Strauss, Bloom et l'Amérique. Entretient avec Pierre Manent pour Le Bulletin d'Amérique.


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09.06.2011

Familier de la vie des idées américaine, Pierre Manent a bien recevoir Le Bulletin d'Amérique pour un entretien filmé.
Revenant sur sa découverte de Léo Strauss et des Etats-Unis, il jete un regard à la fois critique et bienveillant sur ce pays.
L'entretien est découpé comme suit :
  - Comment avez-vous découvert les Etats-Unis?
  - En quoi Léo Strauss est-il ce "grand libérateur" que vous évoquez dans "Le Regard politique"?
  - Les Professeurs Michael et Catherine Zuckert soulèvent, dans "The Truth About Leo Strauss", ce qu’ils perçoivent comme le grand paradoxe straussien: Léo Strauss aurait en effet laissé à ses élèves un héritage difficile, que l’on peut résumer ainsi: 1. L’Amérique est moderne; 2. La modernité est mauvaise or 3. L’Amérique est bonne. Qu’en pensez-vous?
  - Vous avez vous-même déclaré "je crois que si on a l’ambition de comprendre la politique moderne, il faut une certaine compréhension des Etats-Unis et donc avoir un certain amour pour les Etats-Unis". L’idée d’amour est très forte. Qu’entendiez-vous par là?
  - Vous avez été l’ami d’Allan Bloom, auteur, entre autres, de "L’âme désarmée" et de "L’Amour et l’Amitié". Vous avez reproché à Saul Bellow d’avoir échoué de portraiturer celui-ci dans "Ravelstein". Alors, qui était-il?
  - Vous dites qu’Allan Bloom aimait profondément la France. Ensuite, vous notez discrètement que "certains de ses élèves, qui l’accompagnaient, ont pris de la France une vue de plus en plus négative". Comment l’expliquez vous? Etait-ce le signe d’une nouvelle Amérique?
  - La question de la religion dans la dynamique de l’Occident parcourt l’ensemble de votre oeuvre. Quelle est la place de la religion dans la dynamique de l’Amérique?
  - L’Amérique peut-elle apprendre quelque chose de la France?

E. P. Thompson : le marxisme et l’écriture de l’histoire ouvrière en Angleterre et en France. Avec François Jarrige et Xavier Vigna au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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09.03.2013

François Jarrige résume d'aborde rapidement l'oeuvre maîtresse d'Edward Thompson, "La formation de la classe ouvrière anglaise", pour ensuite en comprendre la portée historiographique dans les débats animant la recherche historique d'alors.
Parallèlement, Xavier Vigna dépeint les divers essais français d'historiographie de la classe ouvrière, en en rappelant l'approche souvent partiale et partielle (omission de la composante catholique et "conservatrice" du monde ouvrier par les historiens communistes).

Refaire la France. Avec Sébastien Derouen sur le LibreTeamSpeak.


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15.05.2011

Sébastien Derouen présente le livre "Refaire la France", sorte de programme politique élabloré au sein de l'association E&R avant qu'il n'en sorte.
Après un exposé introductif, la conférence se poursuit sur un jeu de questions-réponses qui permettent d'aborder les nombreux problèmes de la France d'aujourd'hui, et d'esquisser des réponses concrètes pour les résoudre.

Alain Soral, intervention sur PALTALK.


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27.09.2009

Alain Soral interviewé par Djamazz sur le logiciel Paltalk. Divers sujets sont traités pendant ce long entretien : du nationalisme à l'Islam, de la colonisation aux rapports France-Algérie, de Mai 68 au libéralisme, de l'oligarchie à Chavez et Poutine, du 11 septembre à la démocratie et de la franc-maçonnerie à Tariq Ramadan, Alain Soral met en oeuvre sa grille de lecture du réel pour en comprendre le devenir.

La publicité, reflet de l'inconscience collective. Avec François Brune sur Radio Ici et Maintenant.


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11.11.2005

François Brune nous explique comment les médias sont passés de l'information, qui s'adresse à la réflexion, à la communication évènementielle qui relève de la consommation (de signes symboliques).
Il décrit ensuite les mécanismes de la publicité, notamment le culte de la nouveauté, et son rôle dans la marchandisation du monde.
D'un produit, la publicité n'évoque pas les aspects amont -les impacts environnementaux et sociaux de sa production- et aval -le traitement des déchets qui sont liés-. Elle donne une vision tronquée de celui-ci.
Pour se diriger vers la société de frugalité que les limites de la planète vont finir par nous imposer, il s'agit donc de trouver son identité non par le truchement d'objets interchangeables auxquels donne accès le pouvoir d'achat, mais par le développement de l'être et des relations avec l'autre.

La doctrine sociale de l'Eglise Catholique et les dangers qui la guettent. Avec Arnaud de Lassus à Toulon.


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07.10.2012

Une doctrine sociale est un ensemble de notions stables dans le temps et dans l'espace rendant compte de tous les aspects de la vie sociale de l'homme sur terre. La doctrine sociale de l'Eglise catholique, fondée sur la loi naturelle et sur la loi surnaturelle connue par la Révélation, se veut l'application des principes constants de la théologie morale à la vie en société, sachant que la finalité de la politique est le bien commun. Ce qui caractérise cet ordre social chrétien est la reconnaissance de la royauté sociale du Seigneur Jésus-Christ.
Arnaud de Lassus fera ensuite une brêve description des attaques que cette doctrine a subi par la propagation des thèses personnalites et libérales, depuis Vatican II nottament.

"De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien et le mal des âmes". Pie XII

A l'épreuve des totalitarismes. Avec Marcel Gauchet à l'association Politique Autrement.


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19.03.2011

Marcel Gauchet vient de publier "L’Avènement de la démocratie : Tome 3 - A l’épreuve des totalitarismes, 1914-1974".
Il est ici interrogé par Jean-Pierre Le Goff, René Rodriguez et Julien Barroche sur son interprétation de l'histoire des totalitarismes et sur les concepts utilisés dans sa lecture de ces phénomènes.

Surveiller pour discipliner : les transformations contemporaines de l’Etat. Avec Loïc Wacquant au festival Raison d'agir à Poitiers.


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25.03.2010

Le conférencier nous montre que le tour punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du diptyque "crime et châtiment", mais annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale qu’il caractérise de "libéral-paternaliste" : libéral en haut, envers les entreprises et les classes privilégiés, et paternaliste en bas, à l’égard des populations précarisées et déstabilisées par la dérégulation économique et le retrait de la protection sociale.
Au sein de cet État-centaure, la police, les tribunaux et la prison retrouvent leur rôle historique d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent.
Le déploiement de politiques pénales agressives ne participe pas d’un chimérique "programme sécuritaire" qui relèverait du registre de la "répression" : elle s’inscrit au contraire dans la production du Léviathan néolibéral capable de discipliner le précariat postindustriel.