Peut-on encore imaginer des utopies en politique ? Avec Francis Wolff à la Fondation Jean Jaurès.


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08.11.2017

Le discours politique défendant l'efficacité avant tout a-t-il remplacé l'utopie d'un projet politique ? Les deux sont-ils compatibles ? Si de nouvelles utopies sont envisageables, quelles sont-elles ?
À l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Trois utopies contemporaines (Fayard, 2017), le philosophe Francis Wolff vient débattre de ces questions.

Une conférence animée par Gilles Finchelstein.

Soros et l'Open Society. Avec Pierre-Antoine Plaquevent pour Culture Populaire.


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10.2018

Pierre-Antoine Plaquevent nous livre un travail d'enquête et d'analyse. En plus de la biographie et de George Soros et de l'exposition de son idéologie, on y trouve recensé l'ensemble des actions des ONG de la "société ouverte".
Des actions qui se déploient dans les domaines de l'immigration de masse, de la dépénalisation de l'usage des drogues, de la promotions de nouvelles normes sociétales, de l'influence médiatique ou du changement de régimes politiques. Cette action de subversion globale touche toutes les sociétés et trouve sa source d'inspiration dans une vision du monde précise : la société ouverte comme projet de fin des nations et de l'Histoire. Une fin de l'Histoire qui doit conduire par étapes à l'intégration de l'humanité tout entière au sein d'un ordre politique unique et planétaire.
Il s’agit de comprendre comment, à la confluence de la cybernétique, du soft-power et du millénarisme politique, des pouvoirs non-élus ont élaboré un outil de domination des populations qui n’a pas son équivalent dans l’Histoire. En prendre connaissance est déjà le début d’une solution.
Et à l'heure où notre nation se rapproche chaque jour de la débâcle politique, sociale et civilisationnelle généralisée, il est important d'effectuer le bon diagnostic des forces qui travaillent à nous déconstruire depuis plusieurs décennies. La dislocation de la société contemporaine n'est pas une fatalité : elle a des causes que l'on peut identifier et dont on peut tracer la généalogie.

Europe, Nation, Démocratie. Avec Jean-Marc Ferry et Pierre Manent à Répliques sur France Culture.


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15.04.2006

Est-ce que l'identité européenne peut être appréhendée uniquement par un principe d'ouverture faisant fi des réalités substantielles qui constituent l'être européen ?
Alors qu'en Europe les débats sur la post-nationalité sont à la mode dans les milieux universitaire et médiatique, le refus de l'adoption de la constitution européenne par le peuple français lors du référendum de 2005 pose un certain nombre de questions.

Spinoza, l'autre voie. Avec Blandine Kriegel au Cercle Aristote.


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18.10.2018

Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même "médiéval". Sa philosophie est, en effet, étrangère à la voie moderne principale portée par Descartes, Kant, Hegel, celle de la philosophie du sujet et de l'esprit qui a exalté le "je pense" et valorisé la volonté. Un sujet bientôt élargi à des identités collectives et démiurgiques - le peuple, la classe, quelquefois la race - pour promouvoir avec la volonté de puissance "le maître et possesseur de la nature".
Ce n'est pas d'aujourd'hui que ce parcours subjectiviste, qui aboutit à "Dieu est mort" et à une vie humaine "par-delà le bien et le mal", a suscité dans la montée du nihilisme la crise de la modernité.
Mais maintenant, astrophysiciens, psychanalystes et neurophysiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, ainsi que la jeune génération, se sont mis à lire Spinoza. Et si, à côté du logiciel classique d'analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations ? Quelle est donc cette philosophie ? Que nous apprend-elle sur la démocratie, la puissance de l'homme et de la nature ? À travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c'est cette autre voie alternative que nous présente Blandine Kriegel.

Les identitaires sont-ils en train de gagner ? Avec Alain de Benoist, Aurélien Bellanger et Dominique Reynié sur France Culture.


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16.09.2018

L'ouverture de la Nouvelle librairie rue de Médicis à Paris invite à s'interroger. Libraire historique ayant été la propriété du mouvement de l'Action Française fondé par Charles Maurras avant d'être reprise ensuite par George Valois, elle a rouvert cet été 2018 sous la direction de François Bousquet, le rédacteur en chef de la revue Eléments, qui veut en faire un instrument de "guérilla culturelle".
Pendant ce temps, Frédéric Taddeï commence une nouvelle émission sur la chaîne officielle du gouvernement russe Russia Today, Natacha Polony prend la tête de Marianne, et à Lyon, Marion-Maréchal Le Pen ouvre l'Institut des sciences sociales économiques et politiques destiné à former les cadres de "la jeunesse conservatrice". Bien sûr, ces figures sont toutes différentes, mais, sur les ruines d'une gauche qui, pour reprendre les termes de Pierre Rosanvallon, n'a plus rien à dire, elles ont pour point commun de se lancer toutes à l'assaut d'un paysage culturel hanté par la correction politique.
Cette émission se propose donc de se pencher sur le mouvement politique peut-être le plus important du XXIe siècle, ce mouvement multiforme et parfois contradictoire, que l'on appelle populisme ou identitaire, qui est aussi difficile à définir qu'à comprendre, mais qui, né en France dans les dernières années du XIXe siècle, s'est étendu aujourd'hui de la Hongrie à l'Italie, des Etats-Unis à la Pologne et à la Russie, de l'Allemagne à l'Autriche, et semble en passe de gagner la bataille sinon politique, du moins culturelle.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

