Le gaullisme social dans la Philosophie de la Misère de Proudhon. Avec Alain Delannoy au Cercle Aristote.


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09.12.2024

Titulaire d'une thèse de doctorat en langue et littérature françaises sur l'oeuvre de Proudhon d'un point de vue littéraire, Alain Delannoy nous emmène explorer l'œuvre majeure du philosophe socialiste français Système des contradictions économiques qui permet de comprendre ses positions sur le capital, l'État et la justice sociale.
L'occasion de plonger dans les débats sur l'héritage proudhonien, son conflit avec Marx et les nombreuses incompréhensions qui s'en sont suivies quant au sens de sa pensée.

La raison décoloniale, une contre-révolution intellectuelle. Avec Pierre Gaussens sur Martin Eden Podcast.


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11.2024

Le capitalisme et la modernité seraient intrinsèquement liés à un racisme d'essence coloniale et à la domination de l'Occident sur le Sud global : tel est le postulat des décoloniaux. Face à une rationalité considérée comme eurocentrique, face à un système de pouvoir qui chercherait à maintenir les "non-Blancs" dans une position subalterne, ils prônent un retour aux formes de savoir et aux visions du monde des peuples indigènes.
À l'heure où les théories décoloniales, nées en Amérique latine, gagnent du terrain dans les milieux universitaires et militants, Pierre Gaussens fait entendre une autre voix. Il démontre comment ces théories propagent une lecture simpliste de l'histoire et des rapports de pouvoir, et comment leur focalisation sur les questions d'identité ethno-raciale relègue au second plan l'opposition pourtant fondamentale entre riches et pauvres.
À l'horizon, une conviction : seul un anticolonialisme fondé sur une critique radicale du capitalisme permettra de sortir de cette impasse, en dépassant toute soif de revanche pour retrouver le contenu universel des luttes d'émancipation.

Forme animale et forme humaine : autour de la pensée d'Adolf Portmann. Avec Jacques Dewitte, Dominique Lambert, Fabrice Hadjadj, Emmanuel Mejia et Henri Torrione à l'Institut Philanthropos.


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2018

La pensée d'Adolf Portmann, biologiste et philosophe du vivant, interroge la nature même de l'apparence et de la forme dans le monde animal et humain. En mettant en lumière l'importance de l'auto-présentation des êtres vivants, son œuvre ouvre des perspectives nouvelles sur la finalité du vivant, la place de l'homme dans la nature et les limites du darwinisme classique.
Ce colloque propose d'explorer ces thématiques à travers plusieurs approches : la possibilité d'une autre science du vivant, la finalité de l'apparence entre auto-conservation et expression, ou encore les évolutions récentes du darwinisme. Il s'agit aussi de réfléchir à la spécificité humaine à travers le prisme de la philosophie aristotélicienne, du rapport à l'animalité dans la chasse et des tensions entre anthropomorphisme et exception humaine.
À travers ces échanges, il importe d'approfondir notre compréhension des formes du vivant et de questionner la manière dont nous, humains, nous situons dans le monde naturel.

Pulsion. Avec Frédéric Lordon et Sandra Lucbert au Centre National de la Danse à Pantin.


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17.01.2025

On fait – mais on ne sait pas ce qu'on fait. On parle – on ne sait pas ce qu'on dit. Pas davantage à qui. On défère, on ignore à quoi. On accumule des biens, mais sans idée de ce qu'on cherche.
Double-fond des actions individuelles. Et double-fond des rapports sociaux. Qui, à leur logique propre, ajoutent celle, le plus souvent inaperçue, de l'investissement pulsionnel.
C'est la psychanalyse qui a ouvert cette perspective, et c'est elle qui l'a refermée. Ouverture : les concepts du double-fond – pulsion, inconscient, jouissance, fantasme, refoulement. Fermeture : LePhallus, LaCastration, LaLoi – soit la transfiguration à majuscules d'un ordre social-historique contingent en éternité du Symbolique. La psychanalyse s'est voulue science générale, elle a seulement fait la théorie psychique d'un lieu et d'un temps. Son "général" transpirait l'Occident patriarcal.
Alors, reprendre tout l'appareil conceptuel – pour le brancher sur la variabilité des mondes collectifs.
Avec l'oubli – le discrédit – de la psychanalyse, la pulsion s'était absentée du discours. En réalité, elle n'a jamais cessé d'irriguer les formations sociales et leurs rapports. Entre capitalisme devenu forcené et fascisme de retour, la voilà même qui sature à nouveau le paysage politique – pas pour le meilleur. Déterminante d'autant plus qu'invisible. Il était temps de s'en occuper à nouveau.

