La logique du phénomène érotique. Avec Jean-Luc Marion à l'Institut français de Budapest.


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27.09.2011

L'amour, nous en parlons toujours, nous l'expérimentons souvent, mais nous n'y comprenons rien, ou presque.
La preuve : nous le déchirons entre des contraires - eros et agapé, jouissance brute et charité abstraite, pornographie et sentimentalisme. Il en devient absurde ou insignifiant.
L'explication : la philosophie nous a persuadés de l'interpréter à partir de la conscience de soi, comme une variante, dérivée et irrationnelle, de la claire pensée. Elle se rabaisse au rang de la "passion", maladive, irrationnelle, toujours douteuse.
Jean-Luc Marion conteste ici ce verdict.
L'amour ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même. On doit donc tenter de décrire les figures de la conscience à partir de cette situation originaire : la nécessité absolue qu'on m'aime et mon incapacité radicale à ne pas me haïr moi-même ; mon avancée unilatérale dans le rôle de l'amant ; le serment entre les amants qui fait surgir le phénomène érotique, unique et pourtant commun ; l'échange où chacun donne à l'autre la chair érotisée, que lui-même n'a pas, mais qu'il reçoit en retour ; l'acte sans fin, et pourtant toujours fini, de s'avancer chacun dans l'autre sans résistance.
L'amour, dans toutes ces figures, ne se dit et ne se fait qu'en un seul sens. Le même pour tous, Dieu compris. Car l'amour se déploie aussi logiquement que le plus rigoureux des concepts.

Le socialisme originel. Par Jean-Claude Michéa à Montpellier.


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09.12.2011

Qu'est ce que le socialisme ? Comment peut-on le définir et se l'approprier aujourd'hui ?
Jean-Claude Michéa sort ce courant de pensée de la dichotomie droite/gauche pour en rendre toute la saveur originelle.
Conférence prononcée à l’auditorium du musée Fabre à l’invitation de la librairie Sauramps.

Ecrire contre la modernité. Avec Pierre Le Vigan sur Radio Courtoisie.


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28.07.2012

A l'occasion de la sortie de son dernier livre, Pierre Le Vigan revient sur l'histoire complexe du mouvement des Lumières, trop souvent regardé comme un tout cohérent.
L'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau est ainsi assez différente des production des autres grandes figures intellectuelles du XVIIIe siècle.

Emission du "Libre Journal des Lycéens", animée par Romain Lecap accompagné par Arnaud Naudin et Pascal Lassalle.

René Girard à voix nue, sur France Culture.


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2005

Série de 5 émissions tout au long desquelles René Girard revient sur les principaux aspects des théories qu'il a développées.
Littérature et rivalités liées au désir mimétique, violence sociale contenue dans le sacrifice du bouc émissaire, révélations du christianisme : autant de thèmes passionnants clairement exposés.

Les entretiens sont menés par Raphaël Enthoven.

Le GRECE : un combat des idées de 40ans ! Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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17.01.2009

Le célèbre penseur de la mal nommée "Nouvelle Droite" revient sur les 40 années d'histoire et de combats du GRECE, le Groupement de Recherche et d'Etudes pour la Civilisation Européenne, fondé en 1968.

Emission du "Libre Journal des Lycéens" animé par Romain Lecap.

Loi de Dieu, lois des hommes : facteur d'union ou de discorde ? Avec Rémi Brague au Conservatoire National des Arts et Métiers.


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08.12.2009

D'où nous vient l'idée de loi divine ? Cette notion -qui nous est devenue quasiment étrangère- a pourtant dominé les croyances et les pratiques pendant près de trois millénaires.
L'alliance entre Dieu et la loi, nouée en Grèce antique et dans la tradition biblique, a revêtu des formes différentes dans le judaïsme, le christianisme puis l'islam.
C'est cette aventure que nous conte Rémi Brague.

Mathématiques sans ontologie. Avec Gerhard Heinzmann à l'ENS Paris.


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17.01.2005

Les mathématiques sont bien plus qu'une science, tant elles ont acquis un statut central et tout à fait particulier. Elles sont à la fois un langage permettant d articuler la réalité et un outil qui façonne le réel, et jouent à ce titre un rôle clé dans le développement des sciences de la nature, des sciences humaines et sociales, et de l'industrie.
Quelles sont les nouvelles frontières, les nouveaux défis des mathématiques, cette science qui ne s'impose aucune limite ? Comment cette science de l'abstraction s'inscrit-elle au coeur de la réalité, au point d'être incontournable ? Quels en sont les fondements ?

Séance de Philosophie des sciences du séminaire du Département de philosophie de l’ENS.

Economie politique et pharmacologie : relire Marx avec Simondon. Avec Bernard Stiegler à l'Institut de Recherche et d'Innovation.


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20.03.2012

La philosophie de Gilbert Simondon problématise la pensée de l’émancipation politique en mettant au premier plan les conditions techniques de l’action humaine.  Il faut, pour que l’homme soit vraiment libre, que le travail asservissant se mue en activité technique.
Ce déplacement de la question de l’aliénation depuis les rapports sociaux du travail vers la technique, conçue comme accès possible à la transindividualité, s’opère à travers une démarcation vis-à-vis de la perspective marxiste (ou repérée comme telle).
L’aliénation technique apparait alors plus profonde et plus objective que l’aliénation strictement économique.
Toutefois, ce geste théorique ne conduit pas tant à une dépolitisation qu’à une nouvelle problématique où il est pris conscience que les machines elles-mêmes sont soumises à une aliénation sociale et où l’invention technique devient une composante indispensable d’un projet conséquent d’émancipation sociale.
Dans ces conditions, il n’est pas inutile d’en revenir à une confrontation constructive de la philosophie des techniques de Gilbert Simondon avec la philosophie économique et politique de Karl Marx.