Histoire et signification de la République en France. Avec Thomas Branthôme pour La France insoumise.


(0)
520 Vues
0 commentaire
23.02.2019

La République est un idéal, gorgé du désir d'un monde meilleur, plus juste, plus démocratique et plus égalitaire. En ce sens, elle est aussi une promesse.
Pourtant, le concept de "République" apparaît aujourd'hui vidé de son sens pour bon nombre de nos concitoyens : à force d'entendre les mêmes grandes déclarations faites d'un assemblage d'éléments de langage désincarnés, tout ceci apparaît comme de la comédie.
Il faut, pour revitaliser la République, procéder à un travail de resignification. Dire d'où elle vient, quelle est sa spécificité, ce qu'elle engage et qu'elle exige.
C'est ce à quoi s'emploie l'historien du droit Thomas Branthôme, afin que la République retrouve son sens perdu et que ceux qui s'en réclament participent à une transformation réelle du monde.

Res publica : quelques réflexions romaines sur la chose publique. Avec Claudia Moatti à l'Université de Bordeaux.


(0)
414 Vues
0 commentaire
04.04.2017

Qu’est-ce que la "chose" publique, la res publica ? Et qu’est-ce que l'indétermination originelle de la "chose", puis sa substantialisation à partir du IIe siècle avant notre ère, disent de la conception du politique dans la Rome républicaine ?
Dans cette conférence, la professeur d'histoire romaine Claudia Moatti nous montre quelques déplacements qui affectent la notion jusqu'au début du principat et analyse les enjeux et les effets du processus de formalisation qui reflète, chez une partie de l'élite, une volonté de mettre un terme au mouvement de l'histoire.

Apprendre, éduquer, transmettre. Avec Barbara Stiegler à Cap-Ferret.


(0)
447 Vues
0 commentaire
08.06.2019

La philosophe Barbara Stiegler vient de publier "Il faut s'adapter" : Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 2019), dans lequel elle se penche sur les sources biologiques du néolibéralisme.
Car cette idéologie est beaucoup plus structurée, politique et hégémonique que l'affiliation à une simple théorie économique pourrait le laisser penser. C'est avec elle que les catégories empruntées à la biologie que sont l' "évolution", la "sélection", l' "adaptation" et la "compétition" se sont mises à dominer l'ensemble du champ politique contemporain, particulièrement dans les domaines du droit, de l'éducation et de la santé.
Barbara Stiegler, dont les travaux sont à situer dans la lignée de ceux entamés par Michel Foucault, réinstruit le procès du néolibéralisme.

Entretien mené par Sylvie Hazebroucq dans le cadre des 8e rencontres "Cap Philo".

Politique, société et psychologie : notes de lecture, par Michel Drac.


(0)
2785 Vues
0 commentaire
2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société. De la philosophie politique aux problèmes de psychologie sociale, comprendre les visions du monde et les habitus qui structurent des collectifs où certaines minorités actives doit nous permettre d'avoir une compréhension plus fine de la marche du monde.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

Profession philosophe. Avec Blandine Kriegel sur France Culture.


(0)
557 Vues
0 commentaire
02.11.2018

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ? C'est au tour de la philosophe Blandine Kriegel, née en 1943, de répondre à ces questions.
Marquée par son travail avec Michel Foucault et fidèle à la philosophie née de la rencontre entre l'école française d'histoire des sciences et le structuralisme dans les années 60, elle prône une philosophie qui s'exerce en bon entendement avec les sciences et l'histoire. Professeure émérite des universités, elle fut présidente du Haut Conseil à l'intégration, conseillère de Jacques Chirac et membre du Comité consultatif national d'éthique.
Retour sur un parcours riche et engagé, à contre-courant des modes intellectuelles.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Anastasia Colosimo.

Wilhelm von Humboldt : fécondite de la société civile, stérilité de l'Etat. Avec Alain Laurent sur Radio Courtoisie.


(0)
642 Vues
0 commentaire
20.02.2012

Rédigé par Wilhelm von Humboldt en 1791/92, l'Essai sur les limites de l'action de l'Etat compte au nombre des grands classiques de la philosophie politique.
Immédiatement alors salué comme pièce maîtresse de la philosophie libérale, l'Essai développe en effet une implacable argumentation contre toute extension de l'intervention de l'État au-delà de la garantie de la sûreté à tous – même et surtout si cette intervention est motivée par le soin du "bien positif" des citoyens, que Humboldt juge liberticide.
La grande richesse de l'Essai provient assurément de cette affirmation d'une dimension existentielle et spirituelle de la liberté, elle-même facteur du perfectionnement harmonieux de l’humanité...

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Le populisme en question. Avec Alain de Benoist et Chantal Mouffe sur RT France.


(0)
531 Vues
0 commentaire
01.07.2019

Le nouveau clivage politique en gestation va-t-il se restructurer entre les populistes illibéraux et les partis libéraux de l'oligarchie comme le pense Alain de Benoist, ou entre populistes de droite et populistes de gauche comme le soutient Chantal Mouffe ?
Pour comprendre les enjeux de cette querelle autant interprétative que performative, il faut écouter attentivement ce débat entre les auteurs de Le moment populiste : droite-gauche, c'est fini ! (Pierre-Guillaume De Roux, 2017) et Pour un populisme de gauche (Albin Michel, 2018).
Une chose est certaine : les fronts bougent, et la bataille politique ne fait que commencer !

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

La liberté d'expression face au blasphème. Avec Anastasia Colosimo aux rencontres philosophiques de Monaco.


(0)
566 Vues
0 commentaire
15.02.2018

Le blasphème est, depuis ses origines, un concept politique qui n'intéresse le religieux que marginalement. Jérusalem, Athènes, Rome, les morts fondatrices de Socrate et de Jésus-Christ, tous deux condamnés à la peine capitale, le premier pour impiété, le second pour blasphème, ainsi que la Torah, l'Évangile et le Coran témoignent que l'histoire de l'interdiction du blasphème est avant tout celle de sa fonction politique, qui est d'éliminer celui qui nuit à la communauté.
Avec l'apparition de la modernité, l'invention de la tolérance et la proclamation de la liberté d'expression comme droit fondamental, le blasphème aurait dû disparaître. Il s'est en fait transformé.
De Salman Rushdie à Charlie Hebdo, il est même devenu l'enjeu de crises planétaires répétées. Dans le monde musulman, son interdiction est aujourd'hui un outil redoutable de répression des minorités au niveau national et d'accélération de choc des civilisations au niveau international.
À ce défi, l'Europe prétend répondre par la liberté d'expression, bien que la majorité des pays occidentaux continue à condamner le blasphème, compris non plus comme une offense à Dieu, mais aux croyants, signe d'une sécularisation dévoyée.
C'est particulièrement le cas en France où la prolifération des lois venant limiter la liberté d'expression a fini par réinstaurer un délit de blasphème tout en multipliant les délits d'opinion...