Henri de Monfreid, le dernier aventurier. Par Francis Bergeron au Local.


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03.11.2011

Henry de Monfreid est, avec Jack London, l'un des seuls authentiques aventuriers-écrivains. L'un tenté par le socialisme, l'autre par le fascisme, tout devrait les opposer, mais leur indifférence au danger et au "qu'en-dira-t-on" les fait se rejoindre dans la quête inassouvie d'un absolu individualiste.
L'oeuvre de Monfreid, très autobiographique, se lit comme un roman. Mais, le faux et le vrai se mêlent, surtout quand le héros -lui- a souvent le beau rôle.
Ce pourrait être une première raison de ne pas aimer Monfreid. Il y en a mille autres encore : il a vécu du trafic de drogue; il assure ne pas s'être livré à la traite des noirs, mais, là où il vivait, la frontière était étroite entre esclave et serviteur; le trafiquant d'armes qu'il fut peut-il garantir n'avoir jamais traité avec l'ennemi ? Toutes ses femmes, européennes ou indigènes, les a-t-il rendues heureuses ? Les a-t-il même aimées ? Quelle dureté avec certains de ses enfants ! Où sont passés les tableaux de Gauguin ? Combien de ses employeurs Monfreid a-t-il volé ? N'a-t-il pas du sang sur les mains ? Opiomane, converti à l' islam, initié à la franc-maçonnerie, peut-il être érigé en modèle ?
 Francis Bergeron montre que l'auteur des Secrets de la mer Rouge symbolise le génie propre à un Européen, qui, fût-il seul, plongé dans un univers totalement étranger et hostile, sait triompher. Monfreid donne cette leçon de courage : prison, fortune, prison, fortune, prison; les séquences se succèdent, mais, toujours, il relève la tête. C'est bien une sorte de héros, malgré tout. Un homme à admirer.

Les indo-européens. Par Jean Haudry au Local.


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02.02.2012

La modernité s’est voulue consommatrice et, finalement, liquidatrice du passé. Elle tend toujours plus à ignorer ce qui en lui constitue une dimension fondatrice du présent. Sur le passé le plus lointain, elle se révèle même franchement amnésique.
L’héritage indo-européen fait pourtant partie de la mémoire la plus longue, et c’est pourquoi sa reconnaissance relève, elle aussi, du devoir de mémoire. Cet héritage, culturel au sens le plus large – la langue est toujours plus qu’un simple moyen de communication –, n’est évidemment pas exclusif d’apports ultérieurs, ni d’ailleurs non plus d’apports antérieurs. Tout héritage est composite, encore faut-il accepter d’en faire l’inventaire. Dans une époque de transition qui ressemble parfois à la fin d’un monde, il serait temps de connaître ce que fut le monde des débuts.

Schopenhauer précurseur de Nietzsche. Par Amfortas sur le LibreTeamSpeak.


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20.11.2011

Le conférencier aborde les 4 points suivants :
  I - La volonté et la représentation chez Schopenhauer
  II - Schopenhauer et les religions
  III - L'influence de Schopenhauer chez Nietzsche
  IV - Le rejet par Nietzsche des thèses de Schopenhauer

La police de l'esprit au XIXe siècle. Avec Jean-Yves Mollier à l'ENS Paris.


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23.06.2013

Un document important pour comprendre d’où viennent les phénomènes actuels de censure, qui remontent souvent à des pratiques bien ancrées dans l'histoire de nos institutions.

Louis-Ferdinand Céline défendu par Henri Guillemin.


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26.06.1966

Le critique s'attache à disculper cet auteur devenu paria en raison de son antisémitisme vociférant. Il met en lumière le style de Céline, son écriture jubilatoire et les étincelles de poésie dans la noirceur de ses récits mais surtout Henri Guillemin évoque l'homme, sa profondeur, sa sensibilité.

Discussion avec Alain Soral sur le LibreTeamSpeak.


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08.01.2012

L'écrivain agitateur bien connu vient présenter son oeuvre de réconciliation de tous les français autour de l'idée de Nation.
C'est l'occasion de répondre à de nombreuses questions d'auditeurs sur des sujets vastes et variés.

Pierre Boutang et la pensée d'Action Française. Par Axel Tisserand à l'Action Française.


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26.03.2010

Ce philosophe longtemps interdit d'enseignement fut aussi journaliste, romancier, pamphlétaire, poète, critique littéraire, traducteur.
Entré adolescent à l'Action française, doté d'une vive intelligence et d'un courage sans faille, rapidement repéré par Maurras, il fut, jeune agrégé, au coeur d'une tentative de coup d'État à Alger en 1942, avant d'être épuré à la Libération puis de devenir, à la demande de Maurras, éditorialiste politique à Aspects de la France (1947-1954), qui avait pris la succession de L'Action française.
En 1955, avec Michel Vivier, il fonde La Nation française, qui renouvellera le ton de la presse politique. Son attitude à l égard du général de Gaulle durant la guerre d'Algérie, entre soutien prudent et hostilité ouverte, lui valut d'être le journaliste le plus condamné pour offenses au chef de l'État.
Toute sa vie, son espérance et son action politiques eurent pour objet le rétablissement de la royauté, incarnée par le comte de Paris.

"D'un retournement l'autre". Avec Frédéric Lordon à la Librairie Tropiques.


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19.05.2011

Point de vue dramaturgique et éclairé sur une comédie sérieuse que nous sommes tous contraints d'interpréter, sans avoir toujours bien conscience de l'avoir répétée .
Puis vient une discussion sur la place pour des intellectuels dans le monde spectaculaire de la France "décomplexée".