La face sombre de la Libération et des débuts de la 4e République. Avec Eric Branca sur Radio Courtoisie.


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05.05.2024

Tombée dans un trou de mémoire, la IVe République n'est souvent connue que par sa crise finale qui déboucha sur l'avènement de la Ve. Ses débuts, dans le sillage de la Libération, constituent pourtant l'une des périodes les plus folles de l'histoire contemporaine. Comme le Directoire après la Terreur, elle vit s'édifier d'immenses fortunes sur le crime et la corruption. Des carrières fulgurantes se bâtir sur l'imposture avant de s'effondrer dans la honte. Et même d'anciens collaborateurs parvenir au sommet de la hiérarchie judiciaire... Grâce aux procès de l'épuration !
À tous les étages de la société, le travestissement est alors l'artifice le plus usité pour s'adapter aux temps nouveaux. De l'escroquerie consistant à s'inventer un passé de résistant jusqu'au cas – unique dans l'histoire parlementaire – d'un complice des nazis (Jacques Tacnet) parvenant à se faire élire député sous une fausse identité (Jacques Ducreux), en passant par l'invention de faux complots (le Plan bleu) et la dissimulation d'authentiques séditions (comme celle dite de la Pentecôte), rarement communauté ne se sera autant menti à elle-même ni chaque citoyen à son voisin avec une telle audace... Et pour tout dire, pareille impunité !
C'est cette histoire jamais racontée, reconstituée à partir d'archives oubliées ou non encore consultées (en particulier celles de Jacques Foccart) que retrace Eric Branca. À l'heure où la défiance revient en force dans le débat public et où l'accusation de mensonge est celle que les Français lancent le plus volontiers au visage des "princes qui [les] gouvernent" (Michel Debré), ressusciter cette période s'impose. Au-delà de contextes institutionnels, politiques, sociologiques, foncièrement différents, elle nous dit beaucoup de ce que deviennent les hommes de l'ombre dans les moments de transition. Lesquels sont aussi nécessairement des temps de confusion.

Émission du "Libre Journal des Amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

La Chine est-elle capitaliste ? Avec Rémy Herrera et Michel Gruselle au Cercle Universitaire d'Études Marxistes.


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13.06.2019

Depuis plusieurs années, l'équilibre du monde et les rapports entre grandes puissances subissent de profondes mutations. Dans un tel contexte, une compréhension juste et scientifique du modèle politico-économique de la Chine est plus que jamais indispensable.
Römy Herrera présente pour le développement économique de la Chine depuis les années 1950 jusqu'à nos jours et s'attache au temps long pour mieux balayer les lieux communs trompeurs. Il démontre clairement que la réussite industrielle et commerciale de ce pays n'est pas un miracle des années 2000, mais au contraire le résultat d'efforts colossaux et de stratégies mises en œuvre dès la prise de pouvoir par les communistes.
L'occasion d'en débattre avec Michel Gruselle, avec pour objectif de mieux comprendre la Chine contemporaine, la manière dont elle s'est construite et ce vers quoi elle se dirige.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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11.05.2025

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de mai 2025.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

 - 0'00'00 : Présentation
 - 0'01'31 : Attaques coordonnées contre les prisons : la France se dirige-t-elle vers le modèle d'un narco-État ?
 - 0'22'30 : Forte hausse des baptêmes chez les adolescents et les adultes pour Pâques : questionner la place du christianisme dans la société française de demain
 - 0'36'11 : Projet de loi visant à instaurer une aide à mourir
 - 0'53'13 : Débats sur l'introduction du scrutin proportionnel à l'Assemblée nationale
 - 0'56'50 : Déclarations de Bayrou et Macron : Le retour des référendums en France ?
 - 0'59'21 : Commission d'enquête sur le projet Péricles
 - 1'13'22 : Meurtre d'Aboubakar Cissé et analyse des réactions de la classe politique française
 - 1'24'27 : Publication de l'ouvrage La Meute sur le fonctionnement interne de La France insoumise
 - 1'32'01 : Mort Val Kilmer
 - 1'40'16 : Actualités Cercle Aristote et Perspectives Libres
 - 1'45'58 : Visite du nouveau président syrien El-Charaa à Paris
 - 1'51'14 : Intensification des opérations militaires israéliennes
 - 2'14'10 : Mort du pape François et élection de Léon XIV : bilan et perspectives
 - 2'28'59 : Elections locales en Grande Bretagne
 - 2'34'20 : Percée de George Simion au premier tour de l'élection présidentielle roumaine
 - 2'37'10 : Escalade des tensions entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire
 - 2'47'06 : Manifestations à Taipei
 - 2'52'49 : Victoire des libéraux aux élections fédérales canadiennes et avenir de la cause indépendantiste québécoise
 - 3'00'19 : Bilan des cent premiers jours de l'administration Trump

Une contre-histoire souverainiste de la construction européenne. Avec Thomas Durin pour l'Institut Humanisme Total.


