Le capitalisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour Hors-Série.


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22.10.2018

On sent qu'il aime ça, Grégoire Chamayou, rentrer dans la tête des puissants. Dans son précédent livre déjà, Théorie du drone, le philosophe plongeait dans les archives militaires américaines pour nous donner à entendre les voix de ceux qui pensent la guerre et tentent de promouvoir une nouvelle manière de la faire : sans courir le risque de mourir soi même.
Dans son dernier ouvrage en date, La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) le chercheur troque le complexe sécuritaire pour les boards des entreprises. Il nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir économique, là où les intellectuels organiques des milieux d'affaire ont mis au point dans les années 1970 les théories, les concepts et les tactiques pour défendre un ordre capitaliste alors profondément remis en cause, aussi bien par des salariés "indisciplinés" que par des mouvements écologistes en demande de régulation gouvernementale.
Il faut les entendre échafauder leur riposte, inventer les "théories de la firme" à même de justifier le primat de la valeur actionnariale, tout en s'efforçant de déréaliser la violence de la hiérarchie et du rapport salarial… Il faut les entendre, car alors on perçoit leurs contradictions, leurs débats, leurs désaccords et leurs failles. Celles qu'il nous appartient d'exploiter si l'on veut à nouveau se rendre ingouvernables.

Émission "Aux Ressources", animée par Laura Raim.

Sortir de notre impuissance politique. Avec Geoffroy de Lagasnerie sur RT France.


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10.09.2020

Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Dévirilisation de l'Occident, la réponse masculine. Avec François Bousquet et Alain Charles sur Radio Courtoisie.


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07.12.2019

L'offensive féministe que subit la société depuis plusieurs dizaines d'années a profondément recomposé les rapports homme/femme. En réaction à ce phénomène, le masculinisme est né, structuré en plusieurs courants informels proposant chacun un réinvestissement original -et parfois problématique- de la virilité.
Pour tenter de compendre cette mouvance assez disparate et, plus généralement, débattre de la manière dont les peuples européens doivent se réapproprier leur héritage séculaire, sont rassemblés le blogueur et militant Alain Charles et le journaliste François Bousquet.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon pour la Librairie Libertalia à Montreuil.


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29.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d'une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Révolte contre le monde moderne. Avec Monsieur K pour E&R à Lille.


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21.12.2019

"Attention, Evola, c'est très dangereux. C'est de la dynamite, c'est de la nitro, à manier avec précautions, mais à manier tout de même parce qu'on n’est pas venus pour poser le lino : on est là pour faire une révolution…"
C'est ainsi que Monsieur K, dans une émission récente, mettait en garde les jeunes militants vis-à-vis de certains aspects de la lecture de Julius Evola, alors que le classique Révolte contre le monde moderne venait d'être réédité aux éditions Kontre-Kulture.
Dans cette conférence, Monsieur K nous présente ce livre ainsi que, plus largement, la pensée de ce grand représentant de la tradition primordiale, inclassable figure politique et métapolitique italienne du XXe siècle.

Echanges libres. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Adrien Abauzit pour Le club du Mercredi à Nancy.


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12.02.2020

Les gaullistes et les anti-gaullistes enterrent la hache de guerre pour une soirée, au nom de l'intérêt supérieur de la France !
L'avocat et fondateur des éditions Altitudes Adrien Abauzit rencontre Pierre-Yves Rougeyron, politiste et président du Cercle Aristote, pour un échange de haute volée.
Etat du milieu national et souverainiste, militantisme et guerre des idées, évolution du contexte politique à court et moyen terme : autant de questions qui trouvent des réponses complémentaires chez les deux intervenants.

Que faire ? Avec Monsieur K au Cercle Edouard Drumont.


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17.05.2019

Il y a deux grandes questions en politique : la question de l'organisation et la question du "que faire ?".
Dans un exposé méthodologique, Monsieur K nous indique les moyens et les méthodes qu'il nous faut employer pour être efficace dans le combat politique révolutionnaire.

L'amour de la musique et de la langue française. Avec Georges Brassens sur France Culture.


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02.1979

Tout au long de cette entretien exceptionnel illustré de nombreuses chansons, Georges Brassens nous parle de musique, bien sûr, mais aussi de la modernité, de son apprentissage de la musique, de l'art d'écrire des chansons, de son indifférence au confort, de son rapport aux femmes et à la religion, de son engagement militant ou encore du thème de la mort présent dans ses textes.
Il répète inlassablement ne pas se considérer comme poète et s'exprime constamment avec mesure, en restant pudique et délicat.
Un échange de haute volée avec un grand artiste, "quand même musicien un peu des mots aussi"...

Émission "Les samedis de France Culture", animée par Philippe Nemo.