Le retour des peuples. Avec André Bercoff au Cercle Aristote.


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10.06.2019

Comment tout a basculé ? Qu'est-ce qui a fait qu'en quelques mois, le couvercle d'une marmite qui bouillait depuis quarante ans a sauté ? Qu'une élite se retrouva fort dépourvue quand la bise jaune fut venue ? Le tsunami n'est évidemment pas que français : Europe de l'Est, Russie, États-Unis trumpistes, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie, sans oublier le Brexit, tout montre que les peuples se sont mis en mouvement. Ce n'est pas seulement le pouvoir d'achat ou le prix du carburant, mais aussi la dignité, l'identité et, pour tous ces peuples que l'on avait rangés au magasin des accessoires, retrouver leur appartenance, leur honneur et leur dimension d'êtres humains.
André Bercoff retrace les raisons de la colère : capitalisme de connivence, noblesse financiaro-administrative, clergé politico-médiatique et un tiers État fragmenté, divisé, caillassé, mais qui se recompose dans les tréfonds d'une France accablée par l'impôt et qui rejette ses dirigeants politiques.
Avec vigueur et humeur, il explique pourquoi ce peuple qu'on croyait complètement dissous dans l'alcool de la mondialisation refait surface dans tous les domaines, et avec une radicalité inconnue jusqu'alors.

Comment la dette a imposé son ordre social et politique. Avec Benjamin Lemoine à l'Université Populaire d'Amiens.


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02.02.2017

Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s'est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d'austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ?
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d'airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine nous explique comment, en France, l' "ordre de la dette" a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite. Autrement dit, il fut le fruit d'un choix politique.
Cette conférence reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l'État dans l'après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l'État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.

Quelle Troisième Voie solidariste ? Avec Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman sur Méridien Zéro.


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01.03.2019

C'est un entretien à bâtons rompus en compagnie de Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman qui nous est ici proposé, sur le thème de la recherche d'une 3ème voie économique qualifiée, dans la continuité de certaines expériences militantes et théoriques, de "solidariste".
Alors que Georges Feltin-Tracol vient de sortir Pour la troisième voie solidariste chez Synthèse éditions, l'occasion était toute trouvée pour aborder ce sujet encore et toujours d'actualité.

Émission "La Méridienne", animée par Tesla.

Précisions et développements : Michel Drac répond aux questions d'Alban Dousset.


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08.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac répond aux questions et aux demandes de précison d'Alban Dousset, fin lecteur et auditeur attentif.

Sommaire :
 - 0'00'00 : qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ?
 - 0'07'07 : comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ?
 - 0'14'59 : vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans Essais). Pourtant, dans Triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ?
 - 0'21:30 : dans La question raciale, vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste.
 - 0'30'12 : dans La question raciale, vous déclarez (p327 dans Essais) : "le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette "paléo-humanité" prétechnologique pour que naisse en eux une "néo-humanité" adaptée à l'ère nouvelle." Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ?
 - 0'32'22 : dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, Pierre Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, "du côté de la loi", tandis que lui serait du côté de "l'amour". En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ?
 - 0'36'28 : les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ?
 - 0'43'00 : au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen "réel" pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la "démopédie" que vous appelez de vos vœux ?
 - 0'54'36 : quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ?
 - 0'56'58 : la vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de Pierre Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'Emmanuel Todd relatifs aux familles nucléaires "primordiales"  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par Pierre Clastre  lui-même  ?
 - 1'00'13 : avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de La ruée vers l'Europe dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
 - 1'06'17 : dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de "soumission au dollar" du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la "seule" géopolitique) puisqu'elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ?
 - 1'07'05 : dans La ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ?
 - 1'08'42 : si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ?

Comment vaincre l'UE et la bourgeoisie ? Avec François Bégaudeau et Judith Bernard pour le Collectif Citoyens Souverains.


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18.06.2019

Comme tout ordre de domination, le capitalisme et la bourgeoisie qui en tient les rênes ont besoin de nous (et de se) raconter une histoire qui les légitime. Une histoire qui justifie leur hégémonie et l'écrasement de tout ce qui leur est étranger.
De nos jours, c'est la construction européenne qui sert de colonne vertébrale au discours de l'ordre. En dépit de ses tares antidémocratiques et antisociales, l'Union européenne continue à faire consensus auprès des élites du pays. Au nom de sa prétendue contribution à la pacification du continent, la machine bruxelloise poursuit son travail de persécution économique des classes laborieuses.
Construire un projet anticapitaliste cohérent, c'est donc d'abord déconstruire le discours européiste pour commencer à imaginer une alternative. C'est ce que s'emploient à faire ici la journaliste Judith Bernard et l'écrivain François Bégaudeau.

Macron, l'incarnation du bloc bourgeois. Avec Bruno Amable sur Le Média.


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06.2019

Comment En Marche a capté l'électorat du bloc bourgeois ? Quelle stratégie opposer face à ce bloc, entre populisme, souverainisme, ou plutôt retour à une union de la gauche, façon programme commun ? Les gilets jaunes sont-ils l'expression de l'anti bloc bourgeois qui pourrait naître de la recomposition politique en cours ?
Pour tenter de répondre à ces questions, Théophile Kouamouo reçoit Bruno Amable, co-auteur avec Stefano Palombarini de L'illusion du bloc bourgeois.

L'archipel français : naissance d'une nation multiple et divisée. Avec Jérôme Fourquet à la Librairie Mollat.


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28.05.2019

En quelques décennies, tout a changé : la France d'autrefois et sa matrice catho-républicaine s'est complètement disloquée. C'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous nos yeux.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop, envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé ainsi que notre rapport à l'animalité.
Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d' "archipelisation" de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
Où allons-nous, dans tout cela ?

Un entretien mené par Jean Petaux.

Gilets Jaunes, populisme et bourgeoisie. Avec François Bégaudeau sur ThinkerView.


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18.02.2019

L'écrivain François Bégaudeau n'y va pas de main morte. Dans Histoire de ta bêtise, son dernier livre, il s'attaque à la classe bourgeoise et sa pensée toujours "bête et détestable" sous des habits devenus plus "acceptables".
Retour en sa compagnie, donc, sur l'actualité des Gilets Jaunes et de l'attitude de la classe politico-méditique face à ce mouvement social, attitude qui illustre à merveille les thèses qu'il défend.
Montons avec lui sur le ring des idées et engageons un combat avec le reste des pensées bourgeoise qui nous habitent encore...