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Valérie Bugault, avocate spécialisée en fiscalité internationale et militante à l'UPR, nous présente une double conférence où est exposé le fonctionnement des institutions de l'Union européenne.
Conférence n°1 : les institutions de l'UE
1. Comparaison de la répartition et de l'exercice des pouvoirs exécutif, juridictionnel et législatif dans la Ve République française et dans l'UE
2. Analyse juridique et géopolitique des pouvoirs "fédéralistes" spécifiques à l’UE : l’organisation régionale et le pouvoir financier
3. Détails des processus décisionnels au sein de l’UE
Conférence n°2 : les grandes tendances de l’UE
1. La liberté professionnelle
2. La liberté de circulation des marchandises
3. La liberté de circulation des capitaux et son corrolaire, l’organisation des paradis fiscaux
4. L’assujettissement militaire à l’OTAN et ses conséquences pour la France


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Cette conférence est une mise en perspective passionnante et riche en détails sur le basculement du monde féodal à l'aire moderne avec deux pivots principaux : la fameuse "Renaissance", période de guerre sanglante en Europe et de génocide en Amérique et la Révolution française, avènement du libéralisme économique et de la richesse au pouvoir.
Claire Colombi relève ainsi les principaux mensonges diffusés depuis deux siècles sur le Moyen Âge, et rétablit quelques vérités sur une période injustement diabolisée.


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Le localisme, tel que compris et défendu par Laurent Ozon, consiste à donner à chaque peuple la possibilité de subvenir à la part la plus importante possible de ses besoins par ses propres moyens. C’est une volonté de favoriser les circuits économiques courts, et ainsi d’assurer une autosubsistance relative capable de permettre aux populations de garder la maîtrise de leur destin.
Le localisme est la pierre angulaire de la décolonisation économique, condition indispensable de la souveraineté politique : c'est le moyen idéal pour favoriser l’embauche locale, accompagner des objectifs de qualité écologique, de protection sanitaire, de réhabilitation de la vie démocratique, de protection et de rééquilibrage social, d’inversion concertée des flux migratoires et de pacification rapide des relations internationale.
Un entretien constructif et ancré dans le réel pour anticiper les déstabilisations sociales et économiques à venir.


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La pauvreté s'est en quelque sorte rapprochée du salariat. C'est ce constat implacable que l'économiste Denis Clerc dresse de la situation des salariés français aujourd'hui.
La toute récente crise financière vient encore aggraver le tableau, en bloquant la croissance économique, déjà limitée, et en faisant peser une lourde menace sur l'emploi.
Les inégalités sociales ne cessent de se creuser.
Lorsque le chômage tend à diminuer, la pauvreté, elle, ne recule pas. Bien au contraire, elle frappe maintenant des travailleurs, des jeunes, qui très souvent subissent des temps partiels imposés, des périodes de chômage, et pour lesquels la protection sociale s'avère impuissante, malgré tout un arsenal d'aides.
Pour Denis Clerc, il est temps de remettre en marche l'état-providence, capable de renouer la cohésion sociale et de réinvestir dans l'emploi.
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Le conférencier s'applique à dresser le tableau d'un siècle d'inégalités économiques en France, et de montrer que contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires y est restée sensiblement la même tout au long du 20e siècle. Bien que le pouvoir d'achat ait été multiplié par 5 pendant cette période, la hiérarchie n'a pratiquement pas changé !
L'inégalité totale des revenus a fortement diminué au cours des années 1914-1915, mais cette baisse est due pour l'essentiel aux chocs subis par les revenus du capital (destruction, inflation, crise des années 1930), et non pas à un processus économique "naturel" ou par une décision politique.
La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui été le sien à la veille de la première Guerre mondiale.
L'impact de l'impôt progressif sur l'accumulation et la reconstitution de patrimoines importants semble avoir prévenu le retour à une société de rentiers. En l'absence de ces chocs et de l'impôt progressif, il est probable que la France n'aurait pas quitté de sitôt le sommet inégalitaire du début du siècle.


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Pour quelles raisons la France a-t-elle perdu, ces dernières décenniers, une part importante de son industrie ?
Pour Patrick Artus, ce phénomène n'est pas à rechercher du côté de l'Union européenne et des contraintes monétaires de l'Euro, mais bien plutôt dans un certain nombre de problèmes internes à l'économie française :
- les produits ne sont pas assez bien positionnés (milieu de gamme)
- l'accès au financement est difficile pour les PME
- de nombreuses PME dynamiques sont absorbées par de grands groupes, sans pouvoir exprimer leur potentiel de création de valeur ajoutée et d'emplois
Considérant que le protectionnisme n'est pas une solution envisageable et sachant que la production industrielle n'est pas un thème "écologique" à la mode, comment pourrons-nous remédier à la désindustrialisation de la France ?
L'entretien est animé par Laurent Guez, et deux interventions sont menées par Jean-Michel Charpin et Christel Bories.


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Bernard Friot analyse les enjeux liés à la réforme des retraites françaises et revient sur l’historique de leur réforme depuis 1987.
De son point de vue, la retraite par cotisation et répartition constitue une des plus belles conquêtes du mouvement ouvrier. En effet, on peut considérer les retraites comme un salaire continué qui permet aux personnes qui les reçoivent d'être libérées de l'institution capitaliste du marché du travail.