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Frédéric Mariez, fondateur du "mouvement matricien" et anthropologue autodidacte indépendant, a effectué des travaux pour comprendre pourquoi le matriarcat était un système familial adopté par les anciennes civilisations organiques avant la naissance des états.
Grâce à ses recherches et à ses expériences individuelles comme son récent voyage en Chine chez les mosos (un peuple pratiquant encore le matriarcat), il explique les avantages de cette organisation familiale si spécifique.
Une émission loin des clichés et du discours traditionnel, qui remettra en cause nombre de préjugés sur la famille nucléaire.


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Après la libération du patriarcat qui suscite la catastrophe de l'absence de père, on ne reconnaît plus au père sa place symbolique que s'il la mérite concrètement par une présence et une affection désintéressées.
Une partie des "nouveaux pères" qui émergent de la catastrophe, exercent sur l'enfant une autorité nécessaire sans la transformer en puissance egocentrique. Ils sont capables de séparer l'enfant de sa mère, de lui inculquer la loi morale par l'exemple et la persuasion.
L'effacement actuel de la paternité pose la question : la paternité est-elle essentielle à l'humain ? Quelle est la conséquence de la paternité sur la société ? Quelles sont les conséquences qui nous attendent si nous récusons la paternité ?


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Après avoir surmonté en un siècle les deux séismes majeurs que furent le nazisme et le stalinisme, la civilisation occidentale, se trouve emportée par le libéralisme d'aujourd'hui, le néolibéralisme. Il en résulte une crise générale d'une nature inédite : politique, économique, écologique, morale, subjective, esthétique et intellectuelle.
Il n'y a cependant nulle fatalité dans cette troisième impasse historique en un siècle. Il convient en effet de reprendre les choses là où elles ont été interrompues par le triomphe de cette religion immanente et matérialiste qu'on appelle le "divin Marché". Laquelle fonctionne, comme toute religion, sur une promesse : le salut par l'augmentation sans fin de la richesse. Fuite en avant qui mène tout droit à la dévastation du monde.
Pour obvier à ce sort, il faut en revenir au cœur de la civilisation occidentale afin d'y trouver les principes nécessaires à la refondation de notre monde. Cette civilisation possède les sources et les ressources nécessaires à sa Renaissance pour peu qu'on se donne un droit d'inventaire sur les deux sources du grand récit occidental :
- le récit monothéiste, que les Latins tenaient de Jérusalem, pour lui faire admettre une seconde fois la dignité de l'homme et de la femme
- le récit du Logos, venu des Grecs et d'Athènes en particulier, en visant à le débarrasser de l'exclusion qu'il prononçait à l'encontre de certaines catégories de citoyens voués à l'entretien des maîtres.
L'enjeu, c'est tout simplement la perspective d'une nouvelle Renaissance


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L'école est devenue la chambre d'écho des problèmes moraux, la caisse de résonance de la casse sociale, l'amplificateur des révolutions qui s'accomplissent à l'intérieur des maisons et derrière les écrans de télévision. Autorité contestée, tyrannie de l'immédiateté, ennui, apathie, décrochage ou phobie scolaire, incivilité et désenchantement face à une société où pistons et relations semblent compter davantage que les parcours exemplaires.
Loin d'être à l'abri du bruit du monde, l'école bénéficie de la modernité tout en subissant de plein fouet les métamorphoses de ce que l'écrivain Michel Leiris appelait la "merdonité". Et nombre d'enseignants ont l'impression que la société défait le soir après la classe ce qu'ils ont patiemment tenté d'élaborer dans la journée. Le sentiment d'appartenance à un projet qui transcende les individualités s'est évaporé. Le sens du "nous" s'est dispersé. Comment l'école peut-elle fédérer une collectivité à l'ère de l'entre-soi tribal et de l'individualisme intégral?
La famille, ensuite, a largement cessé d'être l'alliée naturelle de l'école. La cellule structurante de l'enfant se décharge souvent de sa fonction éducative sur l'institution publique. Autrefois convergentes, les deux instances sont passées de la connivence à la discorde.
Autre signe des temps : le sens des savoirs scolaires s'est diffracté et un mouvement de "désintellectualisation" gagne une frange de l'Europe, pourtant construite sur la culture humaniste.
Ce constat ne doit pourtant pas conduire à une rhétorique de la déploration, ni au recours à l'incantation d'un passé mythifié.
Comment redonner du sens à la scolarité et aux disciplines enseignées ? Comment retrouver le plaisir des apprentissages ?
Tels sont les défis pédagogiques de cet entretien croisé entre deux intellectuels soucieux du devenir de l'école publique.


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Alors que la situation géopolitique globale continue à se dégrader, que la santé de l'économie mondiale laisse à désirer, et sachant que l'information dont nous disposons est limitée (ou biaisée), que pouvons-nous raisonnablement anticiper ?
Le pouvoir (politique et économique) est aujourd'hui plus que vérouillé : ce n'est pourtant pas une raison pour arrêter de réfléchir et imaginer des solutions qui nous autoriserons à retrouver quelques espaces de liberté.




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Alors que le droit français commence à entériner des pratiques nouvelles concernant la filiation, Aude Mirkovic s'interroge sur les conséquences et les contradictions que ces nouvelles lois impliquent.
Son discours, particulièrement clair et précis, est important pour comprendre ces sujets de société et les fondements juridiques des opposants à ces projets.


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Que faire face à la démission des élites ? Quel regard faut-il porter sur notre société, afin d'évaluer les opportunités du combat politique ?
Laurent Ozon nous invite à regarder le réel tel qu'il est et à comprendre les logiques de sélection des classes dirigeantes mondialisées.
Une leçon d'intelligence pragmatique et de virilité intellectuelle.