Une certaine idée de la France. Avec Hervé le Bras sur France Culture.


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22.03.2012

Existe-t-il une France qui transcenderait les différences, au point de les gommer ?
Emission "Du grain à moudre".

La crise idéologique du socialisme. Avec Marcel Gauchet au CEPPECS.


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06.02.2010

L’ombre des années 30 continue de peser lourdement sur notre perception de la crise actuelle. Pourtant, soutient Marcel Gauchet, la différence saute aux yeux : l’offre idéologique par rapport à la crise que nous vivons est à peu près nulle. Elle se résume en fait à des succédanés d’idéologies du passé dont les adeptes eux-mêmes mesurent bien le caractère peu adéquat par rapport à la situation.
Sous l’effet de l’évolution de nos sociétés depuis la seconde moitié des années septante, le socialisme, tant dans sa branche révolutionnaire ou communiste que réformiste ou sociale-démocrate, est entré dans une profonde crise idéologique indépendante de ses succès comme de ses échecs électoraux, crise dont il faut comprendre les tenants et les aboutissants.
Le noyau de l’idée socialiste reposait sur deux piliers qui se sont écroulés sinon fortement érodés.
En premier lieu, le socialisme a perdu son acteur historique privilégié, le prolétariat, et le facteur de transformation sociale associé à celui-ci, la lutte de classes.
En second lieu, le socialisme a perdu l’assurance d’être au moteur de l’histoire et du changement social du fait de l’échec ou de la perte de confiance dans ses moyens, mais aussi à cause de l’effacement de son but.
Après trente années de consécration de notre foi dans la maîtrise du futur, la crise consécutive au choc pétrolier de 1973 a déjoué les prévisions techniques et fait défaillir les outils de gestion collective et de régulation économique. La rationalité de l’Etat comme le caractère désintéressé de ses agents ont été progressivement remis en doute. L’avenir cessant d’être figurable, la crise des instruments permettant d’en percer le mystère va amorcer le retour des marchés comme technique indépassable de gestion des incertitudes.
Enfin, le caractère souhaitable de la dissociation de l’Etat et de la société civile, l’échec de l’expérience collectiviste soviétique mais aussi le constat que la pénétration de la connaissance dans la gestion collective est plutôt source d’opacité et de dépossession que de transparence et de réunion avec soi vont peu à peu défaire la perspective d’une fin de l’histoire sous le signe de la communion humaine.
Au final, si l’objectif d’une société plus juste et plus démocratique conserve toute sa pertinence, force est de constater qu’il nous faudra pour y atteindre d’autres outils que ceux que l’évolution de nos sociétés a mise en défaut.
Conférence donnée au Collège Européen de Philosophie Politique de l'Education, de la Culture et de la Subjectivité (Ceppecs) dans le cadre du cycle "Qu'est-ce que le socialisme ?"

Walter Lippmann et le libéralisme de gauche. Avec Alain Laurent à l'Institut Turgot.


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03.03.2011

La réédition du célèbre ouvrage de Walter Lippmann, "La Cité libre" (1937), est l’occasion de revenir sur les thèses bien balancées (ni laissez-faire, ni État-providence…) de ce grand penseur américain, associées à l’apparition du premier "néolibéralisme" lors du colloque Lippmann qui eut lieu à Paris en août 1938 (Hayek et Mises s’y opposèrent aux "libéraux sociaux").
Alain Laurent, philosophe libéral, fait le point sur ce qu’il y a de "néo" dans ce néolibéralisme version Lippmann, comme dans celui que journalistes et politiciens vilipendent de nos jours.

L'Etat royal, socle des libertés. Par Olivier Perceval à l'Action Française.


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04.03.2011

La monarchie n’est pas une invention de théoriciens ou d’idéologues géniaux. C’est une construction empirique qui s’est affinée au long des siècles jusqu’à donner un système équilibré.
C'est le principe de subsidiarité qui, confortant les usages, les coutumes et la tradition, permet de garder vivantes les libertés réelles des individus insérés dans leurs communautés naturelles.

Les québécois et l'anglais. Avec Christian Dufour sur Radio Montréal.


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07.12.2008

Christian Dufour s'interroge depuis longtemps sur les relations que les québécois entretienent avec l’anglais. Il tente de répondre aux questions suivantes :
 - Pourquoi l’attitude des québécois francophones par rapport au français constitue-t-elle la principale menace pour le français au Québec ?
 - Pourquoi les québécois ne devraient-ils pas tous devenir parfaitement bilingues ?
 - Comment faire une place à l’anglais sans bilinguiser le Québec ?
 - Les conclusions du rapport Bouchard-Taylor menacent-elles la place du français au Québec ?
 - Que dire de l’idée de Pauline Marois d’enseigner les cours d’histoire en anglais aux élèves francophones ?
Emission "Les publications universitaires".

La République des mallettes. Avec Pierre Péan chez Daniel Mermet.


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20.09.2011

Une enquête sur les pratiques de non-droit au cœur de la République Française.

La modernité comme projet politique. Avec Pierre Manent à Montpellier.


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21.04.2010

Repenser la politique, ses notions, ses institutions, fut un des grands chantiers de l'homme moderne, et ce dès le début du XVIe siècle.
Il fallait surmonter le désordre entraîné par la multiplicité des autorités, païennes et chrétiennes. Il fallait aussi répondre à l'horreur de ces véritables guerres civiles que furent les guerres de religion. Il fallait établir enfin un nouvel ordre politique, construit selon la raison, et fruit de la volonté des hommes...
Les grands artisans de ce chantier ? Machiavel, Hobbes, mais aussi Rousseau.

Les Escartons, un exemple de société libérale. Avec Gilbert Fournier à Paris.


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13.03.2002

Les escartons étaient une communauté ayant vécu dans les Alpes, entre Grenoble, Briançon et Turin, pendant plusieurs siècles. Ces gens avaient acquis leur indépendance de la province du Dauphiné et avaient développé, pour survivre dans un milieu montagnard rude, une société prospère fondée sur le commerce entre les différents versants des Alpes et l'éducation.
L'année 1789 et la refonte du territoire français qui suivit vint mettre fin à cette société, sans doute la plus riche du XVIIIe siècle dans cette partie de l'Europe.
Gilbert Fournier retrace l'histoire de ces escartons et développe, d'un point de vue libéral, les leçons à tirer de leur histoire.