Allan Bloom et les écoles de Chicago. Avec Pierre Manent sur France Culture.


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26.06.2013

Ce que nous avons pour habitude de désigner sous le nom d'École de Chicago -au singulier- contient en fait une réalité plurielle où de nombreuses pensées se sont exprimées.
Pierre Manent nous présente ici l'un de ses intellectuels majeurs, Allan Bloom, celui qui fumait 5 paquets de cigarettes par jour, portait un kimono et surtout, lisait Platon et Rousseau pour y trouver l’exemple de liens amicaux et amoureux emprunts de vertus et pour se consoler de l’âme désarmée de ses contemporains.

Émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Adèle Van Reeth.

Quelle place doit occuper l'Islam en France ? Avec Alain de Benoist, Pierre Manent, Thibaud Collin et Christian Brosio chez Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie.


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17.11.2015

Après les vagues d’immigration d’après-guerre, nous avons connu un "islam en France", puis un "islam de France". Allons-nous finalement aboutir à un "islam français" ? Et si oui, selon quelles modalités ?
C'est le problème que pose Pierre Manent dans son dernier livre Situation de la France, soit la question d’un projet commun qui serait assez mobilisateur pour susciter chez chacun la volonté de s’y associer...

Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.

Situation de la France. Avec Pierre Manent et Jacques Julliard à Répliques sur France Culture.


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03.10.2015

La réponse aux attentats de janvier 2015 appelait un renouvellement des idées, des dispositions et des actions de notre pays. Perdurent au contraire les manières de penser les plus paralysantes : la "laïcité" serait la solution au "problème de l'islam", l'effacement de la présence publique du religieux serait la solution au problème des religions. Tout est faux dans cette thèse. Au lieu de chercher une neutralité impossible, qui couvrirait en fait une guerre sournoise, nous devons accepter et organiser la coexistence publique des religions, leur participation à la conversation civique.
En entrant dans la communauté nationale, l'islam est entré dans une nation de marque chrétienne, où les juifs jouent un rôle éminent. Toute politique qui ignore cette réalité court à un échec cuisant, et met en danger l'intégrité du corps civique. Il s'agit donc, tout en préservant la neutralité de l'État, de faire coexister et collaborer ces trois "masses spirituelles". Loin que la mondialisation réclame l'effacement de la nation et la neutralisation de la religion, c'est son indépendance politique et spirituelle, et son ouverture au religieux, qui permettront à la France de franchir en sûreté et avec honneur la zone de dangers dans laquelle elle est entrée.

Retour ou sortie du religieux ? Avec Marcel Gauchet et Pierre Manent à Répliques sur France Culture.


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06.06.2015

La modernité, dans laquelle l'occidentalisation du monde s'est cachée sous le projet progressiste, semble démunie face à la vitalité des divers "fondamentalimes religieux".
Mais assistons-nous réellement à un retour du religieux ? Et ce religieux est-il semblable à ce qui structurait traditionnellement nos sociétés ?

Être libéral aujourd’hui ? Avec Claude Lefort, Pierre Manent et Philippe Raynaud à Citéphilo.


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18.11.2007

Dans une démocratie moderne, l'individu est au coeur d'une tension entre l'image qu'il a de lui-même, l'image du peuple dans ses institutions libres et l'image de l'humanité dans ses droits.
La démocratie libérale d'aujourd'hui est-elle l'héritière du libéralisme politique du XIXe siècle ? Le libéralisme contemporain est-il l'expression d'une pensée dégrisée, épurée des scories totalitaires ? Une telle sobriété ne fait-elle pas courir le risque d'un désinvestissement du politique ouvrant la voie à la possibilité de formes inédites de totalitarisme ?

La démocratie de notre temps. Avec Marcel Gauchet et Pierre Manent à Répliques sur France Culture.


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15.12.2001

L'heure est à la démocratie fondée sur la garantie des droits individuels et sur le gouvernement au nom de la collectivité.
Ces deux principes ont coexisté, jusqu'à ces derniers temps où l'on constate que le principe du consentement remplace la logique du commandement. D'où une dépolitisation de la société moderne.
Cette garantie des droits individuels, toute-puissante, amène inexorablement à l'expression des valeurs privées, que les individus veulent fédérer dans des protestations identitaires de plus en plus marquées, qu'elles soient locales, régionales ou autres.
Les utopies multiculturalistes, libérales et communistes ont bon ton, elles oublient paradoxalement que la démocratie suppose un espace commun.
La situation actuelle, postpolitique, laisse place à la toute-puissance du droit et de la morale : l'on n'est plus citoyen d'un pays, mais citoyen du monde.

Strauss, Bloom et l'Amérique. Entretient avec Pierre Manent pour Le Bulletin d'Amérique.


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09.06.2011

Familier de la vie des idées américaine, Pierre Manent a bien recevoir Le Bulletin d'Amérique pour un entretien filmé.
Revenant sur sa découverte de Léo Strauss et des Etats-Unis, il jete un regard à la fois critique et bienveillant sur ce pays.
L'entretien est découpé comme suit :
  - Comment avez-vous découvert les Etats-Unis?
  - En quoi Léo Strauss est-il ce "grand libérateur" que vous évoquez dans "Le Regard politique"?
  - Les Professeurs Michael et Catherine Zuckert soulèvent, dans "The Truth About Leo Strauss", ce qu’ils perçoivent comme le grand paradoxe straussien: Léo Strauss aurait en effet laissé à ses élèves un héritage difficile, que l’on peut résumer ainsi: 1. L’Amérique est moderne; 2. La modernité est mauvaise or 3. L’Amérique est bonne. Qu’en pensez-vous?
  - Vous avez vous-même déclaré "je crois que si on a l’ambition de comprendre la politique moderne, il faut une certaine compréhension des Etats-Unis et donc avoir un certain amour pour les Etats-Unis". L’idée d’amour est très forte. Qu’entendiez-vous par là?
  - Vous avez été l’ami d’Allan Bloom, auteur, entre autres, de "L’âme désarmée" et de "L’Amour et l’Amitié". Vous avez reproché à Saul Bellow d’avoir échoué de portraiturer celui-ci dans "Ravelstein". Alors, qui était-il?
  - Vous dites qu’Allan Bloom aimait profondément la France. Ensuite, vous notez discrètement que "certains de ses élèves, qui l’accompagnaient, ont pris de la France une vue de plus en plus négative". Comment l’expliquez vous? Etait-ce le signe d’une nouvelle Amérique?
  - La question de la religion dans la dynamique de l’Occident parcourt l’ensemble de votre oeuvre. Quelle est la place de la religion dans la dynamique de l’Amérique?
  - L’Amérique peut-elle apprendre quelque chose de la France?

La modernité comme projet politique. Avec Pierre Manent à Montpellier.


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21.04.2010

Repenser la politique, ses notions, ses institutions, fut un des grands chantiers de l'homme moderne, et ce dès le début du XVIe siècle.
Il fallait surmonter le désordre entraîné par la multiplicité des autorités, païennes et chrétiennes. Il fallait aussi répondre à l'horreur de ces véritables guerres civiles que furent les guerres de religion. Il fallait établir enfin un nouvel ordre politique, construit selon la raison, et fruit de la volonté des hommes...
Les grands artisans de ce chantier ? Machiavel, Hobbes, mais aussi Rousseau.