Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours. Avec Howard Zinn chez Daniel Mermet.


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10.02.2003

Howard Zinn, historien militant, présente le parcours d'une nation du point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. Il confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle.
Emission "Là-bas si j'y suis".

Voltaire, le personnage et l’homme : qui trompe qui ? Avec Marion Sigaut à Nancy.


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19.01.2013

Marion Sigaut, historienne, s’attaque ici à Voltaire. Ce monument de l’histoire, de la littérature et de la philosophie françaises est souvent particulièrement encensé mais aussi, parfois, farouchement contesté.

Corneille a-t-il écrit les œuvres de Molière ? Débat entre Jacques Rougeot et Denis Boissier, sur Enquête&Débat.


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02.07.2010

Pour la première fois depuis 1919 et le lancement de l'affaire par Pierre Louÿs, un professeur émérite de la Sorbonne a accepté de débattre avec l’un des tenants de la thèse selon laquelle Corneille serait l’auteur des chefs-d’œuvres de Molière.

Trotski, les Trotskistes et la France. Avec Marc Lazar sur Canal Académie.


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01.12.2003

Au lieu de tracer un portrait du révolutionnaire Trotski, Marc Lazar s’interroge sur la construction sociale et politique d’un personnage et sur sa postérité française.

Mélancolie française. Avec Eric Zemmour et Guillaume Durand sur Radio Classique.


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03.03.2010

"Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être."
Pendant quinze siècles, ce vers de Corneille a porté l’ambition française : être reconnue comme l’héritière de Rome, de son Etat, de sa langue, de sa manière unique d’assimiler les étrangers – à la fois hautaine et égalitaire – et même de sa façon d’imposer la paix en Europe.
Eric Zemmour raconte cette obsession autour de laquelle s’est tissé le roman historique français. Philippe Auguste, Louis XIV, Napoléon, Clemenceau croient toucher au but. Mais à chaque fois un croc-en-jambe les fait chuter, tantôt la puissance anglo-saxonne – notre "Carthage" – ou bien la force allemande – notre meilleure élève. A chaque fois aussi, la France s’invente des raisons d’y croire à nouveau, que celles-ci s’appellent les colonies, De Gaulle ou l’Europe.
Sauf qu’aujourd’hui la mécanique impériale est cassée. Comme si nous vivions déjà à l’heure de la chute de l’Empire, submergés par de nouveaux "barbares"…

Le massacre de Katyn. Avec Alexandra Viatteau sur Canal Académie.


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31.05.2009

Longtemps occulté, attribué généralement à la barbarie nazie, le massacre de Katyn va être finalement avoué et reconnu le 13 avril 1990 par Mikhaïl Gorbatchev qui remit une partie des archives sur la question au général Jaruzelski. Pourtant, l'événement aurait pu faire l'objet d'une réhabilitation historique dès après la guerre. Des intérêts politiques pendant le conflit et à l'occasion du procès de Nuremberg en décidèrent autrement. Par cette injustice, les victimes du régime communiste furent bien tuées une deuxième fois.
Le film de Wajda, sobrement intitulé "Katyn" et vu par plus de 3 millions de Polonais, montre cette quête de la vérité au delà des mensonges dans la période de chaos que fut la Deuxième Guerre Mondiale.

1866 : la destinée de Bismarck. Avec Jean-Paul Bled sur Canal Académie.


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06.03.2006

1866, date qui marque la victoire de la Prusse sur l’Autriche, constitue un tournant de l’histoire de l’Europe. La victoire de Sadowa bouleverse en effet la géopolitique et permet la création de la future Allemagne unifiée.
Bismarck (1815-1898) est à l’Allemagne du XIXe siècle ce que Frédéric II fut à celle du XVIIIe siècle. Il en façonne le destin sur plus d’un demi-siècle. Ce Junker prussien a le génie de concilier les contraires. Conservateur de vieille souche, défenseur du trône, il revêt les habits du révolutionnaire quand les circonstances lui paraissent l’exiger ; patriote prussien, il fonde l’empire allemand ; après avoir bouleversé le visage de l’Allemagne et de l’Europe centrale, fait du Reich la première puissance du continent, il se transforme en défenseur du statu quo. Antisocialiste forcené, il installe la législation sociale la plus avancée de son temps en Europe.

Drieu la Rochelle et Albert Lewin. Avec François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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02.03.2013

Si la sortie de Pierre Drieu la Rochelle (1893-1945) en Pléiade ravive des débats politiques et idéologiques liés à sa Collaboration et à son antisémitisme, elle permet également de faire retour à une oeuvre littéraire singulière, marquée par l'expérience de la guerre totale, la première et supposée "der des der", qu'il vécut au Front (Verdun, Dardanelles), à celle d'une entre-deux-guerre endiablée dont il accompagna, côtoyant les Surréalistes puis rejoignant la mouvances fasciste, l'effervescence et les impasses, laissant derrière lui une longue déploration, hérissée de satires sociales, de désenchantement métaphysique et d'errance intérieure. Un périple gâché et épanouit par son suicide au gaz, le 15 mars 1945.  Ne sont pas oubliés les films inspirés par son oeuvre : Louis Malle, Jonathan Trier.
Le personnage et l'oeuvre d'Albert Lewin sont ensuite abordées, à la suite de la sortie de "Pandora", "Bel-ami" et "Le Portrait de Dorian Gray" en DVD. Lewin, gourmet de culture et d'avant-gardisme artistique s'attacha à peindre, au sens fort d'un cinéma hanté par legeste pictural, des figures d'être marquées par la mort : Pandora et le Hollandais volant, à qui il donna les traits d'Ava Gardner et de James Mason ; Bel-ami qu'il fit jouer à George Sanders ; Dorian Gray qui prit, grâce à lui, les traits glaçants de l'acteur Hurd Hatfield.