Le peuple contre la démocratie. Avec Yascha Mounk, Gilles Finchelstein et Nicolas Baverez à la Fondation Jean Jaurès.


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05.09.2018

La démocratie libérale est à un point critique de son histoire. Pris entre les deux extrêmes de nos systèmes politiques – des démocraties illibérales, dirigées par des démagogues populistes, et des libéralismes non démocratiques gouvernés par des élites technocrates –, les citoyens, surtout les jeunes, perdent confiance et la démocratie s’étiole.
Un débat se tient sur ce sujet à l'occasion de la venue en France de Yascha Mounk, professeur à Harvard et auteur du récent et roboratif Le peuple contre la démocratie (Éditions de l'Observatoire). Il est interrogé par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, et Nicolas Baverez, historien et économiste, au cours d'une soirée animée par Raphael Bourgois.

Droits de l'homme, loi naturelle et droit naturel. Avec Pierre Manent, Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard sur Radio Courtoisie.


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02.05.2018

La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus.
La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise. Elle ne protège plus la vie des institutions qu'il s'agisse de la nation, de la famille, de l'université, mais donne à tout individu l'autorisation inconditionnelle d'y accéder. L'institution n'est donc plus protégée ni réglée par une loi opposable à l'individu ; celui-ci jouit d'un droit inconditionnellement opposable à l'institution.
Dans ses récents travaux, Pierre Manent montre que cette perspective livre les éléments constituants de la vie humaine à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d'évaluation.
Une fois que sont garantis les droits égaux de faire telle action ou de conduire telle démarche, il reste à déterminer positivement les règles qui rendent cette action juste ou cette démarche salutaire pour le bien commun. La loi naturelle de la recherche du bien commun se confond avec la recherche des réponses à la question : comment orienter ou diriger l'action que j'ai le droit de faire ?
Et c'est en compagnie de Philippe Pichot-Bravard et Guillaume Bernard que Pierre Manent nous introduit à ces questions dont l'actualité est brûlante.

Émission du "Libre Journal des débats", animé par Charles de Meyer.

Exorganologie : panser la post-vérité dans la post-démocratie. Un séminaire de Bernard Stiegler pour l'école Pharmakon.


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2018

Dans ce séminaire, Bernard Stiegler poursuit sont de l'exorganogenèse de l'urbanité. Il décrit ainsi la transformation des organes exosomatiques s'agrégeant pour former les exorganismes complexes : les villes, les usines et leurs relations, qui se substituent au lien entre villes et Eglises. Les territoires urbains acquièrent ainsi à l'époque industrielle des traits nouveaux - caractéristiques de l'Anthropocène.
Quelle était la fonction de l'Eglise ? Vieille question sur laquelle Bernard Stiegler revient à l'époque où nous croyons devoir projeter une finalité dans l'Anthropocène et contre l'anthropie en quoi il consiste.
Il faut ici rappeler la finalité de ce séminaire : il s'agit de projeter une sortie de l'Anthropocène, c'est à dire une perspective vers le Néguanthropocène, par la reconstitution d'une macro-économie guidée par ce que nous appelons la néguanthropie comme critère définitoire de la valeur.
L'économie de la néguanthropie, ou anthropie négative n'est pas simplement la translation de l'entropie négative telle que Schrödinger tente de la penser dans l'organique. Le passage à l'exorganique nécessite en effet une reconceptualisation qui dépasse les concepts de néguentropie dans le champ technologique, tels qu'ils sont issus de la théorie de l'information.
Ces conditions exorganiques passent par la question du droit telle qu'elle est liée aux conditions de transformation de la mémoire, et à la circulation de ce que l’on appelle depuis moins de deux siècles l' “information”. Elles donnent à considérer nouvellement la place de l'art, le rôle des archives et leur centralité, la réticulation intra-urbaine et extra-urbaine, telle que s'y produisent des relations d'échelles qui, à notre époque, sont au cœur des "plateformes" devenant biosphériques en mettant en œuvre des technologies de scalabilité.