Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Bréviaire des Patriotes.


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10.2015

Dans cet entretien où Pierre-Yves Rougeyron passe en revue l'actualité du mois de septembre 2015, les sujets suivants sont abordés : Michel Onfray, Jacques Sapir, Eric Zemmour, le front anti-euro, la crise migratoire et l'attitude allemande, l'affaire Morano, 1789 cause de tous les maux ?, l'intervention russe en Syrie, l'Arabie saoudite, le Japon, et la fin de l’argent liquide.

Histoire de l'Indochine française. Avec Dominique Venner et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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12.05.2004

Si l’on s’intéresse aux causes lointaines, la guerre d’Indochine n’a pas commencé en 1945, mais trois siècles plus tôt, en 1625, quand débarque au Vietnam un jésuite français, le R.P. Alexandre de Rhodes. À sa façon, cet homme remarquable est un conquérant, comme ses confrères qui entreprennent à la même époque une tâche analogue au Japon et en Chine. S’emparer des esprits n’est pas la moindre des conquêtes. Ces missionnaires s’inscrivent dans le grand mouvement d’expansion occidentale qui a commencé au siècle précédent. La propagation d’une religion radicalement étrangère à la tradition d’un pays de très ancienne civilisation, provoquera au fil du temps des réactions de défense immunitaire. Elles seront d’autant plus vives que, dans le sillage des missionnaires, accostent des commerçants aux dents longues, des marins et des soldats. En dehors d’exceptions, les colonisateurs sont aussi universalistes dans leurs desseins que les Américains d’aujourd’hui, convaincus qu’ils sont d’apporter "la" civilisation et le "progrès" pour le bien de tous. Ainsi débute l’histoire équivoque de la colonisation qui, pour l’Indochine, ne devient effective qu’à partir de 1858.
Après coup, quand viendra l’énorme lame de fond du reflux européen, il sera facile de juger le passé avec sévérité et de se livrer aux délices de l’auto-culpabilisation. L’anticolonialisme dressera le tableau le plus noir du passé, provoquant des ripostes qui flatteront les réussites en masquant les ombres. Polémiques stériles. En Indochine et ailleurs, l’aventure coloniale de la France n’avait été qu’un moment particulier du grand mouvement d’expansion qui jeta les Européens sur toutes les routes du monde, véritable mouvement tellurique, au même titre que les grandes invasions, les changements climatiques ou les effets des révolutions techniques. La faiblesse attire la force comme le vide attire le plein, et personne n’y peut rien.
Au XIXe siècle, face à l’envahissante supériorité technique et matérielle de l’Europe et des États-Unis, si elles voulaient survivre sans être dominées, les autres nations, notamment en Asie, étaient contraintes de s’occidentaliser, donc de se renier. Défi gigantesque et souvent mortel auquel le Japon a été le seul à répondre par ses propres moyens. Ce fut une formidable révolution que celle de l’ère Meiji, conduite par la caste militaire des samouraïs, mais révolution réussie puisqu’elle est parvenue à préserver une part réelle de la tradition japonaise au sein de la modernité. Pour la Chine et le Vietnam, il n’en fut pas de même. La modernité leur fut imposée de l’extérieur, par l’adoption de systèmes spirituels étrangers, destructeurs de leur tradition spécifique. En Chine, ce fut le rôle du communisme, système mental et social issu des pathologies européennes. Quant au Vietnam, il subit d’abord l’acculturation de la colonisation française, et fut laminé ensuite, comme la Chine, par le communisme qui sut exploiter à son profit un puissant éveil nationaliste.
Après 1945, le reflux fut plus ou moins intelligemment conduit. Les Britanniques, dont l’empire était beaucoup plus vaste que celui de la France, ont su réaliser leur retrait le moins mal possible pour eux-mêmes. On ne peut en dire autant des Français. Au Vietnam, l’aveuglement de tous les gouvernements, depuis 1945, a conduit à une guerre cruelle que le pouvoir politique refusait d’assumer tout en s’y soumettant. Ne furent grands que les combattants. Alors que la société politique de l’époque n’inspire que mépris et dégoût, les soldats furent souvent admirables. C’est en eux que se maintenait l’âme d’un pays veule et assoupi.
Dans les derniers jours de la bataille de Dien Bien Phu, alors que tout était perdu, 1 520 volontaires dont 680 non parachutistes se présentèrent pour sauter dans la fournaise. Parmi eux, des plantons et des secrétaires. Pourquoi ont-ils fait cela ? Pour les copains, par enthousiasme sacrificiel, par une sorte d’espérance tragique. Dans les heures noires comme dans les autres, souvenez-vous de ceux-là. Ils incitent à se tenir debout.

