L'Etat pénal ou comment punir les pauvres. Avec Loïc Wacquant.


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2004

Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque "crime et châtiment". Il annonce l’instauration d’un nouveau gouvernement de l’insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulences de la dérégulation économique et de la reconversion de l’aide sociale en tremplin vers l’emploi précaire. Au sein de ce dispositif "libéral-sécuritaire", la police et la prison retrouvent leur rôle d’origine : plier les populations indociles à l’ordre économique et moral émergent.
C’est aux États-Unis qu’a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale aux mouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. Cet exposé démontre comment, à l’ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l’État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l’État pénal.

Crédit à mort : la décomposition du capitalisme et ses critiques. Avec Anselm Jappe à Rennes.


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25.08.2011

Anselm Jappe développe dans un premier temps sa réflexion sur la crise du capitalisme à partir de la critique marxienne de la valeur.
Il réagit ensuite longuement à des questions et interventions dans la salle.
 La critique de la valeur n'est-elle pas une forme d'économisme ? Ne pousse-t-elle pas au pessimisme ?
 Pourquoi la valeur est considérée comme une fait social total (au sens de Mauss) ?
 La crise du capitalisme est-elle une opportunité pour l'émancipation sociale ?
 Qu'est-ce que la lutte des classes ? Faut-il vraiment arrêter de revendiquer pour une redistribution des richesses capitalistes (argent et machandises) ?
 Le capitalisme est-il vraiment en train de s'effondrer ?
 Quels sont les effets du discours de la critique marxienne de la valeur ?
La discussion collective s'ouvre enfin sur la perspective de l'émancipation sociale (Que faire ? Quoi faire ?), au-delà de la forme de vie sociale capitaliste-marchande structurée par le travail socialement médiatisant, le mouvement de la valeur, l'argent et l'Etat.

Les enjeux de la crise financière. Avec Michel Chossudovsky à Montréal.


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27.11.2008

Michel Chossudovsky s'interroge sur les causes et les conséquences de l'effondrement des marchés, et des impacts sur l'emploi et le niveau de vie des populations.
En effet, la décomposition des finances publiques impliquera forcément des coupes dans les services de santé et d'éducation.
L'enrichissement d'une minorité sociale, au travers de cette crise du capitalisme mondialisé, engendrera une mondialisation de la pauvreté.

Paria urbains. Avec Loïc Wacquant chez Daniel Mermet sur France Inter.


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14.06.2006

Penser les banlieues françaises comme une reproduction des ghettos américains permet au gouvernement d’adopter comme aux Etats-Unis des politiques répressives et sécuritaires.
En quoi cette approche -rapprocher les ghettos de nos banlieues- est-elle erronnée ? Participe-t-elle de l' "excuse sociologique" ?
Quelles sont les problèmes spécifiques que rencontre le prolétariat français dé-sosialisé ? Quels pourraient-être les remêdes à de tels maux ?

Surveiller pour discipliner : les transformations contemporaines de l’Etat. Avec Loïc Wacquant au festival Raison d'agir à Poitiers.


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25.03.2010

Le conférencier nous montre que le tour punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du diptyque "crime et châtiment", mais annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale qu’il caractérise de "libéral-paternaliste" : libéral en haut, envers les entreprises et les classes privilégiés, et paternaliste en bas, à l’égard des populations précarisées et déstabilisées par la dérégulation économique et le retrait de la protection sociale.
Au sein de cet État-centaure, la police, les tribunaux et la prison retrouvent leur rôle historique d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent.
Le déploiement de politiques pénales agressives ne participe pas d’un chimérique "programme sécuritaire" qui relèverait du registre de la "répression" : elle s’inscrit au contraire dans la production du Léviathan néolibéral capable de discipliner le précariat postindustriel.

Le Peu. Par Pierre Sansot à l'Université de tous les savoirs.


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28.12.2000

Un voyage au coeur du peu. manifestant une manière de vivre de la sagesse.
"Puisque l'abondance nous est désormais refusée, sachons vivre dans la qualité le peu qui nous est attribué", préconise Pierre Sansot.