La France et son Histoire : une relation passionnelle. Avec Régis Debray et Jean-Noël Jeanneney aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2015

Madame H, de l'essai de Régis Debray, n'est autre que l'Histoire avec un grand 'H' : celle qui marque les individus et que les époques culturelles enrichissent ou déforment.
Devons-nous en faire le deuil ? Ou connaissons-nous au contraire une période qui nous y plonge à nouveau ?
Des avis parfois divergents, souvent convergents, avec le philosophe Régis Debray et l'historien Jean-Noël Jeanneney.

Un échange modéré par Gilles Heuré.

L'affaire Dreyfus. Avec Bruno Gollnisch et Monique Delcroix sur ERFM.


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19.11.2019

Certes, l'affaire Dreyfus a fait couler énormément d'encre depuis un siècle. Mais la quasi-totalité des ouvrages sont soumis à la "vulgate", c'est-à-dire une manière obligée de raconter l'histoire. Non seulement l'innocence d'Alfred Dreyfus est érigée en dogme, mais de plus un historien "correct" se doit de tenir pour établi que c'est Esterhazy qui a écrit le fameux bordereau ; que le colonel Picquart a découvert fortuitement la culpabilité d'Esterhazy ; que l'état-major a guidé et protégé Esterhazy jusqu'à son procès ; que les dreyfusards n'ont eu aucune relation avec Picquart, ni indirecte avant juillet 1897 ni directe avant janvier 1898, et strictement aucun contact avec Esterhazy. Or, rien de tout cela n'est acquis. Cette trame correspond à une simple hypothèse, à une explication de l'affaire Dreyfus qui s'avère être très contestable.
Une étude extrêmement serrée prouve que l'historiographie officielle a accumulé les silences, multiplié les dissimulations et gommé les incohérences. Des affirmations répétées durant un siècle ne deviennent pas pour autant des vérités et dès que l'on s'affranchit du prêt-à-penser, dès que l'on sort du cadre rassurant de l'histoire toute faite, les questions affluent et obligent à reconsidérer le rôle de Picquart et des chefs dreyfusards.
L'échange entre l'historienne Monique Delcroix et l'universitaire et homme politique Bruno Gollnisch ne saurait pourtant être qualifié d' "antidreyfusard", car les deux invités portent également un jugement sévère sur certaines légendes véhiculées par les tenants de la culpabilité de Dreyfus.
L'occasion de revenir sur cette trouble et complexe affaire qui a secoué la troisième République et dont les répercussions se font encore sentir aujourd'hui alors que l'affaire Dreyfus est remise sur le devant de la scène suite à la sortie dans les salles du film J'accuse réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Panthéons littéraires de pierre et de papier. Avec Anne-Marie Thiesse au Collège de France.


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26.01.2021

"Nation littéraire" entre toutes, la France est sans doute celle qui a développé le rapport le plus étroit entre la littérature et le national. Mais dans tous les pays, depuis les mouvements révolutionnaires européens du XIXe siècle jusqu'aux mouvements d'émancipation anticolonialistes, la littérature s'est vu reconnaître un rôle de premier plan dans les affrontements idéologiques.
Mobilisés dans les guerres et les luttes de résistance comme éveilleurs et formateurs de la conscience nationale, les oeuvres littéraires sont en période de paix l'objet d'un culte qu'entretiennent les musées, les ventes de manuscrits et autres institutions culturelles.
Aujourd'hui, la mondialisation et les pratiques nouvelles de la numérisation vont-elles abolir notre rapport aux temples de la littérature que sont les bibliothèques ou plutôt la métamorphoser ?

Histoire de la relation franco-russe. Avec Xavier Moreau pour l'association France expatriation Russie.


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2021

La France et la Russie ont noué, depuis qu'Henri Ier épousa Anne de Kiev en 1051 et plus précisément à partir de la fin du XVIe siècle, des relations exceptionnelles dans les domaines culturel, intellectuel, économique et politique.
L'écrivain et analyste géopolitique Xavier Moreau revient sur cette histoire passionnante qui explique en partie les récents infléchissements de la diplomatie d'Emmanuel Macron.

