Une histoire du sentiment religieux au 19e siècle. Avec Guillaume Cuchet sur Radio Courtoisie.


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26.03.2020

Le XIXe siècle a-t-il été ce fameux temps de déclin religieux ? Le rationalisme y triomphait-il autant qu'on l'a dit ? Le positivisme y régnait-il en maître ?
Guillaume Cuchet démontre que le XIXe siècle a été une époque d'intenses ferveurs religieuses, à la mesure des bouleversements politiques qu'il a connus, aussi bien à l'intérieur des cultes existants, comme le catholicisme, qu'en dehors. Tout un New Age précoce de croyances et de pratiques hétérodoxes a rencontré un grand succès, notamment dans les rangs d'une gauche loin d'être entièrement sécularisée. Apparitions mariales, contestation de l'enfer, renouveau du purgatoire, nouvelles conceptions du paradis, culte de la tombe et des morts, définition de nouveaux dogmes comme l'Immaculée Conception ou l'Infaillibilité pontificale, succès des "philosophies religieuses", vogue des tables tournantes et du spiritisme, essor de la piété "ultramontaine", sont autant de manifestations de cette effervescence.
À travers toutes ces pratiques pour le moins surprenantes se dessine le visage d'un autre XIXe siècle, plus intime et plus complexe, dans lequel croyants et incroyants se ressemblent souvent, là même, parfois, où ils s'opposent le plus.

Émission du "Libre journal de chrétienté", animé par l'Abbé Guillaume de Tanoüarn.

Dévirilisation de l'Occident, la réponse masculine. Avec François Bousquet et Alain Charles sur Radio Courtoisie.


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07.12.2019

L'offensive féministe que subit la société depuis plusieurs dizaines d'années a profondément recomposé les rapports homme/femme. En réaction à ce phénomène, le masculinisme est né, structuré en plusieurs courants informels proposant chacun un réinvestissement original -et parfois problématique- de la virilité.
Pour tenter de compendre cette mouvance assez disparate et, plus généralement, débattre de la manière dont les peuples européens doivent se réapproprier leur héritage séculaire, sont rassemblés le blogueur et militant Alain Charles et le journaliste François Bousquet.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Surpopulation, la menace ? Avec Fabien Niezgoda, Pascal Eysseric et Guillaume Travers sur Radio Courtoisie.


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02.06.2020

C'est le n°184 d'Éléments qui est présenté dans la première partie d'émission, en compagnie de Fabien Niezgoda et de Pascal Eysseric. Le titre de son dossier principal, Surpopulation : le trop-plein, est sans équivoque : entre ceux qui choisissent d'ignorer la bombe P et les autres qui en tirent la stupéfiante conclusion que les Européens devraient cesser d'avoir des enfants, la rédaction du journal des idées nous propose une troisième voie.
Dans la seconde partie, l'économiste Guillaume Travers, après quelques réflexions sur l'avenir de la mondialisation après le Coronavirus, vient nous présenter son livre Économie médiévale et société féodale, synthèse lumineuse d'où il ressort que le Moyen Âge, trop souvent rejeté dans les âges obscurs, fut un temps de renouveau dont nous avons beaucoup à apprendre.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Dieu et l'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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05.06.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Tu es déjà mort ! Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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26.12.2019

Que reste-t-il après l'apocalypse ? Quelle vie nous attend dans un monde dévasté par la guerre nucléaire, anéanti par la propagation d'un virus ou englouti sous les eaux d'un déluge cataclysmique ? Tel est précisément le type de situation que l'univers post-apocalyptique, qu'il soit celui du roman, du film ou du jeu vidéo, met en scène.
De ce point de vue, le manga occupe une place particulière car il tient précisément sa raison d'être de l'éclair nucléaire qui frappa et aveugla le Japon par deux fois, les 6 et 9 août 1945. Contrairement à l'Occident, l'Archipel vécut la table rase dans sa chair ; l'apocalypse ne fut pas pour lui une possibilité, mais bien une réalité effective : il fit l'expérience concrète de la faille généalogique et du déficit des origines qui forment le point de départ obligé du manga.
Le fil directeur de dernier essai de Baptiste Rappin, Hokuto no Ken, que l'on connaît en France sous le titre de Ken le survivant, s'inscrit tout naturellement dans cette perspective : les paysages de ruines y sont le théâtre d'une grande régression biologique caractérisée par la recherche d'eau et de vivres ainsi que par la loi du plus fort. Notre héros n'a-t-il d'autre alternative que de plier à ce nouveau nomos de la terre ?

Émission du "Libre Journal d’Aude de Kerros".

Vichy et l'école (1940-1944). Avec Yves Morel sur Radio Courtoisie.


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27.10.2013

Beaucoup de bêtises ont été écrites sur la "politique" de l'Etat Français (1940-1944) à l'égard de l'école (et de l'Instruction publique comme on disait jadis). Des hagiographies saint-sulpiciennes. Et des pamphlets exacerbés.
Pour la première fois, un historien, spécialiste du système éducatif français au cours des âges, se penche - de manière apaisée - sur le sujet.
Les idées de refonte nécessaire du système scolaire et universitaire ont abondé à Vichy. Sans incidence concrète. En raison des circonstances particulières, certes. Mais aussi en raison des projets souvent contradictoires, voire antagonistes, portés par les acteurs de cette période troublée.
Une étude sérieuse, documentée, argumentée. Un livre qui, à ce titre, mérite de faire école.

Émission du "Libre Journal de la promesse", animée par Alain Sanders.

Agrippa d'Aubigné et "Les Tragiques". Avec Franck Lestringant sur Radio Courtoisie.


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31.05.2019

Oeuvre longtemps réputée inaccessible, à l'exception de quelques vers d'anthologie, Les Tragiques commencent seulement à être relus, comme l'atteste la fécondité des études critiques depuis quelques années, tant en France que dans les pays anglo-saxons, peut-être plus enclins, par tradition culturelle, à goûter les sombres splendeurs du chef-d'œuvre de la poésie protestante.
Franck Lestringant nous inviste à pénétrer au cœur de la Divine Comédie huguenote qui somme le lecteur, en proie à l'empire de la tragédie, de réagir et de prendre parti.

Émission "Promenade et flâneries au domaine de poésie", animée par Pascal Payen-Appenzeller.

La grande révolution a-t-elle abîmé la France ? Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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08.06.2019

Il n'appartient guère à l'historien de se poser une telle question, encore moins d'essayer d'y répondre. En revanche, si les contemporains en ont eu le sentiment, comme ce fut le cas de façon massive, y compris parmi les républicains les plus convaincus, il lui faut en prendre acte, et explorer accessoirement les trop bonnes raisons qu'ils se pouvaient croire de penser ainsi.
Ce sentiment inattendu, Xavier Martin a donc été conduit, selon sa manière déjà éprouvée, à en établir la réalité au prix d'un recours intensif aux sources directes les plus variées. Car les témoignages sont nombreux, abondants, suggestifs, de cette impression pesante et tenace d'une France abîmée : un sentiment qui volontiers a pu aller jusqu'au regret sans équivoque du temps béni d'Ancien Régime, et parfois même s'est cru fondé à faire état explicitement d'un lien tangible entre les Lumières et la subversion révolutionnaire des plus hautes valeurs.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.