La peur des barbares. Avec Tzvetan Todorov à la Bibliothèque municipale de Lyon.


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21.01.2009

À travers une géopolitique des passions, Tzvetan Todorov présente, dans son dernier livre, l'Occident et le monde tels que l'après-guerre froide les a façonnés : après l'espoir déçu d'un nouvel ordre mondial harmonieux, la place est laissée aux conflits et aux oppositions de toutes natures, sur fonds de développement technologique ultra-rapide.
Les passions qui agitent les pays du monde aujourd'hui, l'appétit, le ressentiment et surtout la peur renferment en elles-mêmes des germes inquiétants, comme le rejet de l'Islam et la xénophobie. La peur des barbares est ce qui risque de nous rendre barbares. Et le mal que nous nous ferons dépassera celui que nous redoutions au départ.
L'histoire nous l'enseigne : le remède peut être pire que le mal. Pour l'historien, le dialogue des cultures, riche de l'histoire universelle et d'un véritable respect de l'autre, permettra de surpasser la peur. Le moment est venu pour chacun de prendre ses responsabilités : il faut protéger notre fragile planète et ses habitants si imparfaits, les êtres humains.

Les peurs hier, aujourd'hui et demain. Avec Jean Delumeau et Mireille Delmas-Marty sur France Culture.


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14.08.2011

Catastrophes environnementales, violences urbaines, précarisation de l’emploi, risques épidémiologiques : tout semble, en ce début de XXIe siècle, participer du renforcement de notre sentiment de peur.
Ou plutôt faudrait-il parler plus justement de nos peurs. Ces peurs qui nous rappellent l’incertitude propre à notre condition humaine et nous font réagir à toute forme d’intrusion ou d’étrangeté.
Peur de l’autre, peur de l’étranger, peur de la différence... peur de l’humain ?
Pour tenter d’atténuer ce sentiment, la plupart de nos sociétés occidentales ont choisi de renforcer, au moyen du droit, leurs outils de contrôle.
Or, ces formes de politique sécuritaire n’accroissent-elles pas paradoxalement nos peurs ? Ne produisent-elles pas à leur tour de nouvelles formes de peur ? Ou du moins, n’instrumentalisent-elles pas ces dernières afin d’assurer la pérennité de leur pouvoir ?