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L'infatigable promotteur de la démocratie Étienne Chouard rencontrer l'économiste critique Olivier Delamarche pour débattre de sujets importants comme la création monétaire, l'origine de la dette et la place de la souveraineté populaire en économie.
Une échange passionnant avec deux visions très différentes qui s'affrontent !


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Après la critique de fond que La nouvelle raison du monde avait proposée du néo-libéralisme et le réexamen sans complaisance de la puissance critique –mais aussi des points aveugles– de l'œuvre de Marx, Pierre Dardot, accompagné par Christian Laval, interroge désormais la possibilité d'une théorie révolutionnaire en phase avec les luttes pratiques et les nouvelles formes démocratiques qui se développent en ce XXIème siècle.
Toutes lui paraissent s'articuler autour d'un même principe, celui du commun, terme central de toute alternative politique : nouant lutte anticapitaliste et nouvelle écologie politique, il s'oppose aux formes d'appropriation privée comme à toute forme de propriété étatique et il articule les luttes concrètes aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles.


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La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?
Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.


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Alors que le Parlement français vient d'approuver la prolongation de l'état d'urgence à la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, il est important de ce demander d'où il procède.
Sur le plan légal, la la loi votée le 3 avril 1955, préparée sous le gouvernement de Pierre Mendès France et votée sous le gouvernement suivant dirigé par Edgar Faure, a été mise en vigueur trois fois durant la guerre d'Algérie : 1955, 1958 au moment de la crise de la IVe République et en 1961 durant le putsch des généraux.
Dès le départ, il y a une ambiguïté dans les termes de cette loi : l'état d'urgence est choisi plutôt que l'état de siège, afin de taire l'existence de la guerre d'Algérie mais aussi de nier le statut de combattants aux nationalistes algériens.
Cette ambiguïté demeure aujourd'hui et doit être réinterprétée avec les enjeux du moment.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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Ils sont la hantise des administrations, des banques, des armées, des ambassades : depuis une décennie, les lanceurs d'alerte dévoilent la face cachée des institutions. Médecins, informaticiens, soldats, banquiers, ils ne veulent pas couvrir les vilenies dont ils ont connaissance. Evasions fiscales, dangers sanitaires, écoutes illégales, exécutions sommaires : rien n’échappe à leur vigilance.
Briser la loi du silence a pourtant un coût humain : prison, exil, menaces, pressions. Dans ce nouveau paysage de l'information où tout va plus vite, où la communication a souvent pris le pas sur l’information, où l'info et l'intox font parfois bon ménage, les lanceurs d’alerte sont-ils les briseurs d'un monde sous contrôle, les fantassins des vérités cachées ?
Cela vaut la peine de s'interroger sur leurs pratiques et leur destin, au moment ou le gouvernement Français fait adopter des lois menaçant la liberté d'expression et accentuant encore le contrôle numérique de nos sociétés.


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L'avocat et journaliste Juan Branco nous dresse un réquisitoire contre la politique d'Emmanuel Macron, après l'enquête qu'il a menée auprès d'amis et de proches du président de la République concernant les conditions de son accession à l'Elysée.
Cet entretien est non seulement passionnant, mais aussi exceptionnel, car Juan Branco nous dévoile l'oligarchie française de l'intérieur.
Le gouvernement Macron parviendra-t-il à ses fins, c'est à dire à verrouiller le système de pouvoir en France ?


