La monnaie : monoculture ou écosystème ? Avec Bernard Lietaer sur RFI.


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2011

Bernard Lietaer prône la création et l'utilisation de monnaies complémentaires qui viendraient compléter le système de monnaie nationale ou unique existant.
En effet, il en va des monnaies comme des écosystèmes : leurs diversités garantit leurs stabilités et leurs résiliences.
Le système de la monnaie unique et le monopole de sa création par la dette (dans les mains des banques) est semblable à une monoculture dans le domaine agricole, avec les tares qui accompagnent une telle structure : instabilité, vulnérabilité, concentration du pouvoir et de la richesse, déséquilibre croissant.
Bernard Lietaer n’entend pas faire table rase de l’existant, mais propose de le compléter en introduisant une écologie de monnaies alternatives au niveau local, régional et mondial. Les technologies de l’information disponibles  aujourd’hui permettent une mise en place aisée et sûre de ces monnaies complémentaires.
Les concepts de la psychologie analytique jungienne sont mobilisés pour justifier la prédominance du système patriarcal de monnaie unique. A chaque archétype sont associées des composantes psychiques négatives, les Ombres. L’archétype de la déesse mère, s'il est réprimé, fait émerger ses deux Ombres associées : la cupidité et la rareté. La monnaie sous forme monopolistique est consubstantielle de ces deux Ombres, lesquelles imprègnent toutes les activités économiques et financières.
Le système patriarcal de monnaie unique, comme l’explique Bernard Lietaer, en permettant la concentration de richesse, a donné naissance au capitalisme, composante essentielle de la révolution industrielle.
Comme le propose Bernard Lietaer, le temps est venu d’aller au-delà d’un système qui se retourne contre ses créateurs. Nous le pourrons en développant des monnaies alternatives qui encourageront l’émergence de rapports coopératifs entre les individus.

Adolescence et obsolescence : comment est-il possible de devenir adulte dans un monde jetable ? Avec Bernard Stiegler au CHU de Nantes.


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24.11.2012

Le capitalisme, au XXè siècle, et en vue d’absorber les excédents de la production industrielle, a fait de la libido sa principale énergie en la canalisant sur les objets de la consommation. Or, aujourd’hui, cette captation de la libido a fini par la détruire. Ce fait majeur constitue une immense menace pour la civilisation industrielle et a fortiori pour l'individuation des adolescents.
C'est le problème de la transmission par l'intermédiaire du milieu technique qui est donc ici posée.

Mécroissance et libido. Avec Dany-Robert Dufour et Bernard Stiegler à Ars Industrialis.


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12.04.2008

La libido est la socialisation de l’énergie produite par la pulsion sexuelle, mais telle que, comme désir, cette pulsion est transformée en objet sublimable : objet d’amour ou d’attention passionnée à l’autre.
Le capitalisme au XXe siècle, a fait de la libido sa principale énergie. Pour être très schématique, on peut dire que l’énergie au XIXe siècle est celle de la force de travail (Marx), tandis qu’au XXe siècle, elle devient celle du consommateur. Ce n’est pas le pétrole qui fait marcher le capitalisme, mais la libido. L’énergie libidinale doit être canalisée sur les objets de la consommation afin d’absorber les excédents de la production industrielle. Il s’agit bien de capter la libido, c’est-à-dire de façonner des désirs selon les besoins de la rentabilité des investissements.
L’exploitation managériale illimitée de la libido est ce qui détruit le désir et l’humain en nous. De même que l’exploitation du charbon et du pétrole nous force aujourd’hui à trouver des énergies renouvelables, de même, il faut trouver une énergie renouvelable de la libido. Or la libido est articulée sur des techniques, des "fétiches", et plus généralement sur des prothèses.
A l’horizon d’un tel constat se pose évidemment la question de la grande difficulté de ne pas régresser, lorsque l’on procède à la critique de l’économie libidinale capitaliste, de toute évidence indispensable, par rapport aux acquis critiques de la pensée freudienne et de la psychanalyse – et en particulier comme pouvoir de critiquer le fonctionnement toujours tendanciellement régressif (et répressif) du surmoi.
Il va sans dire que de telles questions affectent la pensée du XXème siècle dans son ensemble, et notamment celle qui s’est élaborée en France, après la deuxième guerre mondiale, dans un rapport essentiel aux œuvres de Freud et de Lacan.

