Surveiller pour discipliner : les transformations contemporaines de l’Etat. Avec Loïc Wacquant au festival Raison d'agir à Poitiers.


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25.03.2010

Le conférencier nous montre que le tour punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du diptyque "crime et châtiment", mais annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale qu’il caractérise de "libéral-paternaliste" : libéral en haut, envers les entreprises et les classes privilégiés, et paternaliste en bas, à l’égard des populations précarisées et déstabilisées par la dérégulation économique et le retrait de la protection sociale.
Au sein de cet État-centaure, la police, les tribunaux et la prison retrouvent leur rôle historique d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent.
Le déploiement de politiques pénales agressives ne participe pas d’un chimérique "programme sécuritaire" qui relèverait du registre de la "répression" : elle s’inscrit au contraire dans la production du Léviathan néolibéral capable de discipliner le précariat postindustriel.

La condition humaine n'est pas sans conditions. Avec Jean-Pierre Lebrun à Montpellier.


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17.02.2010

La psychanalyse est aussi une anthropogenèse ; elle dit comment l’être humain s’humanise et identifie les conditions pour que ce processus, que chacun doit refaire pour son propre compte, puisse se réaliser.
La question est de savoir si notre société postmoderne transmet toujours lesdites conditions : comment pouvons-nous ajourd'hui encore nous construire au sein de notre société libérale ?

La violence faite aux images. Avec Jean Baudrillard à l'ENS Paris.


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19.05.2004

Double meurtre symbolique : aujourd’hui tout prend forme d’image, le réel a disparu sous la profusion des images.
Mais on oublie que l’image elle aussi disparaît sous le coup de la réalité. L’image est la plupart du temps dépossédée de son originalité, de son existence propre en tant qu’image, et vouée à une complicité honteuse avec le réel.
La violence qu’exerce l’image est largement compensée par la violence qui lui est faite - son exploitation à fin de documentation, de témoignages, de message (y compris les messages de misère et de violence), son exploitation à des fins morales, pédagogiques, politiques, publicitaires..... Là, prend fin le destin de l’image, à la fois comme illusion fatale et comme illusion vitale.

La lecture bourdieusienne du néolibéralisme et ses implications politiques. Avec Christian Laval au séminaire Sophiapol.


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11.02.2012

Cette intervention vise à mieux comprendre certains aspects du travail de Pierre Bourdieu ainsi que les relations qu’il entretenait avec d’autres disciplines que la sociologie.
Christian Laval tentra d'évoquer sa place parmi les théories sociologiques du politique, certains de ses objets politiques comme le néolibéralisme ou la politique éducative, ou les modalités de son engagement dans l’espace public.

Capitalisme, néolibéralisme et subjectivité. Avec Christian Laval au séminaire Sophiapol.


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28.03.2011

Une réflexion sur le néolibéralisme, forme historique particulière dans laquelle le principe d’illimitation est roi, ce principe tenant au fait que la norme de la subjectivité se calque sur l’accumulation du capital.
Séminaire “Pour une épistémologie du capitalisme”.

Quels retours du récit ? Avec Christian Salmon, Vincenzo Susca et Wajdi Mouawad au Théâtre des idées du Festival d'Avignon.


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20.07.2009

Face au hold-up sur l'imaginaire effectué par les machines à fabriquer des histoires mises en place par l'industrie culturelle ou les officines de communication politique, comment l'art de la représentation peut-il résister à ce nouvel ordre narratif, à l'heure où les frontières entre le réel et la fiction s'estompent ? Comment inventer des histoires et des contre-narrations libératrices face à cette nouvelle "arme de distraction massive" ?
Christian Salmon a mené une longue enquête les techniques de storytelling qui deviennent l'apanage des pouvoirs, comme l'illustre la multiplication aux États-Unis des pratiques narratives dans les domaines les plus divers, tels que le management, le marketing ou la communication politique.
Wajdi Mouawad, quant à lui, s'emploie à réactiver la faculté émancipatrice du récit dans son œuvre théâtrale, en construisant des fictions libératrices qui échappent à l'ordre du discours.
Enfin, le sociologue Vincenzo Susca a exploré la construction fictionnelle de l'ascension de Silvio Berlusconi au pouvoir, à la fois fable émancipatrice et récit manipulateur.
Un dialogue à trois voix pour comprendre comment l'art du récit peut échapper à cette volonté qu'ont certains pouvoirs de vouloir nous "raconter des histoires".

Crise de l'esprit ou avancée de l'intelligence ? Avec Bernard Stiegler aux Matins de France Culture.


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27.12.2004

Est ici présenté une réflexion intéressante sur le mécanisme actuel de destruction du désir et de la libido par l'industrialisation des moyens de marketing et de stimulation, via notamment les moyens multimédia.

De la démocratie participative : fondements et limites. Avec Bernard Stiegler sur France Inter.


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23.04.2006

La crise de la démocratie et de la représentation.
Emission "La bande à Bonnaud".