Giorgio Locchi, une pensée européenne. Avec Antoine Dresse et Pierluigi Locchi sur Méridien Zéro.


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03.2023

Philosophe, journaliste et essayiste, Giorgio Locchi (1923-1992) fut l'une des figures tutélaires de la Nouvelle Droite, tutélaires mais lointaines, effet du temps. Raison pour laquelle il fallait le remettre à l'honneur !
C'est l'objet de cette émission où son fils Pierluigi Locchi, accompagné d'Antoine Dresse, nous présentent les grandes lignes de force de sa pensée, en revenant notamment sur le mythe surhumaniste et sa philosophie de l'histoire.
L'occasion de renouer avec un auteur fascinant qui fut un réel maître à penser.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Martin Buber et la réciprocité. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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14.11.2023

Produit typique de la symbiose judéo-allemande, Martin Buber (1878-1965) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands penseurs juifs du XXe siècle. L'originalité de son parcours n'en est pas moins souvent méconnue. Influencé dans sa jeunesse par la pensée de Nietzsche et la philosophie romantique de la vie, auteur d'une thèse de doctorat sur la mystique rhénane, il adhéra dès 1898 au mouvement sioniste parce qu'il y voyait une occasion pour le peuple juif de se régénérer en développant une "nouvelle culture de la beauté", vision "culturelle" qui le mit vite en opposition avec Theodor Herzl. Très proche de l'anarchiste Gustav Landauer, mais aussi de plusieurs représentants de la Révolution Conservatrice allemande, il se fit ensuite connaître par ses travaux sur le hassidisme, mouvement mystique juif antimoderne dans lequel il voyait l'exemple même d'une "tradition vivante".
Mais c'est surtout dans son livre le plus célèbre, Le Je et Tu (1923), que Buber s'est définitivement affirmé comme le théoricien d'une identité communautaire fondée sur la réciprocité : "Au commencement est la relation, qui est une catégorie de l'Etre". Les deux termes essentiels qui fondent la dialectique de la relation (que ce soit avec les autres hommes, la nature ou le cosmos tout entier) sont le Je-Tu, qui seul permet un véritable dialogue, et le Je-Cela, attitude réductrice et égotiste qui transforme les personnes en simples objets.
Une oeuvre à découvrir.

Émission du "Libre Journal de la Nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Un parti pris de la diversité des formes : Aristote, Heidegger et Arendt. Avec Jacques Dewitte au Cercle Aristote.


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01.12.2024

Depuis une époque immémoriale, nous sommes entourés d'êtres et de choses - des animaux et des plantes, des objets quotidiens, des bâtiments - qui ont une forme reconnaissable, un certain "visage", et c'est une donnée première de notre expérience. Cela contribue à tisser une "texture des choses" que diverses théories contemporaines, de concert avec certaines forces sociales, s'emploient à défaire ou tendent à nier. Ainsi s'effectue peu à peu, de diverses manières, une disparition des formes et un retour à une réalité supposée être originairement un flux indifférencié.
Pour s'opposer à cette tendance à la fois intellectuelle et sociale, Jacques Dewitte met en évidence, à travers des lectures serrées d'Aristote, Heidegger et Arendt, un terrain commun pouvant accueillir à la fois une pensée des apparences vivantes et du tact qu'exige toute classification, une exigence de faire des distinctions conceptuelles dans la théorie sociale et politique.
Une réflexion fondamentale, donc, au sens où il pose les fondements rationnels de l'émerveillement devant un "monde beau et très divers".

Renouer avec la critique de la propriété. Avec Pierre Crétois pour l'Université Populaire de Bordeaux.


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02.02.2023

De la critique marxienne de la propriété, fidèles en cela au Manifeste du Parti Communiste, les luttes ont surtout retenu la mise en cause de la grande propriété, de la propriété capitaliste et des moyens de production avec toutes les inégalités et les dominations qu'elles véhiculent. Mais on peut avoir tendance à tenir éloigné de tout reproche la petite propriété individuelle, fruit du labeur. Le partage des richesses signifiant alors non pas remise en cause de la propriété privée, mais meilleur partage de celle-ci.
Pourtant, ne pourrait-on pas renouer avec ce qui, dans la critique marxienne, s'attaquait au concept même de propriété (dans les Manuscrits de 1844 en particulier) ? Ne serait-ce pas la propriété privée que les périodes moderne et contemporaine ont vu naître qui représente un concept intrinsèquement problématique ?
Pour faire face aux défis écologiques, à la nécessité du partage de ressources de plus en plus rares et de l'inclusion de l'ensemble des droits et contraintes qui doivent être pris en compte dans l'usage d'un monde plus que jamais commun, ne conviendrait-il pas de reprendre, à nouveaux frais, la critique de la propriété privée ?