Le steampunk comme uchronie technologique. Avec François Jarrige, Sylvie Allouche, Alain Damasio et Olivier Gechter aux Utopiales à Nantes.


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31.10.2016

Lorsque les auteurs de steampunk imaginent des mondes alternatifs où la vapeur et le charbon se sont imposés comme énergies, ils mettent en place une esthétique mais aussi une technologie alternative.
Quelles sont ces superbes machines ? Ne pourrions-nous rêver de les voir rouler, travailler ou voler ? Qu’est-ce qui nous fascine dans la machine à vapeur ?

Saint-Simon, aux sources de la sociologie et du socialisme. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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26.04.2016

Le nom d’Henri Saint-Simon (1760-1825) est plus célèbre que son œuvre qui a subi de multiples lectures déformantes, à commencer par l’école saint-simonienne. Ayant exercé une grande influence au XIXe siècle, son œuvre est à la source des grandes idéologies contemporaines.
Quatre grands courants de pensée sont issus directement de la pensée de Saint-Simon :
 - le positivisme d’Auguste Comte, son disciple et collaborateur ;
 - des socialismes dont celui de Pierre Leroux, la pensée anarchiste de Proudhon, et surtout le marxisme ;
 - un courant de la sociologie inaugurée par Emile Durkheim et Marcel Mauss ;
 - l’école saint-simonienne, elle-même multiforme.
Saint-Simon fait émerger la problématique sociologique, notamment le concept de société et de changement social. Il conçoit même un nouveau système social, puis cherche une méthode pour le réaliser. Une préoccupation permanente traverse sa réflexion : "faire une combinaison ayant pour objet d’opérer la transition de l’ancien au nouveau régime social". Après la Révolution française qu’il considère comme inachevée, Saint-Simon veut changer l’ordre des choses au bénéfice de la "classe la plus pauvre", ouvrant la voie au socialisme.

Le capitalocène, la dynamique environnementale du capitalisme et son histoire. Avec Anselm Jappe et Armel Campagne au café-restaurant Le Lieu-dit à Paris.


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08.06.2013

Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développent Anselm Jappe et Armel Campagne.

La fin des paysans ou les ravages de la modernisation agricole. Avec François Jarrige aux rencontres de l'Atelier Paysan.


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18.06.2016

François Jarrige, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, revient ici sur le processus d’adoption des machines agricoles dans les campagnes.
On pense souvent que les machines agricoles ont été utilisées en France de manière décisive après la Seconde Guerre Mondiale. C’est vrai, mais dès le XIXeme siècle, les machines sont introduites dans les campagnes, et plus particulièrement les batteuses. Elles vont rapidement rendre obsolètes un certain nombre de travailleurs journaliers. Dangereuses car instables, elles provoqueront de nombreux accidents. Des révoltes ont lieu contre son introduction. En Angleterre, les insurgés signant leurs actes de sabotage du nom de "Captain Swing". De côté des promoteurs, tout un discours de progrès, aidé par les ressorts de la publicité, va être entretenu autour de la généralisation du battage mécanisé.
De manière générale, cette intervention nous permet de prendre du recul face à tous les discours qui placent le développement technologique et technophile comme inéluctable et naturel. Non, le développement actuel de la robotique agricole est bien le résultat d'un choix de société et d’un contexte socio-économique.

Anthropocène ou Capitalocène ? Avec Anselm Jappe, Armel Campagne et Christophe Bonneuil à Paris.


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07.01.2016

Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développeront Christophe Bonneuil, Anselm Jappe et Armel Campagne.

Oubliées, les énergies alternatives ? Avec François Jarrige à la Cité des sciences.


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03.05.2016

Le XIXe siècle européen sacre le triomphe du charbon, puis du pétrole. Or le "choix du feu" l’a emporté lentement sur d’autres moyens d’accroître la force de l’humanité.
L’exploration des expériences énergétiques oubliées se révèle indispensable pour affronter les défis énergétiques du futur.

Une conférence du cycle "Modernité en crise".

Les conversations de dedefensa, avec Philippe Grasset.


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2014

Au travers de plusieurs entretiens, Philippe Grasset présente les thèmes développés sur le site dedefensa.org, liés à l'actualité crisique des événements en cours.
Ces événements sont replacés dans une perspective méta-historique, telle que développée dans le livre La Grâce de l’Histoire.
De l'appréciation du rôle des Etats-Unis aux rapports historiques entre les Révolutions françaises et américaines (“déchaînement de la Matière”), en passant par le rôle de l’Allemagne, c'est une incursion “par le haut” dans ce qui constitue l’ossature métahistorique fondamentale du site dedefensa.org qui nous est ici proposée.

L'anthropocène comme périodisation de la géohistoire environnementale et de la crise anthropogénique de la biosphère actuelle. Avec Jacques Grinevald à l'Université de Lausanne.


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30.05.2013

La terminologie scientifique de l’Anthropocène de Crutzen et Stoermer (2000), représente, du point de vue d’un épistémologue et historien des sciences, une occasion privilégiée d’observer l’émergence d’une innovation conceptuelle et sa réception dans les géosciences, dans la coopération scientifique internationale et dans la culture politico-économique de la mondialisation d’une "humanité" qui prend conscience d’elle-même et de sa place dans l’évolution de la Biosphère.
Le débat implique une transdisciplinarité entre géosciences, biosciences, sciences humaines et sciences économiques et sociales sans précédent dans notre tradition académique européenne.
Le défi, intellectuel et institutionnel, est immense.