Les réalités religieuses. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

Les religions ? Elles sont censées nous raconter des blagues : elles recouvrent de rudes vérités. Et si l’opium du peuple n’était pas là où l’on pensait ? Et si il y avait, dans ce qui s’appelle histoire des vérités-mirages, et dans ce qui s’appelle religion, un mentir-vrai ?
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

Les croyances historiques. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

L'Histoire ? Elle est censée nous découvrir la réalité des choses : elle nous dorlote avec de fausses croyances.
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

La croyance politique. Avec Régis Debray et Edgar Morin à l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales.


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16.02.2016

Toute croyance suppose un acte de conscience dans le choix d'une politique, d'un parti et/ou d'une personne et c'est en même temps un acte de confiance pour une politique ou une personne.
Il y a des croyances fragiles, changeantes, mais aussi des croyances consolidées : certaines croyances entrainent au dogmatisme et au fanatisme, quand elles deviennent manichéennes (conviction d'être du parti du Bien contre celui du Mal), réductrices (ne voyant qu'une partie réduite d'une réalité multidimensionnelles) ou bien quand l'idéologie non seulement masque les réalités, mais se prend pour LA réalité. Ainsi le croyant extrême, devenu fanatique, est persuadé d’être au service d'une Vérité absolue et peut vouloir chasser ce qu'il estime le Mal de façon meurtrière.
Comment lier dans la croyance politique comme dans toute croyance la raison et la passion? Comment les dialectiser ? Car c'est leur dialectique permanente qui évite une raison seule, glacée, insensible, et une passion qui sans contrôle rationnel devient délirante.

La citoyenneté nationale et la citoyenneté terrestre. Débat entre Régis Debray et Edgar Morin à l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales.


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17.11.2016

Depuis longtemps, Régis Debray s’intéresse au problème du religieux et de la croyance au sein du groupe social. Son postulat de départ est qu'il n’y a pas de société sans transcendance. De même qu’un État laïc a ses obligations morales, les athées ont des valeurs sacrées. Pour lui, cette transcendance est nécessaire à la cohésion sociale. L’Union soviétique avait Lénine, les États-Unis d'Amérique ont George Washington et les pères fondateurs, la Constitution. Il y en avait aussi autrefois en France avec les héros mythiques de la République, comme Danton ou Leclerc.
Un groupe ne peut donc se définir que vis-à-vis d'une référence transcendante (qu'elle soit territoriale, doctrinaire ou légendaire) vers laquelle se tourne la croyance des gens. Il appelle cette nécessité de définir le groupe par une entité qui lui est extérieure l'incomplétude, et nomme cette entité le "sacré du collectif", qui est la représentation de ce que le groupe estime être le "meilleur". C'est cette croyance qui assure la confiance réciproque entre les membres du groupe, et garantit l'ordre social.
Edgard Morin, lui, a une toute autre approche fondée sur son parcours personnel, approche qui l'a mené à ressentir personnellement -autant qu'à souhaiter l'émergence au niveau planétaire- l'appartenance à une humanité commune qui dépasserait les cadres traditionnels d'appartenance (national, ethnique, religieux, etc).
C'est donc pour faire suite à la première rencontre qu'ils ont eu en février 2016 sur la croyance politique, qu'Edgar Morin retrouve Régis Debray pour confronter leurs points de vue.

Guerres irrégulières et conflits asymétriques. Avec Gérard Chaliand chez Régis Debray sur France Culture.


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07.10.2016

Les guerres irrégulières, guérillas et terrorismes, ont grandement contribué à transformer le monde de la seconde partie du XXe à nos jours.
Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire de la puissance américaine et de ses alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses.
Comment pouvons-nous expliquer ce déclin ?

Voile et laïcité. Avec Régis Debray pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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17.03.2016

Le mot de laïcité est entouré d’un halo qui parfois ne permet plus de savoir ce qu’il recouvre exactement. "Ecran ou étendard" pour reprendre les mots de Régis Debray, la laïcité mérite non seulement qu’on en reprécise les pourtours, mais qu’on comprenne bien comment l’interpréter et la pratiquer au quotidien.
La laïcité n’est pas l’athéisme et encore moins la tolérance. En France, la laïcité est une construction juridique fondée sur une exigence de la raison : l’égalité en droit de tous les êtres humains.
En voyant comment les questions d’appartenance et des symboles y relatifs sont devenues brûlantes, il devient urgent de "veiller de plus près aux mises en œuvre effectives d’un principe général consubstantiel à la République, qui ne se réduit pas seulement au rapport de l’Etat et des Eglises" (Régis Debray).
Comment faire ? Qu’autoriser et qu’interdire dans les situations concrètes ?

L'adieu à l'Histoire. Avec Régis Debray à Répliques sur France Culture.


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21.11.2015

Nous avons abandonné l’économie du salut en cherchant notre salut dans l’économie. Mine de rien et sans prévenir, l’ère chrétienne a pris fin avec le remplacement par la cité de la réussite des grands récits de l'émancipation. Inutile donc de courir plus longtemps après l'Histoire, elle a tiré sa révérence.
Mais est-ce l’Histoire qui nous a quitté, ou bien la chimère que nous adorions sous ce nom ? Et après les attentats que nous venons de vivre, l’Histoire avec une grande hache fait-elle son grand retour dans notre pays et notre continent qui se croyaient tirés d’affaire ?

La République des Lettres existe-t-elle encore ? Avec Régis Debray et Marc Fumaroli à Répliques sur France Culture.


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04.04.2015

C'est la question que pose Alain Finkielkraut en empruntant l'expression à son invité Marc Fumaroli qui publiait à "La bibliothèque des histoires" chez Gallimard en février de la même année l'ouvrage "La République des lettres" où il écrit ceci :
"Extérieurement j’ai vécu à l’époque où l’expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d’un demi-siècle, j’ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l’actuelle Académie des Inscriptions, au sein d’une République européenne des Lettres d’un tout autre genre et d’une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement". Me dégageant de l’actualité présente sans pour autant l’ignorer, j’ai cherché à comprendre l’actualité disparue d’une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d’esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques."