L'anthroposociologie transcendentale de Marcel Gauchet. Débat au Collège des Bernardins.


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14.11.2011

Marcel Gauchet explicite la théorie qu'il utilise dans son travail d'analyse (qu'il s'agisse de réflexion politique, d'interprétation de l'histoire où d'observation de l'actualité) : il la nomme "anthroposociologie transcendentale" et la définit comme conditionnée par les progrès de diverses disciplines (sciences du langage, phénoménologie, herméneutique, structuralisme).
Ce projet veut s'éloigner à la fois d'un structuralisme trop centré sur la question du langage, d'un structuralisme trop atomiste et centré sur l'évènement particulier, qui enlèverait à l'histoire son unité et son intelligibilité, et d'un structuralisme confiné à la stricte recherche de lois qui ne rendent pas compte de leurs conditions de possibilité.
Gauchet désir pourtant conserver la tonalité initiale du structuralisme, à savoir l'élaboration d'une théorie scientifique unifiée de l'homme qui saurait articuler l'histoire universelle et l'évènement particulier via les lois propres à la dynamique structurale. Il est donc fidèle à la volonté qui consiste à lier l'évènement empirique et particulier à l'universel pour en dégager les lois qui unifient, ordonnent et régularisent les différentes pratiques sociales.
L'enjeu est donc de comprendre le déploiement de l'être-collectif comme du sujet, en en dévoilant les conditions de possibilité de son avènement, soit la condition du politique.

Voltaire, le personnage et l’homme : qui trompe qui ? Avec Marion Sigaut à Nancy.


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19.01.2013

Marion Sigaut, historienne, s’attaque ici à Voltaire. Ce monument de l’histoire, de la littérature et de la philosophie françaises est souvent particulièrement encensé mais aussi, parfois, farouchement contesté.

Archéologie du libéralisme. Avec Dany-Robert Dufour sur Radio Aligre.


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01.02.2012

Le philosophe expose le cœur de l'anthropologie libérale était cette formule : "Les vices privés font la vertu publique", l'idée en somme qu'il ne faut pas d'instances de répression des pulsions, et que celles-ci, laissées à elles-mêmes, généreraient une organisation bénéfique à tous. Le libéralisme économique, qui a trouvé sa pleine expansion dans les années 80, s'est appuyé sur les valeurs anti-répressives portées par le mouvement de 68 et congruentes de fait avec les valeurs libérales.

Folie des hommes. Par Dany-Robert Dufour aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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11.03.2012

On se représente souvent la folie comme un regrettable accident pouvant survenir dans le parcours de tout un chacun. Le philosophie prendra le parti inverse et soutiendra que la folie se trouve au cœur de la condition humaine. La folie ne serait donc pas accidentelle, mais structurelle.
La question serait alors de savoir
1° pourquoi ?
2° quels sont les effets de cette diffusion de la folie dans l'histoire ?
3° Quels seraient les remèdes ?

Emil Cioran reçu par Georges Walter.


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13.04.1991

A l'occasion de la parution de "L'ami lointain, Paris Bucarest", une correspondance entre Cioran et Constantin Noica, l'écrivain roumain se livre.
Il évoque aussi bien ses parents que les problèmes entre la Roumanie et la Transylvanie, ce qu'il pense de Nicolae Ceausescu et du gouvernement actuel de la Roumanie comme le départ de la minorité allemande et le rôle qu'aurait pu jouer l'Allemagne.
La méconnaissance des Français de l'histoire de cette zone l'irrite.
Il évoque ensuite sa relation à Constantin Noica (ils sont arrivés ensemble à Paris en 1937) et le rôle qu'il a joué en Roumanie après son retour.
Enfin, il parle de la Roumanie et du destin politique de son pays d'origine.

La vérité dans les sciences expérimentales. Par Daniel Parrochia aux rencontres philosophiques de Langres.


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24.09.2011

Contre le pragmatisme (la vérité est réduite au succès des actions qu'une connaissance permet de projeter ou d'accomplir) ou le scepticisme (aucune connaissance n'est fondée), contre l'anarchisme épistémologique (accueillir une pluralité de méthodes et de vérités contradictoires, où la validé est circonstancielle et subjective) contre la sociologisation des vérités scientifiques et enfin contre une pratique inductive de la science, Daniel Parrochia plaide pour un "relativisme modéré" qu'il développe tout au long de la conférence.

Le fétichisme dans "Le Capital". Par Alain Bihr au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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27.11.2010

Rares sont les lecteurs et les commentateurs du Capital qui ont su y relever la présence du concept de fétichisme.
Alain Bihr commence par rappeler la définition marxienne générique du fétichisme de la valeur par le double mouvement de réification des rapports de production par confusion de ces rapports avec leurs supports matériels et de déification (de personnalisation surhumaine) consécutive de ces mêmes supports, et montrera ensuite comment la critique de ses différentes formes et figures court tout le long du Capital, depuis le fétichisme de la marchandise jusqu’à la fameuse formule trinitaire Terre–Capital–Travail.
Le conférencier s’interrogera enfin sur les raisons de l’escamotage de ce fil conducteur, en montrant qu’il tient essentiellement à la méconnaissance du sens profond et radical de la "critique de l’économie politique" par Marx.
En effet, le concept de fétichisme s’insère dans une constellation conceptuelle plus large, permettant d’appréhender la contradiction sujet/objet et de se situer de fait au cœur de la critique marxienne de la praxis sociale.
Conférence donnée dans le cadre du séminaire "Marx au XXIème siècle. L'esprit et la lettre", à Paris I.

Histoire des idées libérales en Europe. Avec Philippe Nemo interrogé par Jean-Gilles Malliarakis.


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06.04.2007

Le propos de cet entretien est d'étudier la tradition spécifiquement européenne du libéralisme.
Contrairement à une opinion répandue, le libéralisme n'est pas un phénomène essentiellement anglo-saxon. Il est représenté dans tous les grands pays d'Europe depuis l'aube des Temps modernes jusqu'au XXe siècle - France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Autriche, Espagne.
Dans tous ces pays, il jaillit de la souche commune de la civilisation européenne, à savoir la synthèse opérée au Moyen Age entre les traditions politiques et juridiques gréco-romaines et la morale judéo-chrétienne.
Il prend ensuite forme à la faveur d'un bouillonnement d'idées qui agite tout le continent de la Renaissance aux Lumières et au-delà.