Tuer le mort : le désir révolutionnaire. Avec Paul-Laurent Assoun, Fethi Benslama, Laurie Laufer et Alain Vanier pour le Centre de Recherche Psychanalyse Médecine et Société.


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14.06.2017

En octobre 1793, les tombeaux de la Basilique de Saint-Denis sont profanés et les corps des rois inhumés en ce lieu depuis quinze cents ans sont extraits, dissous et jetés pêle-mêle dans la fosse de l'Histoire. Acte hors norme, unique en son genre, légalement exécuté au nom de l'État révolutionnaire, de la Terreur instituée.
Violence symbolique qui s'éclaire, en sa logique inconsciente, de la fonction freudienne du corps totémique et du "tabou du chef". Objet paradigmatique de l'anthropologie psychanalytique du politique, qui interroge la haine pure, la passion de la ruine et la structure du désir révolutionnaire. Quand, au nom du Bien politique, s'ouvrent les vannes de la pulsion de mort au cœur du collectif.
L'enjeu de l'évènement, le corps de la Souveraineté, n'est rien moins que l'entrée cataclysmique du sujet dans la modernité politique et sa post histoire, ce qui en fait l'actualité chronique.

Idées et doctrines de la Contre-révolution. Avec Pierre de Meuse sur Radio Courtoisie.


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16.10.2019

Longtemps caricaturées comme l'expression d'une réaction aveugle condamnée par l'Histoire, les idées de la Contre-Révolution n'ont jamais disparu et retrouvent même aujourd'hui une incontestable actualité.
Alors que la Contre-Révolution a surtout, jusqu'ici, retenu l'attention des historiens de la période concernée et privilégié l'histoire politique ou militaire de mouvements comme les insurrections vendéenne ou sanfédiste, les dissidences carliste espagnole ou migueliste portugaise, Pierre de Meuse s'attache pour sa part à rendre compte de ce qu'étaient les idées sous-jacentes à ces différents phénomènes historiques.
Il nous livre le fruit d'une réflexion ambitieuse, qui ouvre constamment des perspectives nouvelles, aussi originales que stimulantes permettant de révéler ce que la pensée contre-révolutionnaire peut apporter aujourd'hui à la vie des idées.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Robespierre, la fabrication d'un monstre. Avec Jean-Clément Martin pour Les voix de l'histoire.


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01.2017

Le parti pris de la nouvelle biographie que Jean-Clément Martin a consacrée à Robespierre –qui fait sa valeur et son originalité– est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme. L'on voit ainsi évoluer l'homme parmi ses pairs et ses rivaux, dont beaucoup ont partagé avec lui les mêmes expériences : une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce.
A travers ses multiples et successives prises de position politiques, y compris celles qui paraissent mineures, on comprend qu'il s'exprime en réponse aux Danton, Marat, Pétion, Saint-Just, Fabre d'Eglantine, Camille Desmoulins, Hébert, Collot d'Herbois, dans un jeu de bascule permanent, sans pouvoir exercer une quelconque magistrature suprême. Lorsqu'il paraît enfin pouvoir y accéder, il est condamné hors la loi par ses collègues, le 9 thermidor 1794.
Chacun le sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l'archétype du monstre. Sans l'absoudre de rien, sans l'accabler non plus, Jean-Clément Martin explique que cette réputation a été fabriquée par les thermidoriens qui, après l'avoir abattu, voulurent se dédouaner de leur recours à la violence d'Etat : les 10 et 11 thermidor, qui voient l'exécution de Robespierre, de Couthon, de Saint-Just et de près de cent autres, servent en réalité à dénoncer "l'Incorruptible" comme le seul responsable de la "Terreur". Cette accusation a réécrit l'histoire de la Révolution et s'impose encore à nous.
En historien, Jean-Clément Martin démonte les mythes et la légende noire pour retrouver l'homme. Une démonstration sans faille pour un livre éminemment politique.

Capital et idéologie. Avec Thomas Piketty à l'Université de Genève.


