Pol Pot, l'oubli qui nous est interdit. Avec Nicolas Tandler au Cercle de l'Aréopage.


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02.02.2015

"Pour construire l'économie [...] comme pour faire la guerre [...] la direction du Parti doit exercer son rôle directeur en employant une violence tranchante [...]." (Pol Pot, juin 1976.)
D'une famille cam­bodgienne aisée, il profita de divers enseigne­ments dans la capitale du pays, Phnom Penh. Parti compléter sa formation en France, il y découvre les Lumières avec Rousseau, la Révo­lution avec Robespierre, le marxisme avec Staline. Il néglige son école technique, et il doit retourner au pays sans diplôme. Il décide alors de devenir révo­lutionnaire professionnel.
Stoïque, il fait ses classes grâce aux communistes vietnamiens, qu'il hait, dans son for intérieur, comme ennemis héré­ditaires des Khmers. Devenu l'organisateur du Parti communiste à Phnom Penh, la chance le sert : le chef du PC est tué, et il prend sa place.
Le voici acteur d'une guerre tout à la fois civile et internationale. Avec des enfants-soldats vêtus de noir, ses troupes, les Khmers rouges, se multiplieront grâce aux erreurs de la puissante Amérique, aux divisions entre républicains et royalistes, au soutien de Hanoï. Le 17 avril 1975, Pol Pot atteint son but.
Trois ans, huit mois, vingt jours, le peuple khmer subira une expérience démente, à vif, qu'aucun utopiste social n'avait osée avant lui. Elle lui coûtera 1'700'000 morts (estimation basse).
Puis, Pol Pot fut vaincu dans une guerre éclair par le Vietnam. Il survécut deux décennies à sa défaite, divisant le monde à son propos, avant de mourir, esseulé.

Le Bon Plaisir. Avec Cornelius Castoriadis sur France Culture.


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20.04.1996

En dialoguant passionnément avec un biologiste, un mathématicien, un psychanalyste et un poète, Cornelius Castoriadis montre sa détermination de "penser tout le pensable".
Reconnaissant que l'homme ne sera jamais maître et possesseur de la nature, il démontre, dans ces entretiens, que le raisonnement philosophique n'est ni dévalué ni affaibli par la démarche scientifique. Pour lui, sciences exactes et sciences cognitives doivent avoir le même objectif : aider les êtres humains à devenir les plus autonomes et les plus créateurs possibles.

Les entretiens sont menés par Katharina von Bülow.

Contre le fétichisme de la marchandise et le spectacle étatique du mensonge terroriste. Avec Francis Cousin à Lyon.


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27.02.2015

Index chronologique de la conférence :
 00:00 : De l’importance des rencontres plurielles (entre personnes qui ne sont pas sur la même ligne idéologique) pour sortir des cases pathologiques dans lesquels le Capital nous place.
 02:30 : Développement du concept de fétichisme de la marchandise.
 04:00 : Historique du concept de fétichisme de la marchandise , origine de la philosophie , des arts et de l’écriture.
 08:35 : Passage des communautés de l’être aux sociétés de l’avoir.
 12:18 : De la fonction aliénatoire de la philosophie.
 17:30 : De la vieille marche germanique qui a fait émmerger l’Europe comme berceau des insurrections les plus subversives.
 25:05 : Du mouvement ouvrier, du communisme, du Marxisme, du socialisme, du Blankysme, du Proudhonisme, du Bakouninisme.
 37:10 : Du bolchévisme et des luttes de libération nationale.
 39:00 : De l’oubli de l’histoire et de l’oubli de l’être.
 41:00 : De l’aliénation , de la chosification et de la réification.
 49:40 : De la politique.
 51:00 : De la crise, de la baisse tendentielle du taux de profit, de la saturation des marchés, de la guerre, de la fin des Etats nations.
 1:04:00 : Du terrorisme : instrument de la manipulation du spectacle Etatique de la marchandise universelle. Spectacle théatral de la géopolitique globale.
 1:21:10 : De la réinformation et des complots.

Questions/Réponses :
 1:27:48 : Combien d’ agents de la CIA y’a-t-il parmis nous ?
 1:34:15 : Comment situez-vous un de Gaulle ?
 1:36:16 : Partant de Bordiga, peut-on dire que l’antisionisme est le pire produit du sionisme ?
 1:45:13 : Sur quels points Marx est-il d’ accord avec Hegel et à quel moment s’en sépare-t-il ?
 1:50:22 : Comment concilier l’approche de Marx et la vie dans le monde actuel ? Et comment vivre sans argent ?
 2:00:23 : Question sur la politique d’immigration et d’assimilation culturelle. La communauté de l’être se fera-t-elle en même temps sur tous les continents ou à différentes échelles ?
 2:08:40 : Quelle est votre perception du Christ et est -il pour vous de descendance divine ? En quoi l’ Islam s’ inscrirait à l’instar du judaisme , dans l’ évolution et le dévellopement du fétichisme de la marchandise ?
 2:16:00 : Dans votre analyse des dires du Christ, est-ce que vous vous êtes posé la question de la véracité des paroles ?
 2:16:40 : Pensez vous que la naturopathie n’était pas une digestion par le capital d’un mouvement de l’être arrivant à une époque ?