La crise économique mondiale et le déclin de l'Empire américain. Par Emmanuel Todd à l'Université de Kyoto.


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20.10.2009

Le déclin de l'Empire américain aura-t-il lieu ? Oui, répond le démographe Emmanuel Todd. 
Cette hypothèse est fondée sur le constat suivant : les États-Unis ne peuvent plus vivre de leur seule production. Et le chercheur de s'appuyer avec brio sur une batterie de données empruntées aussi bien à l'économie qu'à la démographie, à l'anthropologie qu'à la géostratégie pour étayer sa thèse.
Dépendance économique, affaiblissement démocratique, tels sont donc les principaux symptômes de déclin identifiés par Emmanuel Todd. Des signes qui permettent de comprendre dans un mouvement qui n'est paradoxal qu'en apparence pourquoi les États-Unis sont aussi actifs sur la scène internationale. Pour conserver symboliquement le statut de superpuissance qu'elle s'est, de fait, acquise depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à l'effondrement de l'empire soviétique, l'Amérique doit mettre en scène sa puissance sur le terrain géostratégique. Selon trois principes : ne jamais résoudre définitivement un problème ; se focaliser sur des micropuissances ; développer un arsenal militaire censé être indépassable. La lutte contre le terrorisme, les menaces contre "l'axe du mal" et l'Irak apparaissent ainsi pour ce qu'ils sont : des prétextes. 
Au travers de cette conférence, il s'agit de comprendre comment les États-Unis sont devenus en moins de dix ans un obstacle à la paix dans monde.

Dans un deuxième temps, le professeur Keishi Saeki et Emmanuel Todd débattent des théses exposées.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Bréviaire des Patriotes.


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02.2015

Le Bréviaire des patriotes nous propose son grand entretien mensuel en compagnie de Pierre-Yves Rougeyron, dans le but de décrypter l’actualité (tant française qu'internationale).
D'Hollande et l’arme atomique aux attaques de Manuel Valls contre Michel Onfray en passant par l'affaire Alstom et l'assassinat de Boris Nemtsov à Moscou, Pierre-Yves Rougeyron décripte les points chauds du moment.

Mourir pour le yuan ? Avec Jean-Michel Quatrepoint aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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04.04.2012

La globalisation, censée apporter bonheur et prospérité au plus grand nombre, tourne aujourd'hui au cauchemar pour des centaines de millions de membres des classes moyennes, lentement mais sûrement paupérisés.
Quelques années après la chute de Lehman Brothers, rien n’a été réglé. Bien au contraire. 
Les causes de la crise -déséquilibres commerciaux et déficits qui en découlent– sont toujours là. Et la Chine, avec son yuan sous-évalué, continue d’engranger des excédents et poursuit sa stratégie de conquête...
A notre échelle continentale, l'Allemagne continue à jouer sa partition en solo et menace la construction européenne.
Dans ces conditions, quel avenir peut-on raisonnablement envisager ?

Crise : la fin du modèle néo-libéral ? Avec Jacques Sapir sur Radio Aligre.


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18.11.2008

Une analyse claire et précise des conséquences du modèle capitaliste néolibéral sur l'économie réelle.
L'exemple de la grande crise de 1929 est analysé en profondeur, afin de comprendre les logiques ayant mené à la contraction des échanges commerciaux.
Emission "J'ai dû louper un épisode..." animée par Pascale Fourier.

L'empire et ses ennemis. Avec Henry Laurens à la Bibliothèque Municipale de Lyon.


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30.04.2009

La domination géopolitique des États-Unis est-elle constitutive d'un "empire américain" ? Faut-il comprendre les différentes formes de domination économique entre le Nord et le Sud dans les termes de l'anti-impérialisme d'autrefois ?
La question impériale ne cesse de travailler la conscience politique occidentale. Mais elle reste l'une des moins bien comprises de l'historiographie moderne.
Selon Henry Laurens, ses formulations théoriques les plus abouties sont venues des adversaires de l'impérialisme. Or leurs critiques ont souvent manqué leur cible.
C'est donc à une histoire de l'impérialisme et de ses dénonciations que nous convie l'historien au travers de cette conférence.