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04.2025

En revenant sur l'entre-deux-guerres, la place centrale des États-Unis dans cette contre-histoire, l'importance de l'anticommunisme et le passé très trouble des "pères fondateurs" (sources à l'appui), Thomas Durin nous présente dans le détail la genèse de l'Union Européenne, son hostilité aux souverainetés nationales et son incapacité à se concevoir comme une puissance indépendante des États-Unis d'Amérique.
Une contre-histoire qui nous renvoie aux événements les plus récents de l'actualité et aux chimères très contemporaines de l'Europe de la Défense.

Les liaisons incestueuses de la politique et de la littérature en France. Avec Bruno de Cessole sur Radio Courtoisie.


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29.11.2023

La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

L'avenir de la France. Avec Alain Soral et Fabrice Di Vizio pour Géopolitique profonde.


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28.04.2025

Alors que les fractures identitaires, religieuses et politiques s'approfondissent, une interrogation brutale surgit : la République serait-elle la principale fossoyeuse de la nation française ? De la trahison européenne à la laïcité dévoyée, en passant par la disparition des racines catholiques, les lignes de fracture deviennent des failles abyssales.
Derrière l'apparente neutralité du système républicain, certains voient un projet d'éradication des traditions millénaires, au profit d'un humanisme relativiste coupé de toute transcendance. L'Union européenne, loin d'apporter l'unité, parachèverait cette entreprise de dilution nationale par une technocratie froide et désincarnée.
Face à ce processus de décomposition, une question se pose : le catholicisme pourrait-il redevenir le socle de la reconstruction française ? Loin d'un simple retour au passé, il s'agirait d'une nécessité vitale pour restaurer la cohésion, la mémoire collective et l'âme d'un peuple en quête de lui-même.
Le choc des visions est inévitable : faut-il rompre avec la République, se libérer de l'Union européenne ou, d'abord, rétablir la primauté du spirituel ? À travers ce débat sans concessions, c'est l’avenir de toute une civilisation qui vacille. Un affrontement d'idées essentiel où les certitudes s'effondrent et où les vérités interdites surgissent dans l'ombre.

Un débat animé par Mike Borowski.

Tarifs douaniers : Trump déclare la guerre à la Chine et au monde. Avec Ali Laïdi pour Elucid.


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04.2025

Docteur en science politique et chercheur à l'École de pensée sur la guerre économique (EPGE), Ali Laïdi analyse les enjeux profonds derrière la guerre internationale commerciale lancée par Trump au reste du monde, et à la Chine tout particulièrement. L'Europe, au coeur de ce champ de bataille, se démarque par son absence de vision stratégique.
Face à ce retour en force de la guerre économique, sortir de cette naïveté est une question de survie pour l'Occident…

 - 0'00'00 : Zapping
 - 0'01'44 : La stratégie de Trump
 - 0'15'48 : Le bon et mauvais protectionnisme
 - 0'19'32 : Le retour du politique
 - 0'27'54 : La vision américaine de la guerre économique
 - 0'36'18 : L'impact de Trump sur l'économie chinoise
 - 0'38'47 : Les réactions chinoises
 - 0'45'26 : Histoire et stratégie de la Chine
 - 0'56'00 : Trump et l'Europe
 - 1'03'24 : La sous-réaction européenne
 - 1'18'29 : Dédollarisation et fin de l'hégémonie occidentale
 - 1'24'56 : Question finale

Un entretien mené par Olivier Berruyer.

Producteurs ou parasites : un fascisme est déjà là. Avec Michel Feher pour Lundi matin.


