Le soulèvement des Gilets jaunes. Avec Youssef Hindi pour Culture Populaire à Nice.


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09.12.2018

Au lendemain de l'acte IV de la révolte des Gilets Jaunes à Paris et partout en province, Youssef Hindi tente de décrypter la nature de ces événements insurrectionnels qui se déroulent sous nos yeux. Sachons profiter de cette opportunité historique qui se présente et ne laissons s'engouffrer dans ce mouvement ceux qui savent exploiter ce genre d'évènement.

 - 00:00 - Introduction
 - 01:00 - Cette révolte des “gilets jaunes” est de par genèse sans précédent historique. Vous aviez prédit dès 2016 qu’une “révolte populaire est en train de couver et qu’il faudra se tenir prêt à accompagner ce mouvement”. Pourriez-vous nous détailler cela au regard de l’actualité brulante ?
 - 07:06 - En quoi ce soulèvement est si inattendu quand on sait que l’oligarchie au pouvoir pratique l’ingénierie sociale et généralement pilote ce type d’événement ?
 - 12:20 - Vous ajoutiez en 2016 que le pouvoir allait tout faire pour dévier cette révolte en guerre ethnique prophétisée par Eric Zemmour qui commentait hier encore cette actualité comme étant “la France Johnny Halliday qui se soulève”. Comment se fait-il que ce choc inter-confessionel n’ai pas eu lieu, et comment expliquer que les banlieues ne se sont pas mêlées au conflit ?
 - 18:43 - Que répondez vous à ceux qui s’empressent de remarquer en un coup d’oeil qu’il n’y a pas de musulmans patriotes dans la rue, visant sans aucun doute possible le positionnement de main tendue initié par Egalité et Réconciliation depuis plusieurs années ?
 - 21:23 - Dans sa dernière allocution en date, Alain Soral disait “ Voici le temps de la France profonde face à l’état profond” pourriez vous commenter cette affirmation ?
 - 23:33 - Il semblerait que la Russie liquide ses dollars pour de l’or, comme lors de crises d’avant guerre. Cette insurrection des gilets jaunes n’est-elle pas une manipulation visant à occulter la ratification du traité de Marrakech ?
 - 26:07 - Les gilets jaunes sont un mouvement sans leader, comment peut on prendre “les clés du camions” sans leader ?
 - 30:54 - Le mouvement des gilets jaunes n’est-il pas une façon de dévier la colère des français au regard du Pacte de Marrakech ?
 - 32:25 - Les manifestants parlent régulièrement aux micros mainstream de 6e république voir même de démocratie participative portée par Etienne Chouard notamment. Or vous écrivez dans un article du 24 janvier 2017 que nous sommes à la fin de la démocratie. Pourriez vous nous détailler cela ?
 - 39:25 - Concernant la contagion de ce mouvement aux pays d’Europe de l’ouest voir même à Hébron, vous disiez que la Russie doit y être attentive, pourquoi ?
 - 44:00 - Nous avons tous été étonnés de la dernière couverture de Paris Match ou Hervé Ryssen semblait y apparaitre de façon fortuite. Pensez vous que cette couverture est une maladresse ou une volonté de discréditer les gilets jaunes par l’anathème antisémite ?
 - 48:22 - Que peut-on dire de Daniel Cohn Bendit, leader de la révolte de 68 ?
 - 49:55 - Quid du travail d’Egalité et Réconciliation ou du vôtre ? Vous dites qu’il faut avoir des coups d’avance, mais que peut-on faire à part d’éveiller les consciences ?
 - 52:35 - La France était jusqu’à il y a peu encore la fille ainée de l’Eglise. Pensez vous que le peuple français est zombifié si profondément que le retour du Roi est impossible ?
 - 55:22 - Qu’est ce qui fait selon vous que les adeptes d’Etienne Chouard et des Assemblée Constituantes n’arrivent pas à comprendre que le meilleur des tirages au sort c’est la Monarchie ?

Gilets jaunes : mystifications étatiques et luttes de classes radicales. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


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25.11.2018

Alors que la France est secouée par la révolte des Gilets jaunes, Francis Cousin replace cette insurrection dans la longue histoire du prolétariat en lutte contre la tyrannie du Capital.
Un point de vue radical et révolutionnaire.

Mai 68 : le col Mao, c'etait le Rotary de la jeunesse dorée ! Avec François Bousquet pour Le club du Mercredi à Nancy.


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06.06.2018

François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef du magazine Éléments, revient sur la signification des événements de Mai 1968 à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Il évoque les répercussions sociales, sociétales et culturelles de Mai 68 sur la société française, ainsi que les conséquences profondes de cette véritable révolution anthropologique.

La lutte des classes pendant la Révolution française. Avec Sandra sur Radio Vosstanie.


