La construction nationale : approche historique. Avec Anne-Marie Thiesse à l'UNESCO.


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07.12.2007

Les identités nationales ne sont pas des faits de nature, mais des constructions.
La liste des éléments de base d'une identité nationale est aujourd'hui bien connue : des ancêtres fondateurs, une histoire, des héros, une langue, des monuments, des paysages et un folklore. Sa mise au point fut la grande oeuvre commune menée en Europe durant les deux derniers siècles. Le militantisme patriotique et les échanges transnationaux d'idées et de savoir-faire ont créé des identités toutes spécifiques, mais similaires dans leur différence.
Forme d'organisation politique étroitement liée au développement du capitalisme industriel, la nation a fondé sa légitimité sur le culte de la tradition et la fidélité à un héritage collectif. L'exaltation de l'archaïsme a accompagné l'entrée dans la modernité.
De l'invention des épopées barbares à la conception des musées d'ethnographie, de l'élaboration des langues nationales à celle des paysages emblématiques ou des costumes typiques, Anne-Marie Thiesse retrace la fabrication culturelle des nations européennes.

Intervention au colloque "Identités, appartenances, diversités : Islam et identité nationale".

Maurras, entre réalisme politique et réalisme philosophique. Avec Stéphane Blanchonnet au Prieuré Saint-Irénée, à Lyon.


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01.2006

Stéphanne Blanchonnet nous offre un panorama des idées politiques développées par Charles Maurras.
Il s'interroge notamment sur les liens de proximités entre son réalisme politique assumé, et la philosophie réaliste traditionnelle (réalisme métaphysique).

L’opposition juive au sionisme. Avec Yakov Rabkin pour l'Agence Info Libre.


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21.05.2014

Beaucoup a été écrit sur la question sioniste, mais bien peu d’auteurs francophones ont exploré la question de l’antisionisme juif, question semble-t-il taboue pour la communauté juive française.
Le professeur Yakov Rabkin est à l’origine du livre intitulé "Au nom de la Torah ; Histoire de l’opposition juive au sionisme". Ce premier opus jette les bases de son ouvrage paru il y a maintenant quelques mois, "Comprendre l’Etat d’Israël", qui aborde la question israélienne au travers de "l‘idéologie, la religion, et la société".
L'Agence Info Libre a donc posé quelques questions à Yakov Rabkin lors de son passage à Paris, à l’occasion de la présentation de son livre.
Un document qui regorge d’informations essentielles à la compréhension de l’idéologie sioniste et de son avatar national l’Etat d’Israël.

Le Cercle Proudhon. Avec Pierre de Brague pour Kontre Kulture.


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04.2014

De 1911 à 1914, s’est tenu en France une des expériences politiques les plus intéressantes de l’Histoire des idées.
Cénacle de réflexion se revendiquant de la figure tutélaire de Pierre-Joseph Proudhon, principalement réuni autour d’Édouard Berth et de Georges Valois, respectivement sous l’égide de Georges Sorel et de Charles Maurras, le Cercle Proudhon se veut une union sacrée envers les institutions démocratiques, honnies en tant que bourgeoises, libérales, républicaines, parlementaristes et ploutocrates.
Combat de patriotes français issus de deux traditions antidémocratiques, de droite et de gauche, le Cercle Proudhon tente de concilier royalisme et syndicalisme révolutionnaire, Tradition et Révolution, nation et lutte des classes, dans un même attachement aux valeurs et aux vertus du travail, de la production, de la culture classique, de la virilité et de l’héroïsme.
Révolutionnaire contre les socialistes réformistes, et Contre-révolutionnaire vis-à-vis des modernistes républicains, le Cercle Proudhon se posait, comme en témoignent ses publications sous forme de Cahiers, en véritable alternative au libéralisme marchand, à l’exploitation du peuple et à la destruction de la nation.
Peu diffusé, en proie à ses contradictions, et détruit par l’éclatement de la Grande Guerre, la tentative du Cercle Proudhon est souvent occultée par l’histoire officielle ou présentée comme une expérimentation "préfasciste"…
L’étude de ses écrits et de ses composants nous pousse plutôt à tirer les espoirs et les limites d’une pareille expérience et d’envisager les idées et les actes de cette "révolution conservatrice française" comme un modèle et un honneur pour tous ceux qui se veulent conséquents sur le champ politique.

Les méfaits de De Gaulle et du gaullisme, avec Florian Rouanet.


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25.10.2013

Alors que la figure du général de Gaulle semble intouchable, Floriant Rouanet nous convie à dépasser le mythe de l'homme providentiel et à étudier le parcours, les actes et les conséquences de la politique gaulliste sur l'état de la France.
De la capture du capitaine de Gaulle au fort de Douaumont au conflit avec le maréchal Pétain en passant par l'ignoble période d' "épuration", c'est l'histoire de France au XXe siècle qui prend une allure différente.

Un socialisme conservateur. Avec Stéphane Blanchonnet à l'Action Française à Lyon.


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01.04.2014

Au-delà de la traditionnelle opposition gauche/droite, il existe un certain nombre de penseurs qui pourraient appartenir à un certain "socialisme conservateur". Ces héritiers de Marx, et à la suite des évolutions récentes de la société, dénoncent une union entre les libéraux et les libertaires -entre la droite et la gauche du capital- qui s'efforcerait de détruire les reliquats de la société pré-capitaliste au nom d'un progressisme dont la fonction objective est de briser les derniers moyens de résister au système (famille, communautés, nation).
De Christopher Lasch à Jean-Claude Michéa en passant par Michel Clousclard et Guy Debord, et du point de vue du nationalisme intégral, dans quelle mesure ces penseurs peuvent-ils être utiles ? Quelles sont leurs limites ? Ce type d'alliance a-t-il déjà existé dans l'histoire ?

Monnaie européenne et souveraineté démocratique. Avec Frédéric Lordon au café-restaurant Le Lieu-dit à Paris.


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25.04.2014

Frédéric Lordon dénonce une Europe qui se construit sans les européens, dans le déni absolu de toute expression des souverainetés populaires. Or une union politique authentique présuppose de faire l’Europe autrement que par l’économie !
L’urgence économique et sociale commande alors de réexaminer de près l’option des monnaies nationales et de réaffirmer que défaire la monnaie européenne, de toute façon aussi mortifère que non-viable, n’exclut nullement de continuer à œuvrer pour l’approfondissement résolu de tous les autres liens entre les peuples européens...
Une réflexion salutaire qui bouscule un nombre non-négligeable de tabous au sein du camp de la "gauche critique".

Le siècle de 1914. Avec Dominique Venner aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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15.04.2010

La guerre de 1914 fut l'événement fondateur du XXe siècle. Après avoir tué neuf millions d'hommes, cette guerre liquida les trois empires et les aristocraties qui charpentaient l'Europe.
De ce séisme, tout le reste a procédé : de terribles colères et d'immenses espoirs, la montée des utopies révolutionnaires et l'avènement de régimes nouveaux, puis une Seconde Guerre mondiale plus destructrice encore que la Première.
Elle engendra le déclin de l'Europe, la décolonisation, la destruction de la sociabilité européenne, l'américanisation des mœurs, l'immigration et le terrorisme.
Après 1918, sur les décombres de l'ancienne Europe, quatre figures, le président américain Wilson, Lénine, Mussolini et Hitler ont incarné les grandes utopies du XXe siècle. Ils sont à l'origine de la lutte sans merci de quatre systèmes rivaux. De celle-ci, qui occupa une large partie du siècle, est issu le monde dans lequel nous vivons.