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D’après Antoine Compagnon, un antimoderne est d’abord un moderne qui n'a pas bonne conscience !
Ni réellement conservateur ou traditionaliste, ni conformiste ou néo-classique, il est un moderne divisé et partagé. Ces idées fixes sont au nombre de six : historique, la contre-révolution ; philosophique, les anti-Lumières ; morale, le pessimisme ; religieuse, le péché originel ; esthétique, le sublime ; et stylistique, la vitupération.
Mais si Antoin Compagnon dresse ce constat, c'est aussi pour reconnaître que les antimodernes ont été le sel de la modernité, son revers ou son repli, sa réserve et sa ressource.
Philippe Muray, que l'on peut classer dans cette catégorie, accompagne cette émission de ses analyses fines et mordantes.


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La pensée de droite est diverse et changeante, mais par-delà ses multiples déclinaisons à travers l'histoire, Emmanuel Terray pense possible d'identifier un socle commun, un faisceau d'axiomes qui, sans former une doctrine unique, permet aux penseurs de droite d'appréhender les faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier au regard des mêmes valeurs.
Ces axiomes ont pour noms réalisme, ordre, hiérarchie, autorité, patrie, morale.
Ils impliquent une certaine conception de la nature humaine et de l'histoire, une certaine image des rapports entre l'individu, la société et l'Etat, et une certaine idée de la politique.
Enfin, ils organisent les relations que la pensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature très différente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance : d'un côté l'extrême droite, de l'autre l'Eglise catholique.




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