René Girard à voix nue, sur France Culture.


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2005

Série de 5 émissions tout au long desquelles René Girard revient sur les principaux aspects des théories qu'il a développées.
Littérature et rivalités liées au désir mimétique, violence sociale contenue dans le sacrifice du bouc émissaire, révélations du christianisme : autant de thèmes passionnants clairement exposés.

Les entretiens sont menés par Raphaël Enthoven.

Economie politique et pharmacologie : relire Marx avec Simondon. Avec Bernard Stiegler à l'Institut de Recherche et d'Innovation.


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20.03.2012

La philosophie de Gilbert Simondon problématise la pensée de l’émancipation politique en mettant au premier plan les conditions techniques de l’action humaine.  Il faut, pour que l’homme soit vraiment libre, que le travail asservissant se mue en activité technique.
Ce déplacement de la question de l’aliénation depuis les rapports sociaux du travail vers la technique, conçue comme accès possible à la transindividualité, s’opère à travers une démarcation vis-à-vis de la perspective marxiste (ou repérée comme telle).
L’aliénation technique apparait alors plus profonde et plus objective que l’aliénation strictement économique.
Toutefois, ce geste théorique ne conduit pas tant à une dépolitisation qu’à une nouvelle problématique où il est pris conscience que les machines elles-mêmes sont soumises à une aliénation sociale et où l’invention technique devient une composante indispensable d’un projet conséquent d’émancipation sociale.
Dans ces conditions, il n’est pas inutile d’en revenir à une confrontation constructive de la philosophie des techniques de Gilbert Simondon avec la philosophie économique et politique de Karl Marx.

Si Marx et Freud n'avaient jamais vécu. Avec Jon Elster au Collège de France.


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28.06.2011

En France, l’approche contrefactuelle ("What If History") prête à sourire. Ignorée par les historiens professionnels, elle est assimilée à un genre littéraire "mineur" : l’uchronie.
Elle a pourtant donné lieu depuis les années 1990, dans le monde universitaire anglo-saxon, à un domaine de recherche à part entière, avec ses débats épistémologiques et ses colloques internationaux.
Est ici présenté la démarche contrefactuelle visant à imaginer ce qu'aurait été l'histoire sans Marx et sans Freud.
Cette approche permet ainsi de questionner de manière originale les problèmes de la causalité, du rôle de l’imagination, de l’écriture et des usages politiques de l’histoire.

La conférence est délivrée dans le cadre du séminaire "Usages et enjeux du raisonnement contrefactuel en histoire et dans les sciences sociales."

Hillary démasquée ! Avec Patrick Gofman sur Radio Bandiera Nera.


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18.12.2007

Lors de l'élection de 2007, les journalistes du Monde ont voté Ségolène Royal à 70%. Il est permis de croire qu'ils votent Hillary Clinton à 100 %. Car l'Américaine est le modèle de la Française. Et Hillary porte un masque plus hermétique que celui de Ségolène. Masque confectionné par la chirurgie esthétique, la coiffure, le maquillage, l'odontologie, bien sûr... Mais, surtout, masque plaqué par la pub, la com et le marketing.
Derrière ce masque, l'ambition dévorante d'une petite fille dressée par un "sergent La Terreur", son père. L'ambition féroce d'une féministe associée par pure politique au don Juan W. J. Clinton. L'ambition méthodique de la meilleure pompe à dollars du parti Démocrate. L'ambition sans frein d'une gauchiste vieillie qui jette ses principes (avortement, anti-sionisme, féminisme, etc.) comme un lest devenu encombrant.

La psychanalyse a-t-elle encore un avenir ? Avec Joëlle Proust et Charles Melman à Répliques sur France Culture.


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22.01.2005

Débat soutenu sur l'avenir de la psychanalyse face à l'émergence des neurosciences cognitives qui remettent en cause son statut.