khaldoun ou encore René Girard, est analysée la manière dont la morale a été successivement intégrée, marginalisée ou instrumentalisée par les pouvoirs politiques au fil de l’histoire.
- 0'00'00 : Annonces et lancement de la page Patreon de Youssef Hindi
- 0'01'40 : La répression envers les écrivains, les intellectuels et les militants
- 0'04'38 : Introduction historique et conceptuelle du réalisme politique
- 0'25'25 : Le retour de la morale en politique et de la guerre juste au XXe siècle
- 0'44'30 : Les similitudes entre les nomades et les puissances maritimes
- 0'49'50 : Géopolitique et religion sécularisée
- 0'51'20 : Les trumpistes versus les globalistes/néoconservateurs
- 0'54'04 : Le retour brutal du réalisme politique
- 0'56'58 : L'influence idéologique russo-chinoise sur la classe dirigeante américaine
- 0'59'25 : Le soft power russe sur son étranger proche
- 1'02'00 : L'attractivité économique, supérieure au soft power conservateur ?
- 1'06'05 : Les USA encore de beaux jours devant lui
- 1'06'55 : La Russie n'exploite pas au maximum ses capacités économiques
- 1'11'45 : Le réalisme politique porte des meilleurs fruits que les idéologies
- 1'17'40 : L'instrumentalisation du religieux par le politique dans le monde musulman
- 1'19'45 : Maroc et Israël, les conséquences de la normalisation
- 1'38'40 : Comment concilier les principes islamiques et le réalisme politique ?
- 1'47'42 : La démission des intellectuels marocains
- 1'49'25 : L'État, un monstre froid et une machine
- 1'51'42 : L'exemple de Al Khidr
- 1'53'23 : Exemples de réalisme politique violant les principes islamiques
- 1'54'10 : L'antisionisme verbale d’Erdogan
- 1'55'55 : S'abonner à ODC TV
Émission "Les Chroniques de Youssef Hindi".


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Journaliste, directrice adjointe du Monde diplomatique et professeure à l'Institut de Relations internationales et stratégiques, Anne-Cécile Robert est spécialiste des institutions européennes et de l'Afrique, et décrypte dans ses travaux la déliquescence de la démocratie, du débat public, et de la pensée critique en général. Et elle vient de faire paraitre Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales (Éd. Armand Colin), dans lequel elle analyse le véritable rôle qu'ont joué les organisations internationales depuis 1945, et le monde qui se prépare si le système international s'effondre, achevant définitivement le droit au profit de la loi des plus forts.
Elle propose ici une analyse éclairante pour comprendre les enjeux colossaux qui se jouent en ce moment sur la scène internationales agitée par les guerres (à Gaza ou en Ukraine), et le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis.
Un entretien mené par Olivier Berruyer.


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Journaliste économique reconnu et fin connaisseur des relations entre la Suisse et l'Union européenne, auteur de L'Esprit de Résistance et la Question suisse (Slatkine, 2012), François Schaller apporte un éclairage nuancé et incisif sur un sujet aussi complexe que stratégique.
Entre des contraintes nationales diverses et une réalité politique marquée par les rapports de force, il nous propose de décrypter les accords bilatéraux à la lumière des tensions actuelles, mettant en évidence les enjeux cachés derrière les discours officiels, notamment depuis le Brexit qui aura profondément redéfini les dynamiques entre Berne et Bruxelles.


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La chute du régime de Bachar al-Assad met fin à 55 ans de pouvoir autoritaire de la famille Assad en Syrie, marqué par une domination brutale de la minorité alaouite (15 % de la population), issue du chiisme. Ce pouvoir s'est imposé par la force et la terreur, notamment contre la majorité sunnite. La dictature syrienne a également joué un rôle déstabilisateur au Liban, en contrôlant ses institutions et en vidant en partie le pays de sa population chrétienne. L'assassinat de Rafic Hariri en 2005, attribué au régime syrien, a précipité le retrait de la Syrie du Liban et amorcé le déclin du régime.
À l’intérieur, le régime n'a jamais réussi à obtenir l'adhésion populaire, s'appuyant uniquement sur la répression, le soutien extérieur (Russie, Iran, Hezbollah) et une armée affaiblie. La répression sanglante contre les Frères musulmans dans les années 1980 à Hama et Homs a causé des dizaines de milliers de morts. Ces violences ont contribué à radicaliser une partie de la population, facilitant l'émergence de groupes islamistes plus extrêmes, parfois affiliés à Al-Qaïda, qui ont profité de la faiblesse du régime pour s'imposer sur le terrain.
Enfin, le rôle de la Turquie a été déterminant dans l'effondrement final. Ankara, refusant l'émergence d'un État kurde à sa frontière et souhaitant le retour de millions de réfugiés syriens, s'est opposée frontalement à Assad. Le refus de Damas de coopérer a conduit Erdogan à soutenir indirectement des groupes islamistes contre le régime.
Aujourd'hui, la Syrie est morcelée, Assad n'a plus de légitimité ni de contrôle réel, et le pays bascule vers une domination sunnite, posant une grave menace pour les minorités restantes, notamment les chrétiens.

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Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron partage ses analyses sur les rapports de force politiques en Extrême-Orient. Il s'agit notamment d'analyser en profondeur l'état des relations internationales ainsi que les conflits et les enjeux de politique interne dans cette région dynamique et complexe pour comprendre les dynamiques et les alliances qui façonnent un paysage géopolitique en devenir.