La construction du droit naturel à partir du droit romain. Avec Florence Gauthier à la Sorbonne.


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31.03.2016

Au travers de l'héritage du droit romain, le droit naturel a eu une grande influence au moyen âge, comme nous le démontre Florence Gauthier.
Ce courant de pensée, qui est aussi une pratique juridique visant à arbitrer des conflits politiques, sera l'un des ferments des révolutions politiques modernes.
Une histoire souvent passée sous silence qui mérite d'être (re)découverte.

Une séance du séminaire "L'Esprit des Lumières et de la Révolution".

La France, fille aînée de l'Eglise ? Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Perpignan.


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12.06.2016

Lors des invasions barbares, alors que les élites avaient fui avec femmes et enfants, ce furent les chefs de l'Eglise qui, en 451, firent reculer Attila et constituèrent, durablement, une nouvelle autorité fiable et respectée. Et c'est après Rome, l'Arménie et l'Éthiopie que la France, avec Clovis, devint l'un des premiers royaumes chrétiens. L'Eglise propagea alors le savoir à travers tout le continent et contribua activement à y éradiquer ce fléau des peuples qu'était l’esclavage.
Le titre de fils ainé de l'Eglise fut attribué par le pape au roi Pépin de Bref qui, après avoir soulagé l'Italie du nord des exactions lombardes au VIIIe siècle, attribua à la papauté les territoires ainsi conquis qui devinrent les états pontificaux. Et ce n'est finalement que par un abus de langage que les Républicains du XIXe siècle attribuèrent à la France -et non à son Roi- le titre de fille aînée de l'Église.
Car de royaume profondément chrétien jusqu'à la Révolution française, la République, en l'espace de quelques années, renversa la royauté et déroba à l'Eglise le patrimoine qu'elle avait accumulé pendant des siècles et dont elle se servait pour assurer un service public multiforme : offices religieux, éducation, secours aux pauvres et aux malades, recherche, conservation et diffusion du savoir. Tout fut renversé et confisqué au profit d'un Etat qui, en privatisant les trésors et en pourchassant les ecclésiastiques, jeta durablement la population dans la détresse.
Retour sur les relations entre la France et l'Eglise, entre grandeur et décadence, du Moyen Age à la Révolution !

La République, son histoire, sa religion. Avec Youssef Hindi et Marion Sigaut pour E&R à Grenoble.


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17.03.2017

L’Europe et la France traversent une zone de fortes turbulences historiques, signe d'une crise profonde revêtant des apparences politique, économique et sociale, mais dont la cause première est religieuse.
En historien des religions, Youssef Hindi analyse la formation, l’évolution et l'éventuelle fin de la République. Il est accompagné de Marion Sigaut qui détaille l'histoire de cette même République.
On découvrira alors comment et qui a forgé cette religion de la République, la laïcité, qui fut mise en place dès le lendemain de la Révolution par les jacobins et leurs successeurs républicains du XIXe siècle afin d’asseoir définitivement le nouveau régime.

Robespierre, la fabrication d'un monstre. Avec Jean-Clément Martin pour l'association Thucydide à Paris.


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18.01.2017

Et si Robespierre n’était ni un monstre sanguinaire ni un révolutionnaire idéal ?
Celui-ci a en effet partagé avec beaucoup de ses pairs et de ses rivaux une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce. Et s'il a rapidement été mêlé aux luttes politiques et joui d’une popularité indéniable, il n'a jamais pu s’imposer et n’a accédé que tardivement à des responsabilités. Lorsqu’enfin, il affirme une ligne politique et qu’il apparaît comme le chef de file d’un groupe capable de prendre le pouvoir, ses adversaires le discréditent et l’abattent. Et c’est après sa mort qu’ils le présentent comme un tyran, un terroriste et un doctrinaire, imposant cette image que nous discutons depuis deux siècles. Si la vie de l’homme-Robespierre est brutalement interrompue en juillet 1794, celle du personnage-Robespierre se prolonge et se façonne jusqu’en 1795, donnant ainsi les limites de l’étude.
A l’occasion de la publication de son dernier ouvrage consacré à cette figure controversée, Jean-Clément Martin nous présente un travail dont "la valeur et l’originalité est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme".
Un point de vue renouvelé sur la Révolution française.

Les luttes et les rêves, une histoire populaire de la France. Avec Michelle Zancarini pour les Amis du Temps des cerises à Clermont-Ferrand.


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20.04.2017

C'est l'histoire de la France "d’en bas", celle des classes populaires et des opprimés de tous ordres, que retrace le livre dont Michelle Zancarini est l'auteur, l'histoire des multiples vécus d'hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l'ordre établi et aux pouvoirs dominants, l'histoire de leurs luttes et de leurs rêves...

Les révolutions russe et française d'Albert Mathiez. Avec Yannick Bosc et Jean-Pierre Garnier à la Librairie Tropiques.


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10.05.2017

Grand historien de la Révolution française, Albert Mathiez fut aussi un intellectuel engagé, un partisan intransigeant de la démocratie sociale qui s'enthousiasma pour la révolution russe.
Il écrivit d'ailleurs de nombreux articles au fil des événements qui analysaient, sur le vif, ce séisme social et politique. Des journées de février 1917 jusqu'à la fin de la guerre civile, Albert Mathiez tisse l'analogie avec la Révolution française. Dans les deux cas, il observe la force motrice des mouvements populaires, à contre-courant des interprétations selon lesquelles les révolutions appliquent des théories.
C'est sur cette séquence que reviennt Yannick Bosc et Jean-Pierre Garnier, et afin de comprendre l'engagement politique d'un historien exemplaire.

La Terreur. Avec Jean-Clément Martin sur France Inter.


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30.11.2010

"Les têtes tombaient comme des ardoises." (Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal Révolutionnaire)
C'était en septembre 1793. Plus de quatre ans après la prise de la Bastille, la Révolution française basculait dans l'horreur.
Alors que la France était menacée à l'extérieur par la guerre contre les plus grandes puissances européennes, et à l'intérieur par l'insurrection de plusieurs départements, les députés de la Convention décidaient de prendre des mesures d'exception. Après avoir suspendu la Constitution de la 1ère République jusqu'à la paix, confié la réalité du pouvoir à un Comité de Salut Public dominé par les éléments les plus durs de la Révolution, et créé un Tribunal révolutionnaire, ils votaient une loi incroyable : la loi des suspects.
Proposée à la Convention par Robespierre et Saint Just le 17 septembre 1793, elle allait permettre pendant dix mois, de guillotiner des milliers d'hommes et de femmes suspectés d'être des adversaires de la Révolution.
Patrice Gélinet revient sur cet épisode en compagnie de Jean-Clément Martin, dans le cadre de l'émission "2000 ans d'histoire".

Histoire de la révolution et révolution dans l'histoire. Avec François Furet à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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11.02.1994

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.

0:00:00 - Introduction
0:07:35 - Un apprentissage marxiste
0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française