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C'est en compagnie de Francis Cousin que les grands thèmes de L'idéologie allemande de Marx et Engels sont passés en revue, nottament les questions de méthodologie.
Sens de l'histoire, idéologie, production : ces concepts clés doivent être maîtrisés pour nous autoriser un regard radical et critique sur la dynamique sociale qui est la nôtre.


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La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté !


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Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie : il devenait alors légal et moral de frapper et de tuer.
L'historien Johann Chapoutot nous montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.


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Vladimir Dimitrijevic, fondateur de la maison d'édition L'Age d’Homme, nous présente le roman de Vassili Grossman Vie et Destin.
L'écrivain et journaliste, mort en 1964 à Moscou, avait écrit entre 1955 et 1960 sa somme romanesque. Il y décrivait la guerre, la bataille de Stalingrad, la barbarie allemande et soviétique.
Dans cette émission, l'éditeur Vladimir Dimitrijevic raconte son rôle dans la publication du roman de Vassili Grossman et évoque l'oeuvre et la biographie de l'écrivain.
Émission "Un livre, des voix".


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L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose une analyse du manifeste attribué au terroriste ethno-nationaliste "blanc" responsable de l'attentat récent de Christchurch en Nouvelle-Zélande :
- 00'25 : avertissement
- 01'45 : un poème de Dylan Thomas
- 02'50 : introduction
- 05'30 : questions générales
- 12'30 : un tueur sur la route
- 16'50 : positionnement politique
- 19'35 : pourquoi cette cible ?
- 21'50 : le destin
- 23'10 : l'idéologie
- 24'25 : pourquoi une partie de la génération des Millenials est clairement facho
- 28'15 : un appel à la radicalité violente
- 32'00 : en arrière-plan, la crise du sens
- 34'45 : la fin du modèle assimilationniste
- 39'50 : frapper des ennemis de haut niveau
- 40'15 : 25 ans pour gagner une guerre
- 46'45 : mon opinion pour ce qu'elle vaut


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Qu'est ce qui nous unit encore quand le seul espace commun est celui régi par le droit ? Dans la lignée de ses travaux précédents, Jean-Claude Michéa analyse dans son récent essai Le loup dans la bergerie l'irruption du droit dans les rapports sociaux. Ce phénomène, applaudit par toute la gauche de gouvernement correspond à l'irruption du "loup de Wall Street" dans la "bergerie socialiste"...
Philosophe critique, rouge-brun pour les uns, socialiste conservateur pour les autres, Jean-Claude Michéa fustige cette gauche "droit-de-l'hommiste", acquise au progrès et ayant répudié le peuple.
Michéa ou le dernier représentant de cette common decency dont parlait George Orwell ?
Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.


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La France, comme toute nation, a besoin du patriotisme pour assurer son existence. Le patriotisme n'est pas une idéologie, mais un sentiment, un mode d'existence dans le fleuve de l'histoire. On doit tout, ou presque, à la patrie : la langue maternelle, outil d'expression et de pensée, le territoire où on est censé être en sécurité, donc libre. Le patriotisme peut sauver la nation, notamment face à une invasion étrangère.
Il rassemble la nation alors que l'idéologie la divise. Une démocratie capable de résister aux assauts de l'histoire ne sépare pas le patriotisme de la liberté. "Liberté et patrie" est la devise d'un important canton suisse. Lorsque l'URSS a disparu, la nouvelle Russie a refusé d'avoir une idéologie officielle, mais elle s'est bâtie sur le renouveau patriotique. C'est d'une telle renaissance que la France a besoin.


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Connu pour ses prédictions sur la chute de l'URSS et pour le concept de "fracture sociale", Emmanuel Todd est aussi un dénonciateur des excès du libre-échange. Son dernier ouvrage, Où en sommes-nous ? décrit une anglosphère ressourçant la démocratie dans "l’espoir du progrès et le bonheur de la régression", face à une Europe "post-démocratique" sous domination allemande.
Si comme il l'affirme, "l'Europe s'en est allée" et si le libre-échange favorise la xénophobie universelle, quel avenir peut-on imaginer pour notre continent ? Plus prosaïquement, la campagne des élections européennes va-t-elle nous enfermer dans l'alternative Macron vs. Orbán ?
Parfois excessif, souvent visionnaire, toujours original, on ne perd jamais sont temps à écouter Emmanuel Todd.