Connaissez-vous Henri Vincenot ? Avec François Bousquet et Olivier François sur Méridien Zéro.


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07.04.2017

Nous est ici proposé le portrait d'une figure attachante de la littérature française contemporaine et enracinée : Henri Vincenot.
Loin d’être dépassées, les idées de cet auteur bourguignon et la saveur de ses écrits doivent être transmises et c'est à cette tâche que s'attellent les deux invités François Bousquet et Olivier François, "plumes" entre autres de la revue Eléments.

Une émission animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Histoire de l'industrialisation de l'élevage, de 1860 à nos jours. Avec Fabrice Nicolino à Drucat-le-Plessiel.


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11.09.2016

Dans cette conférence, Fabrice Nicolino revient sur les révolutions qui ont ébranlé l'agriculture : la standardisation à outrance et la mécanisation des cultures et de l'élevage, l'utilisation des pesticides et des engrais, l'influence grandissante des ingénieurs agronomes, le remembrement des terres, la limitation des semences, la mise de l'agriculture au service de l'industrialisation. Et aujourd'hui, le braquage des terres à l'étranger pour pallier le manque de surface agricole.
Il déplore ces commandos français venus de l'Inra, de la recherche, de la haute administration, du syndicalisme paysan officiel qui, enivrés d'Amérique, ont sauté sur les campagnes, fusillant sans jugement quelques millions de paysans, enfermant à triple tour veaux, vaches et cochons, inondant les champs de nouvelles molécules chimiques, et finissant la journée en se tapant dans le dos de contentement.
Reste aujourd'hui une question : ce qui a été fait peut-il être défait ? Oui, nous dit-il !
Une autre histoire était possible. Un autre monde reste à construire. Fabrice Nicolino nous bouscule et appelle à retrouver la raison ainsi que, pour citer Paul Ricoeur, "la simplicité des choix fondamentaux".

Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle. Avec François Jarrige, Vincent Bourdeau et Jean-Numa Ducange au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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08.04.2016

Cette séance intègre deux communications : Vincent Bourdeau et François Jarrige interviennent d'abord pour revenir sur l'ANR Utopies 19 dont est issu, notamment, l'ouvrage Quand les socialistes inventaient l'avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860, et Jean-Numa Ducange présente ensuite le projet EUROSOC.
L'intérêt de ces deux projets est que la comparaison historique qu'elles permettent révèle en creux la profonde dévaluation des idées au sein du mouvement socialiste international, avec des variantes nationales bien sûr mais selon un processus structurel généralisé malgré tout. Le socialisme est un objet historique très particulier en ce que son émergence est concomitante de celle des sciences sociales. Ce n'est là ni le fruit du hasard ni même une simple homologie structurelle, mais bien un seul et même processus. Comment comprendre cette dévaluation de la production doctrinale, du débat idéologique dans les partis qui s'en réclament ?
Un autre intérêt de ces deux entreprises réside dans la focale d'analyse : l'étude des media qui servent de supports matériels et de véhicules aux idées socialistes (la prise en compte de la matérialité du texte et des "régimes médiatiques", soit les configurations successives du champ médiatique). Avec en arrière-fond la révolution des techniques de communication qui, comme le télégraphe et le chemin de fer, accélère la circulation de l'information et des idées.
Enfin, ces deux entreprises sont précieuses comme antidote à ce que nous pouvons qualifier de néophilie. Par quelque étrange mouvement de l'histoire qui dépasse de loin la simple mode intellectuelle, le nouveau fait figure d'idole, monnaie dont nul ne discute plus la valeur. On est passé du commentaire des Autorités, de la reproduction des Anciens, de la Tradition à la néophilie, à la valorisation de la novation pour elle-même. Cela a pu participer d'un certain progrès (mais ce mot même, il convient de s'en méfier). Pourtant, la néophilie est aussi une plaie de notre temps. D'une part, elle finit par se suffire à elle-même pour justifier toute nouvelle réforme néolibérale ou conservatrice. On ne compte plus les lois dites de "modernisation" (de l'Université, de l'hôpital), avec les succès que l'on sait, les appels à l'élaboration d'une gauche "moderne", d'un "nouveau progressisme", parmi les écrits sociaux-libéraux. D'autre part, en condamnant l'ancien au nom du fait même qu'il est passé, la néophilie nous empêche de trouver dans le passé des ressources pour l'avenir. Les deux entreprises dont nous parlons ici sont précieuses, précisément parce qu'elles esquissent quelque chose comme une méthode rétro-prospective : rouvrir le passé, souligner sa contingence pour en faire ressortir les possibles non advenus, méditer les échecs ou aller y puiser des ressources pour l'avenir.
L'histoire dont il est question dans ces deux projets de recherche n'est pas seulement la science d'un passé qui serait passé, elle est aussi celle d'un passé qui ne passe pas et d'un autre qui pourrait bien advenir.