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28.11.2019

Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur considérables, Thomas Piketty retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

La Laïcité et le messianisme républicain. Avec Youssef Hindi à Bruxelles


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16.11.2019

Le travail de Youssef Hindi retrace l'histoire politico-religieuse de France sur la longue durée pour en venir à celle de la Révolution de 1789 qui, loin de l'idée répandue, ne fut pas seulement animée par les idéaux de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, mais par un virulent anticléricalisme de nature religieuse.
Car le projet révolutionnaire et républicain est mystique avant d'être politique. Et pour nous aider à saisir le fond de la crise actuelle, Youssef Hindi prend le parti d'analyser la formation, l'évolution et l'éventuelle fin de la République en historien des religions. On découvre alors comment et qui a forgée cette religion de la République, la laïcité, qui fut recherchée dès le lendemain de la Révolution par les jacobins et leurs successeurs républicains du XIXe siècle afin d'asseoir définitivement le nouveau régime.
Du kabbaliste jacobin Junius Frey (1753-1794) à Vincent Peillon en passant par Ferdinand Buisson (1841-1932), Youssef Hindi suit à la trace les mystiques et prophètes auto-proclamés de l'ère moderne qui ont élaboré cette religion composite de la République sous le règne duquel les Français vivent et dont ils ignorent jusqu'à l'existence.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

La contre-révolution : genèse et postérité. Avec Pierre de Meuse pour le Cercle Henri Lagrange.


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11.2019

Longtemps caricaturées comme l'expression d'une réaction aveugle condamnée par l'Histoire, les idées de la Contre-Révolution n'ont jamais vraiment disparu et retrouvent même aujourd'hui une incontestable actualité.
Royaliste de l'Action Française, l'homme d'immense culture qu'est Pierre de Meuse revient pour nous, en détails, sur ce courant Contre-Révolutionnaire.

 - 0'00'27 : première définition de la "contre-révolution" en tant que doctrine
 - 0'02'32 : la contre-révolution se confond-t-elle avec la réaction et le conservatisme.
 - 0'04'33 : contre-révolution et monarchisme
 - 0'06'26 : à quand remonte la pensée contre-révolutionnaire ?
 - 0'13'03 : contre-révolution et Révolution française
 - 0'18'35 : chouannerie et guerres de Vendée
 - 0'21'16 : la "contre-révolution ne sera pas une révolution contraire, mais le contraire de la révolution" disait Joseph de Maistre. Que voulait-il dire ?
 - 0'27'32 : qui était Louis de Bonald ?
 - 0'31'29 : qui était François Dominique de Reynaud de Montlosier ?
 - 0'35'00 : qui était l'abbé Barruel ?
 - 0'38'22 : qu'est-ce que le "providentialisme" ?
 - 0'44'28 : qui était Edmund Burke ?
 - 0'50'51 : comment expliquer le fait que Burke a soutenu la Révolution américaine ?
 - 0'52'40 : contre-révolution et libéralisme
 - 0'55'24 : contre-révolution et socialisme
 - 0'58'16 : contre-révolution et capitalisme
 - 1'00'30 : l'Eglise catholique face à la Révolution française
 - 1'05'18 : Maurras est un auteur contre-révolutionnaire ?
 - 1'09'42 : Carl Schmitt, Ernst Jünger et Friedrich Nietzsche sont-ils des auteurs contre-révolutionnaires ?
 - 1'14'10 : les régimes de Franco et de Salazar furent-ils contre-révolutionnaires ?
 - 1'21'58 : le régime de Vichy fut-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'25'58 : De Gaulle est-il une figure contre-révolutionnaire ?
 - 1'28'41 : le fascisme est-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'33'37 : d'Annunzio, Evola et Guénon ?
 - 1'37'32 : sur le plan des moyens, la contre-révolution ne doit-elle pas être révolutionnaire pour pouvoir renverser l'ordre initié en 1789 ?

Institution, imaginaire, autonomie : autour de Cornelius Castoriadis. Avec François Furet, Marcel Gauchet, Claudia Moatti, Ramin Jahanbegloo, Joël Roman, Pierre Rosanvallon et Paul Thibaud au Centre Culturel International de Cerisy.


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1990

Depuis les années 1970, l'œuvre de Cornélius Castoriadis apparaît de plus en plus comme une référence majeure pour tous ceux qui s'efforcent d'analyser la dynamique des sociétés contemporaines, d'élucider le sens du projet démocratique, ou de mettre en lumière les conditions auxquelles on peut penser l'histoire et la liberté.
Ce colloque a pour but de montrer et de discuter les principaux apports de cette pensée exigeante à la philosophie et à la théorie politique, mais aussi à la compréhension du présent et à l'épistémologie du savoir contemporain.
Cinq thèmes ont été retenus qui donnent lieu à des exposés et à des débats entre Cornélius Castoriadis et des intellectuels de divers pays :
 - ontologie et épistémologie
 - la théorie de la démocratie et l'expérience grecque
 - le social-historique et l'imaginaire social des sociétés modernes
 - les conflits politiques et les perspectives contemporaines
 - l'inconscient et la psychanalyse