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"Le régime gaulliste sentira jusqu’à sa fin et dans toutes ses manifestations l’arbitraire et la violence dont il est issu", écrivait Jean-Paul Sartre dans L'Express en septembre 1958, peu avant la ratification par référendum de la constitution de la Ve République.
Grey Anderson retrace les événements des années 1958-1962, volontairement oubliés au profit d'interprétations euphémisantes et légalistes, qui ont conduit à l'instauration des institutions politiques actuelles.
Du coup d'État fomenté par une coalition des gaullistes, des ultras de l'Algérie française et de l'extrême-droite vichyste (mai-juin 1958) jusqu'au référendum instituant l'élection du président au suffrage universel (octobre 1962), gagné par de Gaulle, on découvre les conditions troubles et fort peu démocratiques dans lesquelles a pris forme la constitution qui régit encore la vie politique française.
L'autoritarisme présidentiel, la puissance des technocrates non-élus, le déséquilibre des pouvoirs au bénéfice de l'exécutif, avec la marginalisation du parlement et le manque d'indépendance de la justice, enfin les abus de l'appareil répressif sont inscrits depuis les origines dans les structures d'un régime né d'un putsch feutré mais bien réel et d'une guerre civile larvée qui dura 4 ans.
Bien des problèmes contemporains s'éclairent à la lumière de ces rappels.
Émission "La grande H.", animée par Julien Théry où Grey Anderson répond en anglais aux questions qui lui sont posées.


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À l'heure où les démocraties illibérales rencontrent un succès croissant, Alain de Benoist décortique une idéologie déclinante -le libéralisme-, mais toujours hégémonique.
A. Le libéralisme : une erreur anthropologique ?
1. Définition du libéralisme
2. Une même racine, une même école, le primat de l'individu
3. La religion des droits de l'homme et du progrès
4. La société première dans l'histoire, non l'individu
5. Comment retrouver les anciennes solidarités ou en inventer de nouvelles ?
6. Un couple maudit : l'Etat-providence et la souveraineté absolue de l'individu
7. C'est l'Etat moderne qui invente les marchés pour des raisons fiscales
8. La folie anthropologique du contrat social
9. Le politique l'emporte sur l'économique et non l'inverse
10. Les droits subjectifs en question
11. Le citoyen peut-il se sacrifier pour la patrie ?
12. Le juste ou le bien ?
B. L'efficacité du marché de l'ordre des moyens, non des fins
1. Le paradigme de l'homo oeconomicus
2. Equilibre, ordre spontané, concurrence pure et parfaite
3. De plus en plus de demande non solvable
4. Pierre Manent et le refus du libéralisme d'examiner les fins sous l'angle du bien (problème de l'intérêt général)
5. Pourquoi les sociétés libérales ont-elles du mal à légiférer sur la bioéthique ?
6. Evocation de Péguy et Bernanos, ce qui est né par l'argent périra par l'argent !
7. Société de marché ou société du marché.
8. L'emballement capitaliste de l'argent : illimitation du capitalisme, hybris, démesure…
9. Suis-je ce que j'ai ou ai-je ce que je suis ?
10. Le néocapitalisme financier, dévalorisation de la valeur et absence de soubassement réel à la monnaie, le QE et la financiarisation de l'économie
11. Une banque de la transition écologique ?
C. Libéralisme et démocratie
1. Crise de la représentation
2. La démocratie parlementaire représentative dite libérale, deux réalités disjointes désormais
3. Quand le peuple n'est souverain que le jour des élections
4. Lisbonne, Brexit les exemples se multiplient
5. Un homme une voix différent de un citoyen une voix
6. Le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne des DDH contre les peuples
7. Les démocraties illibérales à l'est de l'Europe
8. Le libéralisme est impolitique par nature (Carl Schmitt)
9. Macron : droite et gauche dépassées par le libéralisme
10. Ecrasement des partis de gouvernement
11. Un monde s'efface, les Gilets Jaunes comme manifestation de l'épuisement de la démocratie libérale
12. Un point de rupture significatif, progressistes contre populistes
13. Effacement des modes de légitimation du libéralisme (consommation, emploi etc.)
14. La davocratie (Michel Geoffroy) : la super classe mondiale contre les peuples
15. Retour du localisme, des nouvelles sociabilités illustrées par les Gilets Jaunes sur les ronds-points
16. Conservateurs et libéraux désormais en voie de séparation
17. Les Gilets Jaunes, une répétition générale
Émission "Politique & Eco", animée par Olivier Pichon et Pierre Bergerault.