Le sacrifice des paysans. Avec Yves Dupont et Pierre Bitoun à l'Université de Caen.


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08.12.2016

Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ?
Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, Yves Dupont et Pierre Bitoun montrent comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l’ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie.
Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes.
Yves Dupont et Pierre Bitoun analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d' "ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales.
De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.

La fin des paysans ou les ravages de la modernisation agricole. Avec François Jarrige aux rencontres de l'Atelier Paysan.


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18.06.2016

François Jarrige, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, revient ici sur le processus d’adoption des machines agricoles dans les campagnes.
On pense souvent que les machines agricoles ont été utilisées en France de manière décisive après la Seconde Guerre Mondiale. C’est vrai, mais dès le XIXeme siècle, les machines sont introduites dans les campagnes, et plus particulièrement les batteuses. Elles vont rapidement rendre obsolètes un certain nombre de travailleurs journaliers. Dangereuses car instables, elles provoqueront de nombreux accidents. Des révoltes ont lieu contre son introduction. En Angleterre, les insurgés signant leurs actes de sabotage du nom de "Captain Swing". De côté des promoteurs, tout un discours de progrès, aidé par les ressorts de la publicité, va être entretenu autour de la généralisation du battage mécanisé.
De manière générale, cette intervention nous permet de prendre du recul face à tous les discours qui placent le développement technologique et technophile comme inéluctable et naturel. Non, le développement actuel de la robotique agricole est bien le résultat d'un choix de société et d’un contexte socio-économique.

Bruxelles contre les terroirs. Avec Périco Legasse et Bernard Lannes à Sciences-Po.


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02.12.2014

Alors que le traité transatlantique pourrait remettre en question les normes agroalimentaires françaises et européennes, le critique gastronomique Périco Légasse et le président de la Coordination rurale Bernard Lannes tentent de comprendre les logiques qui ont fait du paysan français un assisté du contribuable allemand au travers de la PAC (Politique Agricole Commune) et ont soumis l'agriculture française à un modèle productiviste.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

Le peuple dans la Révolution française. Avec Florence Gauthier sur Radio Aligre.


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2016

Le peuple a-t-il une capacité d’organisation et d’action politique ? Par les temps qui courent, on pourrait en douter (apathie généralisée face aux affaires de corruption, aux privations de liberté et l'état d'urgence généralisé) mais la réponse est belle et bien : oui !
Dans cette série d'émissions, Florence Gauthier nous expliquer la place et le rôle du mouvement populaire dans la Révolution française, de 1789 à 1795.
On a souvent tendance à présenter la Révolution française en se focalisant sur les assemblées révolutionnaires et l'oeuvre des hommes politiques de premier plan, juristes et philosophes pour la plupart. On en oublie malheureusement l'acteur central : le peuple. Un rappel salutaire pour nous réarmer sur les plans intellectuel et politique.

Histoire des modes de production et des révoltes. Entretien de Francis Cousin avec Bhû.


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06.2016

Francis Cousin, connu pour sa pensée radicalement opposée à la dictature du fétichisme de la marchandise, fait ici une mise au point sur certaines questions doctrinales fondamentales.

Partie I, index chronologique :
 00:00:00 : Histoire des modes de production
 00:36:35 : Histoire des révoltes dans le monde
 00:51:58 : Lien entre développement des forces productives et environnement
 00:57:21 : Démocratie
 01:12:44 : Parti Communiste

Partie II : Donald Trump et l'extrême droite autrichienne

Partie III : grèves et Nuit Debout