Présentation de "Propaganda" d'Edward Bernays, par Normand Baillargeon sur CHOQ FM.


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09.04.2008

Normand Baillargeon présente le livre d'Edward Bernays "Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie", écrit en 1928. Ce personnage, bien que mal connu, est considéré comme le père des relations publiques et a durablement influencé le fonctionnement des démocraties libérales au XXe siècle.
Il est également question de la première traduction de "Principes de reconstruction sociale" (1916) de Bertrand Russell.
Emission "Les publications universitaires".

Raison critique et raison dialectique. À propos de "Histoire et dialectique de la violence". Avec Philippe Raynaud à l'ENS Paris.


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26.11.2005

Philippe Raynaud rappelle d'abord les rapports entre Satre et Aron pour ensuite présenter la grande critique formulée par Aron à l'encontre de la philosophie de Sartre.
C'est en partant d'une analyse de la "Critique de la Raison dialectique" qu'Aron interprète la philosophie de l'histoire et la politique de Sartre, pour en dégager les erreurs ou les postulats injustifiés qui amènent Sartre à devenir apôtre de la violence.
La conférence est prononcée dans le cadre du colloque "Raymond Aron : genèse et actualité d’une pensée politique."

Le Mythe de Pandore. Avec Jean-Pierre Vernant au Lycée de Sevres.


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27.11.2003

Avec ce retour sur le mythe de la première femme, Jean-Pierre Vernant s'adresse simplement à des auditeurs qui voudront bien consacrer une heure à l'explicitation d'une histoire.
Un mythe parmi d'autres ? Oui, car "comme beaucoup de mythes grecs, on s'aperçoit qu'il y a, à travers l'intrigue, sans avoir l'air de rien, une forme de sagesse, une forme de réflexion sur ce que nous sommes, sur la condition humaine." Un mythe parmi d'autres car la question particulière qu'il pose est, comme si souvent dans la mythologie grecque, une question aussi cruciale qu'éternelle : "Cette question -pourquoi deux sexes ?- est fondamentale parce qu'on ne peut comprendre ce qu'est l'homme tant qu'on n'a pas élucidé les questions d'une sexualité double. Ni comprendre ce qu'est le monde, ni désigner par la parole chaque réalité de ce monde."
Et cette histoire raconte posément la première femme, qui fut écrite par Hésiode : Pandora. Elle est la divine séductrice inventée par les Dieux, qui se vengent d'un humain trop malin. Cet homme qui a tenté de les avoir, c’est Prométhée, défini par Vernant comme "le soixante-huitard de l’Olympe, qui (…) va essayer de berner Zeus en faveur des hommes." Pour définitivement punir les hommes de leur manoeuvre de subversion, Zeus va créer cette éternelle tentatrice que les religions ont inlassablement réinventée à l'image de celle que lui avait donnée les Anciens. "Elle rayonne de charis. Le charme, la beauté, la séduction." Mais la belle cache derrière cette apparente perfection une "âme de voleuse".
Cette intervention nous permet alors de repenser notre histoire, nos sexes, nos origines. Et les dieux sur lesquels ces histoires ont été bâties.
L’occasion de nous reposer la question du vrai et du faux, du vu et du raconté, de l’évident et du caché. Ce "hiatus entre l’apparence, l’apparaître et la réalité." L’occasion, comme l’essence de la philosophie le demande, de questionner la question. Et peut-être la plus cruciale, puisqu’il s’agit avant tout de la naissance, de la différence entre l’homme et le divin, de l’ambiguïté d’une figure divine enfermant en elle tous les paradoxes humains. En un mot, "dans cette narration compliquée, amusante je crois, on voit qu’il peut y avoir dans un récit mythique, par-delà le divertissement, un problème affronté sans jamais être explicitement posé : Nous les hommes, qui sommes-nous ? Et pourquoi ne peut-on pas être des hommes s’il n’y a pas aussi des femmes avec nous ?"

Gombrowicz, un structuraliste de la rue. Avec Jean-Pierre Salgas sur France Culture.


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21.03.2011

Jean-Pierre Salgas revient ici sur la trajectoire à rebours de l’auteur de Ferdydurke, romancier-philosophe passé de la "périphérie de l’Europe" (Pologne) à la "périphérie du monde" (Argentine), avant de s’achever dans l’ "entre-centre" (Paris), et se définissant lui-même comme un "structuraliste de la rue".

Le discours libéral : sophismes et théologie. Avec Dany-Robert Dufour à Marseille.


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17.11.2011

Au cours des cents dernières années, le monde a vécu sous l’emprise des communismes réels et sous l’emprise des fascismes et du nazisme. Le libéralisme nous a heureusement libérés de ces régimes totalitaires. Mais aujourd’hui, le libéralisme, en devenant le discours dominant du monde actuel, en prétendant dire la vérité du rapport entre les hommes, est en train de devenir un nouveau totalitarisme. Plus rien en effet ne doit désormais échapper au Marché.
Il est temps d’interroger ce qu’il en est de la vérité et de la fiction dans le discours d’inspiration libérale qui régit aujourd’hui non seulement l’économie marchande, mais aussi les autres économies humaines (économies politique, symbolique, sémiotique). Quels sont les fondements théologiques de ce discours et en quoi tout en se présentant comme scientifique, rompt-il avec le discours du Logos en réutilisant des procédés notoirement sophistiques ?
Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Miracles et mirages de la représentation. Vérité, Fiction, Connaissance."

Philosophie des mathématiques. Avec Jean-Michel Salanskis à Citéphilo.


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13.11.2008

Pourquoi une philosophie des mathématiques ? Parce que la philosophie provient de la mathématique, et ne peut éviter de se retourner sur celle-ci pour penser leur limite commune.
Quelle est la tâche de la philosophie des mathématiques ? Elle doit répondre aux cinq questions traditionnelles qui la structurent : celle de la démarcation entre philosophie et mathématiques, celle du statut de l’objet mathématique, celle du rapport entre mathématiques et logique, celle de l’historicité de la mathématique, celle enfin de la géographicité de la mathématique (de sa division en branches).
Pierre Cassou Noguès présente et interroge Jean-Michel Salanskis pendant cette conférence.
Remarque : la qualité de l'enregistrement audio est médiocre.

Le communisme comme Tradition Primordiale. Par Francis Cousin sur le LibreTeamSpeak.


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13.05.2012

Francis Cousin voit l'histoire et la vie comme un combat immanent entre l’Être et la Marchandise. 
Le monde semble, selon lui, le lieu du combat "radical" entre ces deux substances primitives. 
Comme le Mal porte la division au sein du Bien pour régner, la spécialisation dans la communauté des hommes (l’Être) est le fruit de l’action de la Marchandise, et cette division fait l’Être s’entre-déchirer.
D’où la critique radicale de la Marchandise, propre, selon lui, au cosmos sacral indo-européen, vu comme la réaction de l’Être face à son adversaire, la Marchandise.

La Cité perverse. Par Dany-Robert Dufour à la Librairie Tropiques.


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24.10.2009

La crise actuelle n'est pas seulement économique et financière, mais affecte tous les domaines de la vie en société. Elle révèle la perversion fondamentale au coeur de notre monde, qui consiste à exhiber sa jouissance et à monnayer cette exhibition. L'auteur revisite l'histoire de la pensée, depuis Saint-Augustin jusqu'à Jacques Lacan en passant par les penseurs libéraux, et dresse la géographie de cette 'cité perverse' dans laquelle nous vivons, de plus en plus violente et explosive, et au final plus puritaine que jouisseuse.