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Il devient salutaire de quitter la pression des événements médiatiques pour scruter les cieux littéraires. Ne se privant pas d'une critique acerbe contre nos écrivains contemporains, ces auteurs qui "jouent au Lautréamont portant cache nez et pantoufles", cet entretien en compagnie du critique littéraire Juan Asensio, centré sur son dernier ouvrage Le temps des livres est passé, nous permet de déceler quelques bribes de son exigence littéraire.
Loin de s'inscrire dans des discussions byzantines à propos des grands auteurs, sa critique est d'un style unique, alliant flamboyance et érudition. Entre Paul Gadenne, Bernanos et László Krasznahorkai, nous assistons à une suite d'éloge des grands écrivains à lire et à relire.
Longue vie au Stalker et longue vie aux petites petites structures qui se battent pour faire revivre la grande littéraure et qui soutiennent et la préservent par là un certain esprit Français !


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Pour les amoureux de la littérature, nous vivons très certainement aujourd'hui une ère de grand désenchantement. C'est justement ce dont le critique littéraire Juan Asensio fait la chronique depuis 2004 sur blog érudit et polémique Stalker - Dissection du cadavre de la littérature.
Et c'est en sa compagnie qu'est passée en revue la littérature contemporaine, affligeante, et les quelques rares auteurs nous permettant de ne point trop désespérer, eux qui produisent encore de la "littérature à l'estomac"...




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Juan Asensio, critique littéraire qui, depuis de nombreuses années, "dissèque le cadavre de la littérature", est ici interrogé sur la manière dont les forces d'iniquité, le mal, Satan ou encore Lucifer, ont été incarnés dans la grande littérature.
S'interroger sur la nature du diable, classiquement affaire de théologiens, devient alors une question existentielle face à l'un des phénomènes les plus insaisissables, celui qui déchaîne contre la vie ses forces destructrices et obstinées, que nombre de grands écrivains ont tenté de décrire et de raconter.


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Le critique littéraire Juan Asensio et l'écrivain Pierre Mari, alors qu'ils viennent respectivement de publier Le Temps des Livres est passé (Ovadia) et En pays défait (PGR), échangent leurs vues sur l'effacement de la littérature française et l'abêtissement des classes dirigeantes.
Car si les élites françaises avait une particularité qui faisaient notre fierté, c'était le lien étroit qu'elles entretenaient avec la littérature et, plus généralement, la langue.
Comment alors devons-nous comprendre l'effondrement de la qualité des productions littéraires en France et le déclin parallèle de la critique ? Et quelle en est la cause ? Haranguer virilement les élites françaises et vilipender leur décadence nous permettra-t-il de relever la tête ?


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À travers une succession de témoignages, c'est la figure du romancier et essayiste George Orwell qu'on fait ici revivre. On y découvre son enfance dans une école stricte jusqu'à la rédaction de son livre 1984 publié quelques mois avant sa mort, en passant par son expérience fondatrice dans la police coloniale en Birmanie et son engagement aux côtés des milices du POUM pendant la guerre d'Espagne.
Du point de vue littéraire, on peut l'inscrire dans la tradition de l'humour anglais, de l'humour subversif, quand il écrit La Ferme des animaux. Contrairement aux intellectuels et écrivains de son temps, il se met en danger en acceptant d'avoir des opinions différentes de celles de ses semblables.
En consacrant son écriture à une dystopie (1984) dans laquelle il annonce une société basée sur le scientisme, il veut nous faire traverser le mur de l'idéologie. Le langage, chez George Orwell, est d'ailleurs un enjeu central : toujours dans 1984, il invente le novlangue, qui est un appauvrissement du langage dans une société totalitaire, ayant pour fonction de réduire les réalités pensables auxquelles son vocabulaire renvoie.
Une leçon d'intégrité intellectuelle et de courage politique.
Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Philippe Barthelet.




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Nos "élites" politiques, institutionnelles, économiques, artistiques et intellectuelles, entraînées jour après jour dans un discrédit croissant, ont depuis une trentaine d’années renoncé à leur mission. Dans leurs travaux respectifs, Pierre Mari et Juan Asensio mettent en évidence la démission collective dont ces "élites" se rendent coupables.
Ils les accusent d'avoir abandonné à la fois l'histoire et la substance nourricière de ce pays, et s'efforcent de sonder les ressorts de cet abandon au-delà des accusations quotidiennement ressassées. Car l'une des forces maîtresses de la France a longtemps résidé dans le lien que ses élites avaient su nouer entre politique et littérature. Aujourd'hui, ce lien est en passe d'être détruit : l'art de conduire les hommes et celui de mettre des mots exigeants sur les choses n'ont jamais été aussi menacés.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.


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Le Stalker, craintif et doux, est immensément respectueux des dangers foudroyants de la Zone, qu'il ne peut se résoudre à ne plus arpenter. Il avance donc à pas de loup, vers la Chambre des miracles qui, il en est certain, permettra aux hommes qui l'accompagnent de réaliser leurs vœux.
C'est cette parabole, tirée de l'oeuvre de Tarkovski, que Juan Asensio a choisie pour illustrer son travail dans le monde littéraire. Un monde pourri duquel Dieu s'est retiré, les hommes, lâches plus qu'incrédules, ne parvennant plus à se comprendre alors que la Parole paraît s'être tue dans leur âme.
Saurons-nous nous laisser guider par le Stalker ?
Émission "Plume & Plomb", animée par Antoine Buéno.


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C'est à l'occasion de la sortie du roman Les Sommets du monde que nous rencontrons Pierre Mari, son auteur, en compagnie du critique littéraire Juan Asensio.
Ce roman nous transporte dans les années 1960, lors des derniers sursauts de l'Algérie française, à travers la vie et le quotidien d'un jeune homme pied-noir et de son entourage, qui se retrouvent bien malgré eux témoins de la chute de leur monde.
Un roman touchant et dérangeant, au style remarquable.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.