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2018

Le XVIIIe siècle est marqué dans une large partie de l'Europe occidentale par l'enrichissement et la montée en puissance de la bourgeoisie, et le début d'un processus de mutation dans le mode de production qui va amener à la première révolution industrielle. En France, la bourgeoisie développe à certains endroits une production manufacturière et de nouvelles formes de travail mais se heurte aux structures socio-économiques de l'Ancien Régime reposant essentiellement sur la réglementation, et à la noblesse, ordre privilégiée et classe dominante de la société. Celle-ci voit ses revenus baisser face à la montée des prix, mais surtout ne réinvestit pas ou très peu sa richesse issue essentiellement de l’exploitation de la terre. Afin de conserver son prestige lié à son rang, elle se réfugie dans une attitude réactionnaire. Refusant tout changement, notamment les projets de réformes fiscales mais vains de la monarchie, elle exaspère le conflit de classe avec la bourgeoisie qui espère des réformes : égalité juridique, libertés individuelles, système politique fondé sur la séparation des pouvoirs, libertés économiques et unification du marché national. Par ailleurs, la noblesse s'attire de plus en plus dans les campagnes l'hostilité des paysans, nombreux à voir leurs conditions de vie se dégrader et qui espèrent la fin du système seigneurial.
Aux tensions entre bourgeois et nobles, entre nobles et paysans, mais aussi entre bourgeois et travailleurs dans les quelques pôles manufacturiers existants, se greffe une crise économique généralisée. Les mauvaises récoltes en 1787-1788 entraînent une forte montée des prix qui fragilise les conditions d'existence des travailleurs. Leurs revenus en grande partie accaparés par l'achat de denrées alimentaires, ne leur permettent plus d'acheter des produits manufacturés, la crise touche alors le secteur industriel naissant, ce qui entraîne un chômage important. Cette situation engendre un climat d'émeutes généralisé dans toute la France, au moment où la monarchie, en proie à une grave crise de surendettement, propose une solution ultime afin de résoudre celle-ci : la convocation des Etats Généraux. Cette réunion qui débute le 5 mai 1789 ne satisfait aucunement le désir de réformes des députés bourgeois. Disposant seulement de l'appui des travailleurs urbains et ruraux, tout autant opposés à la noblesse, ils réussissent le 17 juin 1789 un coup de force en se proclamant Assemblée nationale.
La monarchie se révèle impuissante à réprimer le processus révolutionnaire en marche. La bourgeoisie proclame que ses intérêts sont universels, notamment par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (août 1789), et s'empare dans tout le pays des pouvoirs locaux. Dans le même temps, en organisant une force armée, la Garde nationale, et par la loi martiale qui permet de réprimer toute réunion en place publique, elle tente de contenir les luttes des travailleurs qui aspirent à de meilleures conditions de vie. Dans les campagnes, dès l'été 1789, les paysans veulent en finir avec l'exploitation et le pouvoir des seigneurs nobles qui durent depuis des siècles et incendient les châteaux. La question de l'accès aux subsistances, dans une situation économique difficile, devient encore plus pressante et contribue à amplifier les luttes par des actions de taxation sur les denrées de première nécessité, des pillages et des grèves pour obtenir des augmentations de salaire.
Les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche de la période révolutionnaire française entend rappeler que la lutte des classes n'est pas un concept construit de toute pièce. Aujourd'hui, face aux ravages du capitalisme, qui puise ses racines dans ce moment-charnière que constitue la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d'ici et d'ailleurs ne peuvent rien attendre d'un réformisme qui n'en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour "humaniser" ce système.

Mai 68. Avec Alain Soral et Félix Niesche à L’Heure la plus sombre sur ERFM.


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11.06.2018

Pour ce 95ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Félix Niesche et Alain Soral pour parler de Mai 68, ses origines, son déroulement et ses conséquences sur la société française.
Car du "jouir sans entraves" qui faisait florès à l'époque, nous nous sommes finalement retrouvés dans un monde où le contrôle et les interdits sont omniprésents.
Comment en sommes-nous arrivés là ?

Histoire du mouvement ouvrier. Avec Christian Pataud à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


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2017

Christian Pataud, anarchiste et résistant, nous relate en cinq conférences l'histoire du mouvement ouvrier en France de 1830 à nos jours.
 1. 1830-1871 : de l'avènement de Louis-Philippe jusqu'à la chute de Napoléon III, nous assistons aux premières grandes insurrections ouvrières avec -notamment- la révolte des Canuts de Lyon en 1831
 2. 1871-1900 : c'est la lente mise en place de la République bourgeoise et, corrélativement, le développement du mouvement ouvrier dont il est question. Cette période est également celle du progrès technique, de la naissance de grands groupes industriels et de leurs conséquences sociales.
 3. 1900-1922 : l'industrie continue de se développer et l'esprit revanchard contre l'Allemagne amène au réarmement puis à la guerre. La première Guerre Mondiale fut la grande défaite de l'internationalisme ouvrier et marqua les premières grandes divisions, sans oublier la Révolution russe (1917) et ses conséquences à l'international
 4. 1922-1945 : l'entre-deux-guerre voit le mouvement ouvrier se polariser entre socialistes et communistes, la crise économique et la montée des fascismes en Europe
 5. 1940-1968 : de la défaite et la collaboration à la résistance et à la reconstruction, c'est un mouvement ouvrier en pleine reconstruction qui succédera à la deuxième Guerre Mondiale

Les couleurs de Mai 68. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque Buffon de Paris.


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15.05.2018

Quelles sont les couleurs de nos souvenirs ? Que traduisent-elles de nos engagements ? De quelle façon un événement historique imprime la mémoire collective ? Comment les couleurs ont-elles signifié la rupture créée par les jolis mois de mai et juin ?
Pour célébrer ce 50e anniversaire, l'historien de la symbolique occidentale Michel Pastoureau nous permet de (re)découvrir "le moment 1968" au prisme des couleurs.

Une conférence prononcée dans le cadre des cafés Histoire de l'association Thucydide.

Une Histoire de la révolution hongroise. Avec Henri-Christian Giraud sur Radio Notre-Dame.


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06.12.2016

Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.
La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200'000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la "mère des révolutions" porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.
À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.
Henri-Christian Girand nous dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme.

Émission "Le Grand Témoin", animée par Louis Daufresne.