En finir avec les mythes sur l'Al-Andalus et la Reconquista. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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04.01.2020

Dans l'Europe actuelle confrontée à une immigration musulmane continue, on aime bien se référer au modèle de cohabitation pacifique des trois cultures d'Al-Andalus.
L'histoire de l'Hispanie musulmane ou d'Al-Andalus est ainsi un enjeu archétypique. Au Moyen Âge, la Péninsule ibérique aurait connu une remarquable et inhabituelle cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Une admirable symbiose culturelle qui aurait duré vaille que vaille du VIIIe siècle jusqu'à l’expulsion des juifs en 1492, voire, jusqu'à l’expulsion des morisques en 1609.
Pourtant, force est de constater qu'il s'agissait, dans la réalité des faits, d'un régime très semblable à l'apartheid sud-africain et d'une époque globalement "terrifiante". Soulignant que les motifs et les facteurs de luttes et d'affrontements entre l'Espagne musulmane et l'Espagne chrétienne ont été prédominants pendant toute la période concernée, Philippe Conrad montre qu'Al-Andalus a été tout sauf un modèle de tolérance.
Il ne s'agit pourtant pas de nier qu'il y a eu des éléments de communication culturelle (surtout d'origine hellénistique) jusqu'au XIIe siècle, mais plutôt de montrer qu'il n'y a jamais eu un merveilleux système mixte sur lequel aurait reposé la cohabitation pacifique ; qu'il n'y a jamais eu un mode de vie partagé par tous, une même perception du monde valable pour tous.
Raison pour laquelle fut entreprise la Reconquista de toute la péninsule ibérique par des puissances chrétiennes.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

L'abri souverain : architecture, protection, salut (XIII-XVIIe siècle). Avec Pierre Caye au Collège de France.


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09.06.2015

L'architecture est le vieux nom de la technique. Palais, jardins et hôtels, villes, châteaux et forteresses de l'âge humaniste et classique ne sont pas seulement des œuvres d'art, mais aussi des machines qui soutinrent la puissance des vieux empires, épargnèrent le temps et la force des hommes, et favorisèrent le règne d'une économie faite de beauté, de parcimonie et d'art de vivre, ce qu'on appelle Décor. Mais machines ô combien étranges, dépourvues de rouages et de mécanismes, vides comme une coquille de noix !
C’est à la constitution de ce paradigme poïétique et technique bien éloigné de ce que nous entendons habituellement sous le nom de technique, et à la compréhension du fonctionnement mystérieux et discret de ces machines que se consacre Pierre Caye dans cette intervention.

Comment la police devient-elle républicaine ? Avec Anne Steiner et René Lévy sur France Culture.


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18.02.2020

À la suite de la police napoléonienne et celle des Empires, comment la police s'institutionnalise-t-elle ? Cette police républicaine s'inspire des idéaux de la Révolution de 1789, mais elle aura peut-être plus de difficultés à les appliquer sur le terrain...
En un mot : comment la police est-elle devenue républicaine ?

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

De l'exception permanente. Avec Baptiste Rappin pour le Cercle Aristote.


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2021

Qui aujourd'hui peut prétendre connaître le repos ? Question rhétorique, bien sûr, tant nous sommes tous happés par les tourbillons de la vie postmoderne ! Les moments de remontée à la surface et de respiration se font en effet de plus en plus rares, et force est de constater que nous devons bien souvent demeurer en apnée prolongée. Au risque de notre santé et, encore plus fondamentalement, de notre humanité.
Les travaux récents de Baptiste Rappin se proposent d'appréhender la condition de l'homme contemporain, caractérisée par le changement perpétuel et le mouvement sans fin, de façon originale, en replaçant au cœur de la réflexion le management autour duquel s'élabore un véritable système philosophique dans toutes ses dimensions : épistémologique, politique, métaphysique et même théologique.
Et ce notamment en montrant par quels chemins l'exception a pu s'imposer, à notre époque, comme la norme de gouvernement de nos sociétés. De ce point de vue, la crise n'apparaît plus comme un dysfonctionnement qu'il s’agirait d'éliminer à coups de mesures techniques, mais bien comme le fond ontologique à partir duquel se déploie notre rapport aux temps présents.