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12.2024

Le RN est rarement crédité d'un vote d'adhésion. Jugeant l'hypothèse trop décourageante, ses détracteurs préfèrent évoquer le désaveu qui frappe ses rivaux, la toxicité de l'espace médiatique ou le délitement des solidarités ouvrières.
Michel Feher entreprend au contraire d'examiner la popularité de l'extrême droite à la lumière des satisfactions que sa vision du monde procure à ses électeurs.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'00'12 : L'imaginaire du Rassemblement national, les évolutions du capitalisme et les écueils de la gauche
 - 0'03'29 : Qu'est-ce qu'une "gauche d'occasions" ? (Kaïros ou Leboncoin)
 - 0'04'25 : Pourquoi la gauche est-elle structurellement minoritaire?
 - 0'07'35 : "Pour être de gauche il faut tenir tous les bouts", classe, race, sexe ou l'intolérance aux inégalités
 - 0'10'35 : Plus la gauche est exigeante, plus elle se fragmente
 - 0'11'42 : "La notion d'intersectionnalité est moins faite pour annoncer le rassemblement des dominés que pour cartographier les tensions qui ne cessent de l'ajourner."
 - 0'14'07 : "Pour qu'il y ait convergence, il faut s'occuper des inégalités que l'on subit comme celles que l'on ne subit pas."
 - 0'17'08 : "Le ressentiment tient mieux que les moments de générosité." Différence entre puissance et pouvoir
 - 0'18'19 : Émeutes George Floyd : les barricades ajournent-elles l'intersectionnalité ?
 - 0'21'36 : Pourquoi la gauche n'assume-t-elle pas la confusion de son horizon ?
 - 0'23'12 : Intervention du public : assumer la part expérimentale de toute prise de partie révolutionnaire (et pas de gauche)
 - 0'24'29 : L'antifascisme comme pierre angulaire d'une recomposition politique
 - 0'26'46 : Les "fachés pas fachos" et le populisme de gauche : les fascistes doivent être vaincus avant d'être convaincus
 - 0'29'43 : Parasites et producteurs : la promesse de l'extrême droite c'est l’épuration pour que tout s'améliore sans que rien ne change
 - 0'32'03 : Ni radicalité, ni modération : l'intransigeance
 - 0'34'00 : Qu'est-ce qu'une affirmation politique ?
 - 0'36'20 : Le travail critique, la mélancolie de gauche et l'absence d'horizon
 - 0'38'50 : Financiarisation et mutation du capitalisme : le profit est remplacé par le crédit
 - 0'41'13 : De la subjectivité ouvrière à la subjectivité "investie"
 - 0'44'02 : Pour combattre le macronisme, faut-il être plus machiniste que Macron ?
 - 0'45'46 : Pourquoi l'anti-impérialisme et l'anti-totalitarisme ne permettent pas de penser le fascisme aujourd'hui
 - 0'49'10 : Black Lives Matter et Metoo sont des mouvements qui jouent sur le crédit et la spéculation
 - 0'53'30 : Le fascisme Trumpiste est lui aussi spéculatif : s'y joue la "valeur" de l'homme blanc
 - 0'55'39 : Fait-on face à un nouveau fascisme ? Ressentiment et épuration
 - 0'56'28 : Géopolitique du fascisme présent ou la non pertinence de l'anti-impérialisme et de l'anti-totalitarisme
 - 1'01'15 : Le nouveau modèle du fascisme en train d'émerger : l'impérialisme continental
 - 1'05'23 : L'exemple et le basculement israélien
 - 1'06'54 : Les exemples indiens et chinois
 - 1'08'34 : L'épuration comme paradigme essentiel
 - 1'09'32 : L'absence de tout contrepoids au nouveau paradigme fasciste
 - 1'11'19 : Pourquoi ceux qui défendent les ukrainiens ne sont pas les mêmes que ceux qui défendent les palestiniens ?
 - 1'14'01 : Objection: ne peut-on pas s’opposer au fascisme émergent sans dépendre de la forme État?
 - 1'15'27 : Une intervention anarchiste confuse et trop longue: pourquoi la gauche est à la masse. Forme-de-vie, composition, insurrectio
 - 1'23'29 : On est en fait plutôt d’accord
 - 1'25'31 : Ce qu'il fait qu’ils sont fascistes, c’est que leur ennemi n’est pas une race inférieure mais une race dangereuse
 - 1'26'23 :  Le "wokisme" est vécu comme un danger existentiel
 - 1'27'46 : Jusqu’à aujourd’hui être courageux était relativement risqué, cela va le devenir absolument