Démocratie et Internet. Avec Alban Dousset à Égliseneuve-près-Billom.


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12.06.2015

Cette conférence vise d'abord à rappeler la typologie des différents systèmes politiques qui ont structuré le monde occidental, d'en rappeler le sens par leur étymologie et d'en donner quelques exemples historiques.
Dans un second temps, une brève histoire des médias tentera de comprendre comment l'évolution des moyens de communication appelle des changements organisationnels au sein des sociétés.
Enfin, l'on pourra se demander si la diffusion massive d'Internet pourrait nous permettre de nous ré-approprier une forme politique démocratique par la possibilité offerte d'une parole partagée par tous.

Jacques Chirac. Avec Eric Branca au Centre Universitaire Méditerranéen à Nice.


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17.02.2015

Longtemps, les français prirent Jacques Chirac pour un technocrate. Une quintessence de ce que la Ve République gaullienne avait produit pour assurer l'intendance d'une France pressée d' "épouser son temps", bref, le meilleur et le pire de ce qu'on pouvait attendre de l'ENA, cet instrument administratif dont la France d'avant-guerre avait tant manqué mais qui, aussitôt l'homme du 18 juin disparu, prit la place que ses successeurs eurent la faiblesse de lui laisser...
Que reste-t-il de tout cela, quatre décennies plus tard ? Dans l'esprit des Français, le jeune loup est devenu un vieux sage et, dans leur coeur, un sujet croissant de nostalgie : Jacques Chirac reste -de loin !- l'homme politique préféré des Français. Le dernier, en somme, à avoir incarné physiquement la fonction présidentielle, quels qu'aient pu être les reproches qu'à gauche comme à droite, on lui avait adressés.
Et puis il y a l'homme. Sans cesse, Chirac s'est appliqué à ne rien laisser derrière lui qui puisse révéler qui il est aussi : un homme attiré par la recherche des harmonies cachées qui unissent le visible à l'invisible. D'où sa passion pour les anciennes civilisations, et le souci, jamais démenti chez lui, de lutter contre une standardisation culturelle qu'il assimile volontiers à un génocide de l'esprit.
C'est ce Chirac-là, aussi, qu'Eric Branca veut raconter, en sus du Chirac public qui a occupé, depuis près d'un demi-siècle, le devant de la scène nationale.

Le projet d'autonomie chez Castoriadis. Avec Jean-Louis Prat pour l'Université Réelle à Montpellier.


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18.02.2017

Philosophe, économiste et psychanalyste, Cornelius Castoriadis (1922-1997), cofondateur de la revue Socialisme ou Barbarie, fut l’un des auteurs de référence de la "nouvelle gauche" apparue en 1968.
Sa critique interne du marxisme l’a conduit à remettre en cause les conceptions déterministes de l’histoire. Il leur oppose l’idée d’une création "social-historique" faisant apparaître des "significations imaginaires sociales" qui ne résultent pas de façon prévisible d’un état de choses donné, ni ne sont réductibles à des infrastructures objectives qu’elles traduiraient ou refléteraient dans le champ idéologique : l’imaginaire social n’est pas une imagerie ni un miroir du monde "réel".
De l’héritage marxiste, Castoriadis retient toutefois le projet révolutionnaire, celui où le "libre développement de chacun" reste inséparable du "libre développement de tous" et où l’émancipation des travailleurs ne peut être obtenue que par l’activité autonome des travailleurs eux-mêmes : le caractère utopique du socialisme marxiste tient plutôt à l’idée d’un développement nécessaire, dont le terme final serait défini par avance.

Politeia : introduction à la philosophie politique. Avec Eric Guéguen pour le Bréviaire des Patriotes.


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2017

Ces émissions constituent une très bonne introduction aux grandes problèmatiques politiques. Politique est ici à prendre au sens où l'entendaient les anciencs, soit l'art d'accorder l'individu (l'un) et la communauté (le multiple). 
L'approche thèmatique nous montre comment l'aspect politique des problèmes auxquels nous sommes confrontés est aujourd'hui réduit à la portion congrue. Mais pouvons-nous espérer résoudre les grandes questions de notre temps sans agir politiquement ?

La Suisse brûle. Avec Uli Windisch au Théâtre de Beausobre à Morges.


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26.02.2017

Uli Windisch, professeur honoraire à l'Université de Genève en sociologie, communications et médias, a lancé en 2012 le web-journal suisse romand LesObservateurs.ch, avec lequel il a depuis conquis une audience importante.
Cette conférence fait le point sur 5 années de combats pour la réinformation anti-politiquement correct et sur les difficultés à mettre en place un organe qui serait un réel contrepoids idéologique à la bien-pensance et à la propagande journalistique.
Foin de langue de bois : laissons place aux thèmes qui fâchent et qui mettent le feu au débat politique. Et que vive le modèle suisse !

Une conférence modérée par David L'Epée.

La révolution allemande (1918-1923), avec Ernest Mandel.


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1976

Ernest Mandel, né dans une famille révolutionnaire et d'un père ayant lutté aux côtés de Rosa Luxemburg au sein du Spartakusbund, nous raconte en détails la tentative de révolution communiste allemande entre 1918 et 1923.
Ce récit passionné -et passionnant-, à la fois chronologique et analytique, voit se succéder les problèmatiques suivantes : la grève politique, les conseils ouvriers, l'irruption de la révolution bolchévique, le Spartakusbund et les personnages de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, le rôle de la social-démocratie et la contre-révolution menée par Ebert et Noske, le front unique et l'armement des travailleurs, le centrisme, la crise révolutionnaire, le mouvement de masse et le parti révolutionnaire.
Plus que la simple évocation d'un épisode historique haut en couleurs, ces quelques années nous donnent de véritables leçons politiques.

La France vassale. Avec Pierre-Yves Rougeyron au Club Gutenberg à Strasbourg.


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25.04.2017

Les forcent qui asservissent la France ne sont puissantes que parce que nous sommes à genoux, pour paraphraser le célèbre dicton.
Mais pourquoi et comment avons-nous intériorisé cet état d'infériorité ? Comment se fait-il qu'une nation à l'histoire si grande et si belle ne puisse plus penser son destin ailleurs que dans la repentance et dans le suivisme aux grandes puissances étrangères ?
Serons-nous capable de trouver la force de sécréter de nouvelles élites fières de leur héritage et travaillant à l'indépendance et à la grandeur de la nation ?
Le peuple et la "force de rappel" qu'il est en train de manifester est peut-être la chance historique qui nous est offerte pour y parvenir.

Requiem pour l'élection présidentielle. Avec Vincent Coussedière au Cercle Aristote.


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24.04.2017

Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. À chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France.
Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit.
Vincent Coussedière se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable.
Nous vivons la "fin de partie" du système partisan français.