L'oligopole de l'internet contre l'autonomie journalistique. Anec Nikos Smyrnaios à Metz.


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30.01.2017

À partir de la moitié des années 2000, l’émergence des dispositifs participatifs sur l'internet (réseaux socionumériques, commentaires, production amateur de contenus) a été accompagnée par un discours de l'empowerment. Ces évolutions renforceraient l’autonomie des journalistes, mais aussi celle des publics, face à la puissance des organisations et des contraintes économiques.
Or un examen plus attentif permet de constater que les phénomènes dominants sont exactement inverses. La dépendance croissante envers les acteurs oligopolistiques de l'internet (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft : les GAFAM), les logiques publicitaires, l’exploitation commerciale de l’activité des internautes, la standardisation du travail journalistique, l’instrumentalisation des dispositifs participatifs à des fins de propagande sont quelques-unes de ces tendances qui font de l’internet un vecteur d’hétéronomie.
Nikos Smyrnaios se propose de recenser, d’analyse et d’articuler ces logiques.

Une conférence qui se tient pendant les septièmes entretiens du webjournalisme : "Participatif, collaboratif, communs : où est le "nous" dans le journalisme aujourd’hui ?"

La France vassale. Avec Christophe Brossier, Clément Nguyen, Léo Imbert et Norman Palma pour le Cercle Aristote.


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20.06.2017

Ce colloque est une invitation à penser toutes les logiques de vassalisation auxquelles la France a récemment été confrontée.
Incurie des élites, concurrence dans le contrôle des nouvelles technologies (Internet principalement), l'Euro comme prison monnétaire, les conséquences sur le plan international d'une France qui ne peut décider librement de sa politique étrangère : toutes ces dimensions sont abordées par des intervenants spécialistes du domaine.
Une seul objectif : que la France retrouve sa souveraineté.

Le soi et l'identité numérique. Avec Bernard Stiegler au Centre Pompidou.


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03.12.2015

L'étude de l'évolution des systèmes techniques nous montre à quel point certaines innovations ont bouleversé la nature même des savoirs et des système sociaux qui s'en étaient accomodés. La révolution numérique fait partie de ces technologies qui transforment le monde dans lequel elles éclosent : une nouvelle condition de production et d'appropriation des savoirs se constitue sous nos yeux.
Comment donc penser l'émergence du web qui rend l’écriture réticulaire accessible à tous ? Et comment pouvons-nous mettre en œuvre les nouvelles formes d'enseignement, de travail et favoriser les décisions politiques qui nous permettront d'utiliser ce système technique à bon escient ?

Réseaux et communication. Avec Pierre Musso au Centre Pompidou.


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04.12.2015

Une nouvelle divinité s'installe, une divinité technicienne dont Internet n'est qu'une des lumineuses apparitions : le Réseau. Partout la figure du réseau s'impose pour réenchanter la vie quotidienne et réinterpréter le monde contemporain. Objet fétiche pour le culte contemporain du mouvement, du passage et de la connexion, le réseau relie le présent et l'avenir.
L'exposé de Pierre Musso permet de suivre le travail de formalisation du réseau, considéré comme une forme artificielle, celle du filet et du tissu, jusqu'à aujourd'hui où il est devenu le mode de représentation principal de l'ensemble de la société.
L'invention du réseau introduit à la recherche de structures réticulées observées ou imaginées, pour expliquer le corps humain, notamment le cerveau, éclairer la nature, ou analyser la société.

Enjeux et moyens de notre souveraineté numérique. Avec Pierre Bellanger à l'Institut des hautes études de défense nationale.


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13.04.2015

Notre pays n'est plus souverain sur les réseaux numériques qui deviennent le cœur de notre économie, de notre société et de la vie de chacun. L'État n'est plus capable d'y garantir la République. Nous sommes en situation de vulnérabilité absolue. Pas de démocratie, d'économie ou de défense si les réseaux répondent de logiques rivales et peuvent se retourner contre nous.
Alors que le réseau est notre meilleure chance de progrès et d'émancipation, nous le laissons devenir le moyen de nous appauvrir et de nous asservir.
Mais cet abandon n'est pas irréversible. D'ores et déjà, une prise de conscience est en cours, des volontés se manifestent et les solutions sont là.
Le moment est venu de reprendre notre souveraineté numérique.

1975, année érotique. Avec Ovidie sur France Inter.


