Les Allemands et leur monnaie : l'obsession d'une vertu. Avec Johann Chapoutot sur France Culture.


(0)
1115 Vues
0 commentaire
16.01.2016

Les Allemands n'ont-ils pas sacralisée la monnaie dont ils se servent – au temps du deutschemark comme maintenant au temps de l'euro ? La vertu monétaire est généralement posée comme une passion germanique qui ne souffrirait pas qu'on y fasse la moindre entorse. La protection de la devise nationale est ainsi installée, Outre-Rhin, au cœur des réflexes collectifs et vouée à peser constamment sur les relations extérieures.
Par exemple, on peut trouver dans l'extrême inflation qui est survenue en Allemagne dans les années d'après la Grande guerre et qui a ruiné des millions de familles, un cataclysme qui a dépassé de beaucoup la seule chronique monétaire. Cet événement sans équivalent explique en effet, en profondeur et par contraste, les réflexes de si grande portée civique qui, un quart de siècle plus tard, ont fait du deutschemark, apparu en 1948, l'objet d'une révérence généralisée dans la République fédérale. Il explique que, quand le mark, après la chute du Mur, a laissé place à l'euro, non sans hésitations, turbulences et répugnances, ait été conféré à la monnaie nouvelle un statut tout particulier, par rapport aux autres nations qui l'ont adoptée.
La monnaie est conçue en Allemagne comme bien plus qu'un instrument économique et commercial : comme une sorte de totem, de fétiche sacré sur lequel est chargée de veiller, hors de la portée du gouvernement et du Parlement, une institution échappant à tous les risques de faiblesse envers n'importe quelle influence extérieure, ouverte ou dissimulée, qui viserait d'autres buts que la lutte contre l'inflation.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Chaos économique, blanchiment bancaire ? Avec Gaël Giraud sur ThinkerView.


(0)
1355 Vues
0 commentaire
25.09.2020

Alors que la finance occupe une place toujours croissante de notre économie, est-il possible de la réguler et de financer une réindustrialisation verte ? Emmanuel Macron aura-t-il la capacité de conduire cette véritable transition écologique ?
Nouvelle économie des communs, fragilité et instabilité du système financier, dérive illibérale du gouvernement, question religieuse, laïcité et écologie : l'économiste et prêtre jésuite Gaël Giraud nous offre un panorama de la situation actuelle dans un discours clair et didactique.

Comment un pays arrive-t-il à perdre sa souveraineté ? Avec Pierre-Yves Rougeyron pour les rencontres européennes du séminaire de philosophie.


(0)
1341 Vues
0 commentaire
08.08.2020

À quoi reconnaît-on le déclin d'un nation ? Ce phénomène est d'abord et avant tout à comprendre comme un renoncement à soi, le pire des maux dont souffre la France depuis la fin de la brève séquence gaullienne. Les "élites" en sont particulièrement affectées, qui ne veulent pas voir qu'il y a grand péril pour la nation quand, d'une part, elle délaisse son identité culturelle et religieuse au profit d'influences étrangères (américanisation et islamisation) et quand, d'autre part, elle sacrifie sa souveraineté politique, économique et militaire sur l'autel d'institutions supra-nationales (l'Union européenne).
Résultat : la France ne perd pas seulement sa capacité d'action, elle perd son âme.
A contrario, qu'est-ce justement qu'une nation vivante ? Une nation est vivante d'abord dans la mesure où elle est libre de ses propres choix, dans la mesure où elle est souveraine. Une nation perdure ensuite si elle a une identité propre, une langue et une culture prospères, des traditions vivaces. Souveraineté et identité sont deux données incontournables de l'existence d'une nation.
Une nation existe enfin dans la mesure où elle a encore quelque chose à dire au monde, un message à délivrer, lorsque son rayonnement international influe sur le destin du monde...

Les illusions économiques de l'Union européenne. Avec Charles-Henri Gallois au Cercle Aristote.


(0)
1258 Vues
0 commentaire
22.06.2020

"J'étais pro-européen comme tout le monde. Parce que c'est comme ça. Parce que l'on vous répète du berceau à la tombe que l'Union européenne est formidable. Parce que, aimant les autres peuples européens, l'idée d'une union pouvait paraître a priori sympathique, vue rapidement de l'extérieur. Parce que l'on vous répète que la France serait trop petite seule dans la mondialisation. Parce que l'Europe, c'est la paix. Parce qu'en sortir serait la catastrophe.
Avec du recul et en creusant le fonctionnement de cette organisation politique, tous les arguments en faveur de l'UE sont pavloviens, basés sur des slogans et sur la peur.
Vous allez le comprendre : lorsque l'on analyse l'UE en profondeur et que l'on décide rationnellement qu'il vaut mieux s'en libérer, c'est un combat des faits face à un dogme. C'est d'ailleurs tout l'objet de ce travail, répondre au dogme, à la religion de l'UE, par des faits." Charles-Henri Gallois

La loi de la baisse du taux de profit comme mouvement historique de la crise terminale. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


(1)
1648 Vues
0 commentaire
05.2020

"À tous points de vue, la loi de la baisse du taux de profit est la plus importante de l’économie politique moderne et la plus essentielle à la compréhension des rapports les plus complexes. Du point de vue historique, c’est la loi la plus déterminante..." Karl Marx, Grundrisse

Comprendre la théorie relative de la monnaie. Avec Stéphane Laborde pour le 4e singe.


(0)
1336 Vues
0 commentaire
01.01.2015

Les générations humaines se succèdent au sein d'une zone monétaire de façon continue. Comment assurer le principe de liberté entre générations distantes de plus d'une espérance de vie pour éviter ce que Thomas Paine dénonçait, à savoir l'illégitimité d'imposer des choix qui "lient la postérité pour toujours" ?
La théorie relative de la monnaie répond très précisément à cette question par l'application du principe de relativité économique associé à la reconnaissance pleine et entière des libertés économiques pour tous les hommes, vivants et à naître.

Propositions pour la France d'après : Pierre-Yves Rougeyron et Charles-Henri Gallois répondent aux questions d'Idriss Aberkane.


(0)
1272 Vues
0 commentaire
05.04.2020

Et si la crise du coronavirus que immobilise la France aujourd'hui était l'occasion que nous attendions depuis longtemps pour reconstruire quelque chose d'autre ? Et si la "SuperFrance" était plus proche de nous que ce que nous pensions ?
Ces propositions pour la "France d'après", c'est justement ce dont discutent ici Charles-Henri Gallois, responsable national pour l'économie de l'UPR, et Pierre-Yves Rougeyon, politologue et président du Cercle Aristote, en compagnie de l'essayiste Idriss Aberkane.

La crise des médias. Avec Myret Zaki sur TheSwissBox Conversation.


(0)
1426 Vues
0 commentaire
08.2019

Le monde vit une transition conflictuelle entre puissances en déclin et puissances émergentes. Finance de l'ombre, maquillage des données économiques, guerres des monnaies, uberisation et vérouillage des médias, ... Tous ces paramètres sont à prendre en compte dans les stratégies que déploient les puissances aujourd'hui en compétition.
Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique BILAN et auteur de plusieurs ouvrages liés à l'actualité financière, nous offre son expertise pour produire une analyse lucide des enjeux auxquels nous devont faire face.
Dans un contexte de tensions géopolitiques, c'est les informations de qualité qui doivent primer, afin de permettre au citoyen un décryptage minutieux et vigilant.