État d'urgence et dictature révolutionnaire. Avec Slavoj Zizek au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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27.10.2007

Une peur hante (ce qui reste de) la gauche actuelle : la peur de s’affronter directement au pouvoir d’État.
Ceux qui insistent encore sur la nécessité de combattre le pouvoir d’État, et à plus forte raison de l’objectif de le conquérir, sont immédiatement accusés d’être restés accrochés à l’ "ancien paradigme" : la tâche, de nos jours, consisterait à résister au pouvoir d’État en se retirant de son rayon d’action, en se soustrayant à celui-ci et en créant des espaces nouveaux qui échappent à son contrôle. Le dogme de la gauche universitaire actuelle est résumé de la façon la plus claire par le titre du livre d’entretiens de Toni Negri, "Goodbye Mister Socialism".
L’idée est que le temps de la vieille gauche, dans ses deux versions, réformiste et révolutionnaire, qui visent toutes deux la conquête du pouvoir d’État et la protection des intérêts corporatistes de la classe ouvrière, que cette époque donc est terminée. Aujourd’hui, la forme dominante de l’exploitation serait l’exploitation de la connaissance, du travail immatériel, etc. Il y aurait donc un développement culturel "postmoderne" en cours que la vieille gauche se refuserait de prendre en compte. Pour se rénover elle-même, la gauche doit donc… lire Deleuze et la théorie de l’hégémonie, etc.
Et si toutefois cette façon de définir le problème faisait elle-même partie du problème ?

Abécédaire philosophique. Avec Dominique Pagani pour l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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15.11.2014

"Philosophie de la lettre à l'esprit", un abécédaire de l'Université populaire de Saint-Dizier avec le philosophe Dominique Pagani. Réponse à Gilles Deleuze et voyage philosophique depuis la Grèce d'Antigone jusqu'aux contradictions de notre monde d'aujourd'hui.

Yougoslavie, Ukraine : l'impérialisme contre les peuples. Avec Aymeric Monville et Michelle Brand au Cercle Universitaire d'Etudes Marxiste à Paris.


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15.01.2015

Suite à la publication, aux éditions DELGA, des deux ouvrages "Ukraine : le coup d'état fasciste orchestré par les Etats-Unis" de Stephen Lendman et "Tuer une nation : l'assassinat de la Yougoslavie" de Michael Parenti, l'occasion nous était donnée de revenir sur les grands bouleversements géopolitiques des 20 dernières années, où les logiques d'agressions impériales semblent se multiplier.
Qui vait dit que l'impérialisme était le stade suprême du capitalisme ?

La grande dévalorisation. Avec Ernst Lohoff et Norbert Trenkle à Paris.


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30.05.2014

Suite à la sortie de leur ouvrage "La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l'Etat ne sont pas les causes de la crise", Ernst Lohoff et Norbert Trenkle se prêtent au jeu des questions/réponses afin de préciser leurs positions théoriques au sein du mouvement de la critique de la valeur.
 1. Les divergences avec Moishe Postone
 2. Les divergences avec Robert Kurz dans son double article "La substance du capital"
 3. Concept et crise du capital fictif
 4. Perspectives politiques, transformation sociale et postcapitalisme (distinction entre valeur d’usage et richesse sensible matérielle)

De la valeur comme sujet automate à la domination sans sujet. Avec Anselm Jappe à au séminaire Sophiapol.


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21.11.2012

Le penseur marxien Anselm Jappe nous propose une étude des catégories de la domination à la lumière de la critique du fétichisme de la marchandise.
Il revient notamment sur quelques-unes des nombreuses confusions que font les lecteurs pressés de la critique de la valeur, en montrant que le concept de "domination sans sujet" offre un réflexion différente, au-delà du concept sociologiste/subjectiviste de "domination" que l'on retrouve dans l'ensemble de la critique superficielle du capitalisme (où la domination est comprise comme directe, de classe ou fondée dans la propriété privée); et également au-delà des thèses structuralistes ou althussériennes.

La conférence est prononcée dans le cadre du séminaire Sophiapol "Les conceptions contemporaines de la domination".