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11.05.2017

Exhibition, Change pas de main, Les Tripoteuses, Le sexe qui parle, A bout de sexe... : en 1975, les affiches de films aux titres plus ou moins allusifs fleurissent dans les rues de France. Le cinéma érotique, porno, blue, rose, X, hard, selon la terminologie employée, connaît un âge d’or sans précédent et sans suivant. Les salles n’ont jamais été aussi remplies, les acteurs s’amusent, les réalisateurs aussi, les producteurs se frottent les mains, et les bien-pensants restent discrets. Sept ans après les appels de Mai 1968 à une "jouissance sans entrave", la libération des mœurs semble bel et bien en cours.
Ce dévergondage du cinéma, c’est un homme politique, de droite, qui l’a encouragé : Valéry Giscard d’Estaing, le plus jeune président de la République jamais élu jusqu'alors. L’érotisme, puis la pornographie, sortent de la clandestinité, dans une société pourtant marquée par le conservatisme moral des années De Gaulle puis Pompidou. Après quelques mois d’une liberté quasi sans freins, le vent rose qui souffle sur la France retombe à la fin de l’année 1975, bridé par les contradictions d’une société divisée.
Puritanisme et esprit libertaire, érotisme et pornographie, art et industrie, libération du corps et féminisme : les tâtonnements sont légions en 1975, surtout en ce qui concerne la question du sexe et de ses représentations.
Retour sur une année osée, dégoûtante pour certains, enchantée pour d’autres, entre revendications, transgression, hédonisme et société de consommation. Une immersion nostalgique et licencieuse...

Emission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Les maîtres du X. Avec Ovidie, Grégory Dorcel et Philippe Azoury sur France Culture.


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03.05.2015

L'univers du X est un secteur économique qui a connu de profondes mutations, où les puissants d'hier ne sont plus ceux d'aujourd’hui. On pourrait penser à première vue que s’intéresser aux enjeux de pouvoir dans l’industrie du X s'éloigne de l'analyse habituelle des rapports de force qui traversent notre société. Mais s'il est un angle sous lequel le monde du X n'est jamais analysé, c’est bien celui du pouvoir.
Dès son origine, le "porno" a eu affaire avec l’État. L'État censeur, l'État moral et réprobateur qui voyait dans cette activité un métier de dépravé, voire de proxénète. L'Etat taxateur aussi, qui a tenté de dissuader l'expansion du X tout en profitant de ses bénéfices : le monde politique a cultivé un rapport distant et ambiguë vis-à-vis du X.
La progression du libéralisme culturel a empêché une condamnation tout azimut d'une industrie dont on reconnaît qu'elle relève de la pratique privée. Mais le haro moral n'est en même temps jamais loin, sur fond de surenchère médiatique à la vertu.
Pour les consommateurs de contenus pornographiques, les temps ont par contre bien changé. Elle est loin l'époque où des cinéastes provocateurs faisaient du cinéma coquin une manière de dynamiter les normes sociales et connaissaient la censure. Loin le temps où des producteurs semi-clandestins bravaient les interdits pour satisfaire des consommateurs qui fréquentaient le cinéma spécialisé et les sex-shops dans un anonymat parfois honteux.
Un demi-siècle après les premiers films pornographiques, le "porno" s'est banalisé et s'est surtout massifié en devenant une industrie rentable de production de fantasmes. Un univers mondialisé également, où le "porno" français tente de se faire une place, à l'image du cinéma national plus traditionnel. Internet a profondément bouleversé son fonctionnement, modifiant les rapports de force qui structurent cet univers et les modalités de la consommation de fantasmes en vidéo. Le "porno" a également évolué avec son temps et tente aujourd’hui de faire une place aux nouveaux rapports hommes/femmes, à un public plus diversifié, plus féminisé.
Comment est structuré l’univers du X ? Quelles sont les étapes qui nous ont menées à son organisation actuelle ? Quelle est la sociologie du "porno" et qu’est ce cela nous dit de la société française à l’époque contemporaine ?

Emission "L'Atelier du pouvoir", animée par Vincent Martigny et Thomas Wieder.

Des algorithmes à l'art de gouverner les hommes. Débat entre Philippe Vion-Dury et Tristan Nitot pour Le Mouton Numérique à l'Institut Européen de Journalisme de Paris.


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21.03.2017

À la recherche du "bonheur statistique des masses". La formule est une réponse du Dominique Dubarle à Norbert Wiener, mathématicien et père de la cybernétique, cette science des "mécanismes autogouvernés et du contrôle". Des algorithmes à l'art de gouverner les hommes, il n’y a en effet qu’un pas, pas que n’hésitent pas à franchir les géants de la Silicon Valley, de leurs aveux-mêmes.
Si les nouvelles technologies sont réellement portées par ces projets de contrôle des masses, quelle marge de manoeuvre nous reste-t-il ? Quelle responsabilité avons-nous encore face aux méandres algorithmiques ?
L’enjeu est de taille, et c'est précisément pour cette raison que Tristan Nitot, cofondateur de Mozilla Europe, et Philippe Vion-Dury, journaliste, sont invités à en débattre.