La violence faite aux images. Avec Jean Baudrillard à l'ENS Paris.


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19.05.2004

Double meurtre symbolique : aujourd’hui tout prend forme d’image, le réel a disparu sous la profusion des images.
Mais on oublie que l’image elle aussi disparaît sous le coup de la réalité. L’image est la plupart du temps dépossédée de son originalité, de son existence propre en tant qu’image, et vouée à une complicité honteuse avec le réel.
La violence qu’exerce l’image est largement compensée par la violence qui lui est faite - son exploitation à fin de documentation, de témoignages, de message (y compris les messages de misère et de violence), son exploitation à des fins morales, pédagogiques, politiques, publicitaires..... Là, prend fin le destin de l’image, à la fois comme illusion fatale et comme illusion vitale.

La lecture bourdieusienne du néolibéralisme et ses implications politiques. Avec Christian Laval au séminaire Sophiapol.


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11.02.2012

Cette intervention vise à mieux comprendre certains aspects du travail de Pierre Bourdieu ainsi que les relations qu’il entretenait avec d’autres disciplines que la sociologie.
Christian Laval tentra d'évoquer sa place parmi les théories sociologiques du politique, certains de ses objets politiques comme le néolibéralisme ou la politique éducative, ou les modalités de son engagement dans l’espace public.

Capitalisme, néolibéralisme et subjectivité. Avec Christian Laval au séminaire Sophiapol.


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28.03.2011

Une réflexion sur le néolibéralisme, forme historique particulière dans laquelle le principe d’illimitation est roi, ce principe tenant au fait que la norme de la subjectivité se calque sur l’accumulation du capital.
Séminaire “Pour une épistémologie du capitalisme”.

Quels retours du récit ? Avec Christian Salmon, Vincenzo Susca et Wajdi Mouawad au Théâtre des idées du Festival d'Avignon.


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20.07.2009

Face au hold-up sur l'imaginaire effectué par les machines à fabriquer des histoires mises en place par l'industrie culturelle ou les officines de communication politique, comment l'art de la représentation peut-il résister à ce nouvel ordre narratif, à l'heure où les frontières entre le réel et la fiction s'estompent ? Comment inventer des histoires et des contre-narrations libératrices face à cette nouvelle "arme de distraction massive" ?
Christian Salmon a mené une longue enquête les techniques de storytelling qui deviennent l'apanage des pouvoirs, comme l'illustre la multiplication aux États-Unis des pratiques narratives dans les domaines les plus divers, tels que le management, le marketing ou la communication politique.
Wajdi Mouawad, quant à lui, s'emploie à réactiver la faculté émancipatrice du récit dans son œuvre théâtrale, en construisant des fictions libératrices qui échappent à l'ordre du discours.
Enfin, le sociologue Vincenzo Susca a exploré la construction fictionnelle de l'ascension de Silvio Berlusconi au pouvoir, à la fois fable émancipatrice et récit manipulateur.
Un dialogue à trois voix pour comprendre comment l'art du récit peut échapper à cette volonté qu'ont certains pouvoirs de vouloir nous "raconter des histoires".

Crise de l'esprit ou avancée de l'intelligence ? Avec Bernard Stiegler aux Matins de France Culture.


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27.12.2004

Est ici présenté une réflexion intéressante sur le mécanisme actuel de destruction du désir et de la libido par l'industrialisation des moyens de marketing et de stimulation, via notamment les moyens multimédia.

De la démocratie participative : fondements et limites. Avec Bernard Stiegler sur France Inter.


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23.04.2006

La crise de la démocratie et de la représentation.
Emission "La bande à Bonnaud".

L'avènement de l'enfant, du XVIIIe siècle à nos jours. Par Paul Yonnet à la Cité des Sciences.


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19.12.2007

Du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, le mortalité maternelle a été divisée par 131, et la mortalité infantile par 69. A présent, dans les sociétés développées, les enfants qui naissent et leurs mères sont assurés de vivre. Cette nouvelle certitude a révolutionné la venue au monde des enfants, et cette transformation, qui rompt avec une condition humaine marquée par la centralité de la mort dans l'expérience quotidienne de la vie, a provoqué l'avènement de l'individu contemporain. L'enfant n'est plus un enfant de renouvellement par anticipation, appelé à s'inscrire, un parmi d'autres, dans une descendance, mais il est un enfant du désir d'enfant, individuellement décidé, à chaque fois un enfant unique appelé à développer une singularité propre dans un monde d'où la mort précoce a été chassée.
L'enfant désiré est le point de rencontre du repli de la mort, déplacée vers la vieillesse, et d'une longue histoire de contention, puis de réduction de la fécondité, un processus propre à l'Europe de l'Ouest qui s'est universalisé.
Paul Yonnet montre comment ces nouvelles conditions d'arrivée au monde des enfants organisent l'infrastructure psychique de l'individu contemporain dès ses premières années, et leurs conséquences sociales, notamment durant l'adolescence.

Les monnaies complémentaires par temps de crise : une solution au chômage ? Avec Bernard Lietaer à l'Uni-Mail à Genève.


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13.05.2011

La crise économique mondiale menace la stabilité financière des Etats. La rigidité des systèmes monétaires officiels est souvent pointée du doigt car jugée peu adaptable à la diversité des territoires.
Face à ce constat, les monnaies complémentaires régionales pourraient être d’une aide précieuse. Elles peuvent en effet catalyser le développement d’un territoire, fédérer les multiples communautés, associations, entreprises et projets pour lesquels la monnaie devient un instrument de vitalité.
Le débat qui suit la conférence est modéré par Myret Zaki.