Construire l'avenir : avant ou après l'effondrement ? Avec Serge Latouche pour Les Amis de la Terre à Liège.


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01.10.2014

Nous avons maintenant la quasi-certitude qu'un effondrement civilisationnel menaçant la survie même de l'humanité va se produire dans le courant du siècle. Comment y faire face, philosophiquement et politiquement, dans le respect de la démocratie et en évitant la perspective funeste mais –hélas– plausible d'un éco-fascisme ?
Alors que la "pédagogie des catastrophes" n'apporte pas les résultats escomptés, il nous faut trouver une autre stratégie pour que les êtres humains puissent enfin affronter la (dure) réalité et resserrer leurs rangs. Nous devont désormais partir du principe que l'effondrement est inévitable : faut-il alors l'attendre ou l'anticiper pour construire ensemble un avenir désirable ?

La crise écologique de l'anthropocène. Avec Robert Clavijo pour l'Université Réelle à Montpellier.


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02.03.2019

Responsable du comité biterrois du Mouvement National de Lutte pour l'Environnement (MNLE), Robert Clavijo est un écologiste de terrain. Spécialisé dans l'écologie urbaine, il vient nous parler des origines de la crise écologique mondiale que nous traversons, nouvelle ère géologique désignée par le terme d'anthropocène.
Saurons-nous réagir à temps ?

La part sauvage du monde : penser la nature dans l'Anthropocène. Avec Virginie Maris pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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14.11.2018

Il n'y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu'il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d'un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l'humanité.
À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l'ambition de cette conférence est de réhabiliter l'idée d'une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie.
Reconnaître l'extériorité de la nature, c'est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l'ensemble des vivants. Reconnaître l'altérité de la nature, c'est admettre l'hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l'autonomie des entités naturelles, c'est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté.

Tsunami financier, désastre humanitaire ? Avec Gaël Giraud sur ThinkerView.


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20.03.2019

Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen. Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ?
L'économiste Gaël Giraud met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.

La crise des natures à l'ère de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola à l'Université de Lausanne.


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24.11.2015

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.

Décarboner l'Europe. Avec Jean-Marc Jancovici pour le podcast Atterrissage.


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05.2018

C'est en compagnie de Jean-Marc Jancovici, président du think-tank The Shift Project, qu'est abordée la question -fondamentale pour notre avenir- des entraves à la sortie d'une économie européenne basée sur les énergies fossiles.

Sommaire :
 - 0'02'12 : quel bilan pour sa campagne de lobbying Decarbonize Europe pendant l’élection présidentielle de 2017 ?
 - 0'13'53 : les victoires au niveau des décideurs économiques
 - 0'17'21 : quel feedback des décideurs politiques sur le charbon ou la rénovation des bâtiments ?
 - 0'21'13 : les verrous à la rénovation des bâtiments
 - 0'28'18 : rénover les bâtiments (sans réduire leur superficie), remplacer le charbon (sans réduire la quantité d'électricité) ne crée-t-il pas des effets rebond ?
 - 0'36'22 : les différents types d'économie d'énergie
 - 0'42'30 : l'efficacité énergétique est-elle une bonne politique pour résoudre les problèmes du climat ?
 - 0'53'39 : pourquoi c'est compliqué de décarboner en faisant croître le PIB
 - 1'02'43 : accepter la décroissance du PIB est-elle alors un pré-requis pour décarboner notre économie ?
 - 1'08'49 : comment articuler la question du carbone avec les problèmes concrets des gens

Une émission animée par Damien Detcherry.

Biomimétisme : le vivant comme modèle de société. Avec Gauthier Chapelle à l'Université Ouverte de Cergy-Pontoise.


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22.03.2018

Du biomimétisme ont surgi une éolienne à nageoire de baleine, un train martin-pêcheur ou encore des fibres de verre inspirées des éponges.
Gauthier Chapelle, naturaliste, biologiste-entrepreneur, antarcticien, interroge les 3,8 milliards d'années d'évolution du vivant, d'où ont émergé des technologies de pointe permettant aux organismes de prospérer et cohabiter sur Terre.
Pourrons-nous nous contenter de ces propositions pour inventer la transition vers une société sans pétrole compatible avec la biosphère ? Les autres espèces, qu'elles soient bactéries, arbres ou champignons, nous font aussi des propositions pour nos modes d'organisation, et encouragent ainsi notre perception d’interdépendance avec le reste de la planète. Elles nous montrent en particulier que les symbioses et les coopérations sont la clé du dynamisme et de la résilience des écosystèmes de la planète, et nous invitent à de nouvelles alliances, pour nous en inspirer comme pour nous nourrir...

Une histoire politique du CO2. Avec Jean-Baptiste Fressoz au Théâtre Nanterre-Amandiers.


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29.05.2015

Si tout le monde a en tête la courbe croissante des émissions de CO2 depuis deux siècles, on n'en a curieusement pas d'histoire. Quels sont les grands processus historiques qu'il faut prioritairement mettre en relation avec cette courbe ? Quels sont les institutions, les pouvoirs, les imaginaires et les intérêts qui nous ont véritablement placés sur le chemin de l’abîme climatique ?
La recherche de Jean-Baptiste Fressoz porte sur les racines sociales, économiques et politiques des problèmes écologiques auxquels nous devons faire face aujourd’hui. "Il s'agit de déplacer notre regard de l'analyse scientifique des milieux naturels atteints, vers les acteurs, les institutions et les décisions qui ont produit ces atteintes." Cela signifie que les atteintes portées au système Terre par l'être humain, ce que l'on nomme aujourd'hui Anthropocène, sont le résultat de choix et non pas d'une quelconque fatalité pour comprendre la situation actuelle et rendre possible de nouvelles trajectoires pour le futur.

Une conférence qui s'inscrit dans le programme du week-end "Make it work".