Platon, Aristote : l'homme à l'épreuve du réel. Avec Pierre Magnard interrogé par Isabelle Raviolo.


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21.11.2014

Pierre Magnard nous entraîne ici aux fondements de la pensée occidentale : l'opposition entre un Platon idéaliste et un Aristote réaliste est-elle fondée ? Et d'ailleurs, cette querelle sur l'essence du réel ne pourrait-elle pas être dépassée par une lecture plus profonde de ces deux auteurs ?
Une invitation à se pencher sur l'épisode fondateur de la philosophie, qui continue aujourd'hui encore à nous faire réfléchir.

Bertrand Russell et l'athéisme. Avec Jean Bricmont à l'Association Belge des Athées.


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04.03.2015

À une époque où les forces principales qui s’opposent dans le monde occidental sont, d’une part, une gauche et une droite démocratiques converties toutes deux au néolibéralisme et, d’autre part, différents courants réactionnaires, les idées de Russell contribuent à maintenir à flot la fragile barque de la raison humaine.
Retour sur la vie et les idées qu'a défendues le grand mathématicien anarchiste anglais.

Ce que la raison doit au langage. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.


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03.06.2013

Comme on sait, la langue grecque ne disposait que d’un seul mot, logos, pour dire le langage et la raison. C’est, en un sens, une fâcheuse ambiguïté et, en un autre sens, une heureuse coïncidence.
Nous voudrions montrer ce que perd la faculté de penser "rationnellement" à être envisagée séparément de l’aptitude à parler, dans sa double dimension : parler de (quelque chose) et parler à (quelqu’un). Sans l’assise du langage, la raison déraisonne.
Nous tenterons de le montrer sur deux exemples : d’un côté l’argument idéaliste est irréfutable, mais il implique la perte de tout rapport au monde, lequel est donné immédiatement par la structure prédicative du langage ; d’un autre côté, l’argument réduisant à néant l’identité du moi est tout aussi irréfutable, mais il implique la perte de tout rapport à soi, lequel est donné immédiatement par le "je" et la structure indicative du langage.
Inversement, nous nous efforcerons de suggérer ce que, positivement, "la" raison doit au langage, en particulier ce que ses deux principes constitutifs les plus généraux, le principe de contradiction et celui de raison suffisante, doivent à la structure du langage humain.

Quel outillage critique ? Avec Jean Bricmont à Grenoble sur cortecs.org


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03.12.2010

Nombre de questions sont ici abordées, dans des domaines aussi divers que la philosophie, l'histoire des idées, la physique quantique, la liberté d'expression où les sciences politiques.
 - Comment définis-tu le relativisme cognitif, et en quoi est-ce une erreur ?
 - Qu'est-ce qu'on appelle le post-modernisme, ou POMO, et en quoi est-ce une impasse ?
 - Le relativisme cognitif est-il une spécificité française ?
 - Quelles sont les trois ou quatre plus récurrentes bêtises que tu entends sur le monde quantique ?
 - Peux-tu tirer un bilan de l'affaire Sokal, 15 ans après ?
 - Quel lien fais-tu entre ton travail scientifique et tes engagements politiques ?
 - Quels sont tes partenaires dans cette démarche, outre Chomsky ?
 - Science politique, science historique : loi Gayssot et lois mémorielle Quels sont les œuvres/ouvrages qui t'ont le plus marqués dans ta construction d'intellectuel ?
Et en bonus, une phrase lapidaire à retenir pour les férus d'histoire des idées : "Le relativisme, c'est l'idéalisme + la décolonisation" !

L'âme, l'esprit et la matière : Esprit, es-tu là ? Avec Roger Pouivet pour l'Université Ouverte des Humanités.


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2012

Roger Pouivet nous présente ici le fameux "Mind body problem" : quelle relation entre l’esprit et le corps ?
C'est en parcourant les grandes réponses que l'histoire de la philosophie propose à cette question que nous sommes introduit à la différence fondamentale entre les théories monistes et dualistes, et aux visions de l'être humain observées de ces points de vue contradictoires.
Les problèmes qui émergent du monisme comme du dualisme sont alors pointés, et l'opinion commune interrogée.

Qu'est-ce que la dialectique ?, par Charles Robin.


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2014

Charles Robin nous donne un exposé clair et concis de l'histoire du concept de "dialectique" dans la philosophie européenne.
Ce terme recouvre plusieurs définitions, et son usage est à la base des plus grands systèmes philosophiques critiques.
Un outil à maîtriser pour qui cherche la vérité.

Maurras, entre réalisme politique et réalisme philosophique. Avec Stéphane Blanchonnet au Prieuré Saint-Irénée, à Lyon.


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01.2006

Stéphanne Blanchonnet nous offre un panorama des idées politiques développées par Charles Maurras.
Il s'interroge notamment sur les liens de proximités entre son réalisme politique assumé, et la philosophie réaliste traditionnelle (réalisme métaphysique).

La raison et le réel. Avec Jacques Bouveresse et Claudine Tiercelin à Citéphilo.


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17.11.2012

Dès ses premiers ouvrages consacrés à la philosophie de Wittgenstein, Jacques Bouveresse dénonçait la "mythologie savante", "l'enthousiasme théorique" et le caractère "ensorcelant de certaines productions de l'intellect", qui transforment les hypothèses en préjugés, les théories en mythes et les doctrines en modes intellectuelles. En 1987, le geste destructeur du Mythe de l'intériorité, qui expose les séductions illusoires de l'idéalisme et de l'intuition, constitue une prise de position en faveur de la raison et du réalisme.
Mais quelle est cette "raison" que défend Bouveresse et qui lui vaut une position marginale dans le paysage philosophique français ? Quel est le rapport de Bouveresse à l'héritage des Lumières, mais aussi, à toute une tradition du rationalisme français, axé sur la philosophie du langage et de la connaissance ? L'attachement de Bouveresse à la raison, s'il ne se traduit pas par une doctrine, s'exprime à travers son engagement, sa pratique, sa conception de la philosophie ou encore son attrait pour des penseurs "mal famés" comme le satiriste Kraus ou les positivistes du Cercle de Vienne.
Développant une "philosophie des petits pas", à l'épreuve de l'argumentation et des faits, mais aussi profondément réactive, marquée par des choix et des combats, l'œuvre de Bouveresse est considérable et c'est à ses multiples sources, parfois difficiles à conjuguer, ainsi qu'à ses cibles, que nous souhaitons la confronter.
Face à l'irrationalisme contemporain, au scepticisme et au relativisme, Jacques Bouveresse et Claudine Tiercelin partagent une exigence de raison et un certain souci du réel.
Comment défendre une position rationaliste renouvelée ? La connaissance du réel passe-t-elle par une "métaphysique scientifique" ou par une autre voie ? Ce sont les pouvoirs et les limites de la raison, ainsi que notre accès au réel et l'importance du réalisme que nous explorerons ainsi avec eux.

L'échange est introduit et modéré par Sophie Djigo.