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Le sionisme chrétien est né en Angleterre au XIXe siècle. Il s'est diffusé ensuite dans la société américaine et dans d'autres pays accueillant des communautés évangéliques. Quel est aujourd'hui son poids dans la politique extérieure américaine vis-à-vis de l'État d’Israël ? Peut-on comparer les formes de son influence contemporaine avec celles de son impact considérable dans la politique méditerranéenne du Royaume-Uni au début du XXe siècle ?
Spécialiste des rapports entre religion et politique aux Etats-Unis, Blandine Chelini-Pont nous aide à comprendre comment, au nom d'une interprétation spécifique de la Bible, un courant très puissant en est venu, aux États-Unis, à prôner un soutien indéfectible au gouvernement israélien.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.



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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.


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S'appuyant sur les travaux pionniers de Robert Brenner et Ellen Meiksins Wood concernant les origines du capitalisme, Xavier Lefrance et Armel Campagne expliquent comme le capitalisme a d'abord émergé dans les campagnes anglaises (le capitalisme agraire) avant d'évoquer en détail la transition vers le capitalisme de la France.
Une analyse détaillée qui permet de comprendre l'origine et la diffusion mondiale du système économico-social si particulier qu'est le capitalisme.


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Comment et quand le monde a-t-il basculé dans ce système que l'on appelle "capitalisme" ? C'est dans cette discussion que s'inscrit le Brenner Debate, du nom de l'historien américain Robert Brenner.
À l'origine de ce débat important parmi les historiennes et historiens du capitalisme, les travaux de Robert Brenner ont exercé une influence majeure sur le développement de la pensée marxiste à partir des années 1970.
Nicolas Brisset retrace et contextualise les principales étapes de ce débat ayant mené aux travaux de Robert Brenner et montre ainsi que la manière d'aborder l'histoire du capitalisme est intimement liée au regard que l'on porte sur ce système économique.
Un échange qui constituer une excellente porte d'entrée sur la pensée d'un économiste méconnu dans l'espace francophone, qui pourtant mérite, au regard de son importance dans l'historiographie anglo-saxonne, toute notre attention.



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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.


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Notre civilisation est d'abord helléno-romaine : droit, cité, phronèsis, ordre. Le terme "judéo-christianisme" sert aujourd'hui d'écran idéologique, gommant l'héritage romain pour imposer un récit culpabilisant. Eric Zemmour s'y raccroche pour éviter la vraie question : d'où tirons-nous nos critères de souveraineté et de puissance ? Affaibli, le catholicisme a laissé place aux ingénieries morales, à l'UE technocratique et à un juridisme sans peuple. Retrouver l'ossature romaine, c'est réarmer l'État, la famille, la responsabilité civique et le bien commun. L'esprit européen n'est pas un catéchisme, mais une architecture politique enracinée, hiérarchique.
Trois piliers antiques : la cité, le droit, l'armée. La cité crée l'appartenance ; le droit garantit la propriété et la transmission ; l'armée protège la frontière, la monnaie, la confiance. Cette matrice a permis la Renaissance et la projection commerciale du continent. À l'inverse, le "judéo-christianisme" dilue ces repères, autorise l'ingérence, efface les frontières. Elon Musk perçoit cette nostalgie romaine propagée par les mèmes : ordre, grandeur, durée. Ce n'est pas une fuite muséale, mais une boussole.
Le christianisme n'a pas dialogué avec le paganisme : il l'a absorbé par contrainte impériale et uniformisation spirituelle. L'Empire, en crise, cherchait la cohésion. L'appareil chrétien a ensuite tenu les clés du pouvoir jusqu'à la Renaissance : retour aux sources gréco-romaines, vertus civiques, explosion des libertés. Ce basculement a réaffirmé le réel, la cité, le droit.
L'erreur historique fut d'avoir sanctuarisé l'Empire moral au détriment de la souveraineté temporelle, ouvrant la voie à l'universalisme. Critiquer cette dérive, ce n'est pas rejeter le Christ, c'est refuser la capture politique d'une foi par des appareils désarmants.
Rompre avec le sionisme intégré au récit "judéo-chrétien", c'est refuser toute tutelle idéologique étrangère. La reconstruction passe par des actes : frontière comme institution, lisibilité du droit romain, subsidiarité, réindustrialisation, diplomatie réciproque, protection du patrimoine familial.
"Redevenir Romain" signifie réarmer l'État, discipliner la monnaie, remettre la cité au centre. Les mèmes ne sont pas une nostalgie, mais un diagnostic : nous avons troqué la verticalité pour la morale hors-sol. Ni croisade, ni regret, mais refondation.
"La Grande Émission", animée par Raphaël Besliu.


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Fernand Braudel, né le 24 août 1902 à Luméville-en-Ornois et mort le 27 novembre 1985 à Cluses, est un des plus fameux et influents historiens français du XXe siècle. Auteur de La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II (1949), il marque durablement la discipline en inventant une temporalité plurielle et en s'attaquant à cet objet inédit. Encore aujourd'hui, cette œuvre magistrale tend à cacher son second chef-d'œuvre, une trilogie intitulée Civilisation matérielle, économie et capitalisme (1979) dans laquelle il s'attache à décrypter les dynamiques du capitalisme à l'époque moderne. Dans ses deux ouvrages, Braudel réfléchit à l'articulation entre le temps et l'espace dans la détermination de nos sociétés et dans l'analyse économique. Il développe une certitude : la genèse du capitalisme est strictement liée à l'échange.
Dans Enrichissement (Gallimard, 2017), Luc Boltanski et Arnaud Esquerre mobilisent et s'appuient sur les travaux de Fernand Braudel. Étudier leur ouvrage permet d'observer comment les concepts braudéliens sont réinterprétés et actualisés. Ainsi, cinquante ans ont passé, mais l'œuvre de Fernand Braudel demeure toujours une référence essentielle pour analyser et comprendre les dynamiques du capitalisme sur le temps long.
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Aliette Hovine.