26 questions dérangeantes. Avec Alain Soral pour Des Paluches et des Bouquins.


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05.2026

Il y a deux sortes d'émissions littéraires : la mauvaise, et la bonne.
La mauvaise est celle d'Augustin Trapenard qui reçoit le gratin de Grasset, ces auteurs subventionnés par la maison Bolloré, moins communément appelée Louis Hachette Group.
La bonne, c'est Des Paluches et des Bouquins, une émission discrète qui s'adresse aux vrais écrivains, pas aux auteurs-journalistes de cour qui vendent la soupe oligarchique, tiède et sans goût, parfois empoisonnée.
Avec Soral sur les Paluches, on cause (beaucoup) cinéma, édition, féminisme, antiracisme, élection, oligarchie, justice, Le Pen, censure, jeunisme, humour, Cloclo, BHL, Ciel, procès, boxe, exil, trahison, réalisme, France.
"Je suis quelqu’un qui est né sous une bonne étoile, même si elle n’est pas à six branches". Le ton est donné.

Problèmes politiques de l'ironie. Avec Guillaume Fondu et Laélia Véron à la Librairie La Colline aux Livres.


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27.02.2026

L'ironie est louée de toutes parts. Elle peut faire rire et réfléchir tout à la fois. En jouant sur des effets de mention et d'écho, elle permet par exemple de reconsidérer de manière critique les discours dominants.
Mais jusqu'à quel point cette parole critique est-elle politique ? Permet-elle de souder une communauté politique ou plutôt d'entretenir certains préjugés dans le confort de l'entre-soi ? Est-elle un instrument d'émancipation susceptible de renverser les hiérarchies ou bien l'expression d'un privilège (genré, lettré, etc.) ?
Certes, l'ironie remet en cause notre tendance à adhérer sans réfléchir aux discours en vogue. Mais elle est aussi une parole d'esquive, qui rechigne à fixer un contenu, qui refuse de prendre parti, qui fait un pari risqué : répéter un discours-cible pour le ridiculiser, au risque cependant de le normaliser.
Loin des distinctions faciles entre la "bonne" et la "mauvaise" ironie (ce qui revient, en réalité, à distinguer l'ironie qui nous plait et celle qui ne nous plait pas), Guillaume Fondu et Laélia Véron, en analysant de nombreux exemples polémiques, mènent l'enquête sur les ambigüités politiques de l'ironie dans le monde contemporain.

Repenser la métapolitique : quel objectif principal pour la Droite ? Avec Antoine Dresse pour Luminis à Paris.


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17.10.2025

La notion de "métapolitique" est de plus en plus connue et mobilisée par la sphère de droite. Pour autant, on la réduit bien souvent à la seule "bataille des idées", sans trop détailler en quoi cette bataille consiste, comme s'il s'agissait d'émettre des idées vaguement politisées pour faire de la métapolitique.  
Antoine Dresse revient sur l'origine de cette notion et tente de dégager quelques pistes pour rattacher la réflexion métapolitique à une pensée plus stratégique. Quel est l'objectif principal à fixer pour toute la droite ? Quelles différences entre stratégies, tactiques et méthodes ? Qui sont les acteurs du combat ?
Des questions à ne pas négliger si l'on veut retrouver une forme d'efficacité dans le combat politique.

Les anarchistes dans la Révolution russe (1917-1918). Avec Armel Campagne et Guillaume Davranche pour Histoire radicale.


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05.2022

De la Révolution russe, les libertaires ne retiennent souvent que deux épisodes épiques et signifiants : la Makhnovchtchina ; Cronstadt 1921. La séquence initiale de 1917-1918 est plus mal connue. C'est pourtant là que l'essentiel de la partie s'est joué pour le mouvement anarchiste.
En février 1917, l'anarchisme était la composante la plus minoritaire du socialisme russe. Quelle était alors sa consistance, quel fut son rôle, quels choix opéra-t-il ? Certes, la politisation fulgurante du prolétariat et des conscrits entraîna une croissance pléthorique des partis et des syndicats, jusque-là clandestins. Mais comment transformer ce flot de convertis volatils en une force collective, capable de peser sur le cours des événements ? Comment créer la surprise ?
Guillalume Davranche raconte comment le mouvement libertaire joua sa partition et tenta de rattraper son retard, avant d'être brutalement étranglé par le nouveau pouvoir.

Découvrir le Mai 68 qu'on vous a caché. Avec Pierre Mari pour le Cercle Aristote.


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01.2026

Revenant avec passion sur son parcours littéraire, Pierre Mari nous propose à travers ses ouvrages d'explorer certaines périodes charnières de la France contemporaine. Son livre En pays défait, publié chez Pierre-Guillaume de Roux, est une œuvre hybride, ni roman ni essai, mais une plongée subtile dans les tensions sociales et politiques des années 1960-1980. Il y dépeint une France en crise, où les illusions de Mai 68 se heurtent à la réalité d'un monde en mutation, entre héritage gaulliste, désillusions ouvrières et montée d'une modernité étouffante.
L'occasion également de réfléchir à la "tenue" – concept central chez Pierre Mari –, soit la capacité à affronter le monde avec dignité, inspirée par des figures comme Camus.

Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.

Ce que cachent les Lumières Sombres. Avec Pierre de Brague pour Géopolitique profonde.


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08.02.2026

Le monde observe la mutation politique des États-Unis sans en comprendre la racine idéologique. Derrière l'ascension de figures comme JD Vance ou l'omniprésence de Peter Thiel, se cache un courant radical : la néoréaction (NRx), également appelée "les Lumières Sombres". Ce mouvement, théorisé par Curtis Yarvin et Nick Land, rejette frontalement l'héritage démocratique occidental.
Le constat de départ est brutal. Pour ces idéologues, la démocratie libérale est un système inefficace qu'ils surnomment La Cathédrale. Ils ne cherchent plus seulement à réduire l'État, comme le voulaient les libertariens classiques. Leur stratégie a basculé du contournement vers le retournement : prendre le contrôle du sommet pour transformer la nation en une corporation privée performante.
Cette vision s'incarne déjà dans des outils de puissance technologique sans précédent. L'entreprise Palantir Technologies, spécialisée dans le Big Data et l'intelligence artificielle pour le renseignement, semble être le bras armé de cette doctrine. Selon toute vraisemblance, il ne s'agit plus de politique traditionnelle, mais d'une tentative de remplacer le citoyen par un client au sein d'une monarchie capitaliste.
Quel est le véritable calendrier de cette élite techno-conservatrice ? Comment la pensée de Curtis Yarvin a-t-elle pu infiltrer le cercle restreint de la Maison-Blanche ? Sommes-nous en train de vivre la fin programmée du modèle républicain au profit d'une gestion algorithmique du monde ?

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'08 : Les origines libertariennes
 - 0'30'28 : La critique de la démocratie moderne
 - 0'41'08 : Les trois courants néoréactionnaires
 - 1'00'07 : Le bioléninisme selon Spandrel
 - 1'17'36 : Palantir : les fonctions de l'État
 - 1'36'10 : Conclusion

Un entretien mené par Raphaël Besliu.

Georges Marchais ou la fin des Français rouges. Avec Sophie Coeure à la Librairie Tropiques.


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26.09.2025

Pendant près d'un quart de siècle, il a dirigé le Parti communiste français. Les médias ne concevaient pas un débat politique sans lui et son verbe fort. Il était de toutes les manifestations. Il allait à Moscou tous les ans ou presque, et multipliait les contacts avec les "pays frères". Il affronta Giscard, Chirac, Mitterrand, face auquel, en 1981, il réunit plus de 15 % des suffrages. Mais il semble avoir disparu de nos mémoires, de nos rues, de nos livres d'histoire.
Lui, c'est Georges Marchais, mort en 1997. L'historienne Sophie Coeuré est partie sur ses traces, essayant de comprendre à la fois le personnage, l'effondrement, après lui, d'une grande force politique de gauche, et plus largement une certaine France, pas si lointaine, celle des années 1950-1990, où le choix était simple entre socialisme et capitalisme, où l'expression "famille politique" avait un sens très concret, et où l'on pouvait espérer concilier des solidarités internationalistes et un progrès social "aux couleurs de la France".

Les passeurs culturels et politiques du fascisme italien en Europe. Avec Olivier Dard et Jérémy Guedj pour la Société d'études françaises du Risorgimento italien.


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19.09.2025

Le fascisme s'est d'abord pensé comme un mouvement italien, mais il a rapidement regardé au-delà de ses frontières pour devenir un phénomène européen. En 1932, à l'occasion des dix ans de la "marche sur Rome", Mussolini pouvait même fièrement prophétiser : "Dans dix ans, l'Europe sera fasciste ou fascisée."
L'Italie fasciste s'est donc dotée, dès les années 1920 et encore plus dans la décennie suivante alors que le nazisme la concurrençait sérieusement, de relais et d'organisations affirmant sa présence dans le monde, à commencer par l'Europe. Elle parvint à mettre en place de nombreux réseaux d'influence et de propagande s'adressant aux Italiens comme à tous les Européens qui avaient de la sympathie pour le fascisme ou pour l'Italie.
C'est à ces "passeurs" individuels et collectifs, qui agissaient dans les sphères politiques et culturelles, que s'intéressent Olivier Dard et Jérémy Guedj. De l'Espagne à la Roumanie, en passant par l'Allemagne et la France, il vise à retracer les trajectoires de celles et ceux qui firent du fascisme un mouvement transnational, s'affranchissant des frontières pour créer un espace politique et culturel commun, à l'heure où le modèle italien était considéré comme une alternative à des démocraties fragilisées.
Célèbres ou obscurs, ces "passeurs" répondaient à des motivations et objectifs variés. Ils devinrent les agents d'une Internationale informelle et d'une autre Europe, dont Rome aurait été l'épicentre.