Le capitalocène, la dynamique environnementale du capitalisme et son histoire. Avec Anselm Jappe et Armel Campagne au café-restaurant Le Lieu-dit à Paris.


(0)
187 Vues
0 commentaire
08.06.2013

Nous sommes entrés dans "l’Anthropocène", nous serions collectivement, en tant qu’espèce humaine, responsables du dérèglement climatique, d’une extinction massive des espèces, d’une déforestation tropicale et d’une destruction des environnements sans précédents, d’une pollution et d’une érosion historiquement inédites.
Peut-on vraiment incriminer un Anthropos indifférencié, une espèce complète, et en appeler à un "bon Anthropocène" techno-scientifique et à un capitalisme "vert" ?
Et s’il s’agissait plutôt, comme l’affirment Andreas Malm, Jason Moore, John Bellamy Foster et des auteurs issus du courant dit de "critique de la valeur", d’un Capitalocène, d’une dynamique socio-historiquement spécifique aux conséquences écologiques également spécifiques, celle du capitalisme, et appelant donc à une sortie conjointe de "l’Anthropocène" et du capitalisme ?
C’est cette hypothèse que développent Anselm Jappe et Armel Campagne.

Le gaz de schiste, enjeux et consequences. Avec Philippe Pascot au Cercle Aristote.


(0)
191 Vues
0 commentaire
24.11.2016

Philipe Pascot, qui fut conseiller régional (PRG) et maire-adjoint à Evry, est désormais un citoyen engagé. Il est actif dans la lutte contre l'exploration et l'extraction du gaz de schiste en France, et tente d'en révéler les "enjeux cachés", notamment environnementaux.
Le présentation d'un documentaire sur le sujet, suivie d'un débat, permet de mettre en lumière les techniques de "green washing" employées par les industriels de l'énergie, destinées à retourner l'opinion public.
Il est urgent de s'informer et de comprendre les enjeux d'une industrie qui, une fois mise en place, pourrait grandement altérer la qualité de vie de millions de français.

Vers une privatisation des océans. Avec Yan Giron à la Maison de la Mer à Lorient.


(0)
190 Vues
0 commentaire
08.12.2014

Actuellement, la pêche lorientaise subit des attaques en réputation concernant la pêche au chalut des grands fonds. Au-delà du bien fondé ou non de cette campagne, qui n'est pas l'objet de cette présentation, il est intéressant de caractériser les acteurs qui ont piloté ce mouvement, les trusts caritatifs US.
Yan Giron, consultant privé spécialisé en pêche maritime professionnelle, rappellr en quoi les trusts caritatifs aujourd'hui participent d'un mouvement global de l'accaparement des Océans, au même titre que les multinationales industrielles ; comment ils fonctionnent, génèrent leurs fonds et se rémunèrent ; quelles sont les techniques utilisées et en quoi elles participent d'un accaparement ; et les valeurs qui les guident.
Des pistes et des perspectives sont évoquées sur les nouvelles formes d'accaparement qui sont actuellement en préparation, notamment via la privatisation des droits à produire et les mécanismes de dettes environnementales.

Malaise dans la démocratie. Avec Alain Caillé et Jean-Pierre Le Goff à Répliques sur France Culture.


(0)
196 Vues
0 commentaire
13.02.2016

Alain Caillé, depuis sa fondation la revue du MAUSS, a publié l'an dernier Le convivialisme en 10 questions : un nouvel imaginaire politique où il définit le convivialisme comme un art de vivre ensemble qui permet aux humains de prendre soin de la nature sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité.
Jean-Pierre Le Goff a écrit Malaise dans la démocratie et on trouve dans cet ouvrage, entre autre anecdote significative, le récit du sommet des consciences pour le climat qui s’est tenu en juillet 2015 à Paris. L’appel pour ce sommet invitait à s’interroger en son for intérieur "Why do I care ?".
Cet événement peut-il être envisagé comme un premier pas vers cette société "convivialiste" appelée par Alain Caillé, ou représente davantage le symptome du fameux "malaise" dont parle Jean-Pierre Le Goff ?

L'écologie est-elle encore de gauche ? Avec François Bousquet, Olivier François et Xavier Eman aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


(0)
172 Vues
0 commentaire
10.12.2014

Alors que les mouvement issus de la mouvance de l'Écologie politique -classés à gauche- se révèlent incapables de mettre en œuvre une véritable alternative pour notre société, il est plus que temps de s'interroger sur le sens profond de la pensée écologique.
Cette vision du monde est-elle compatible avec l'ADN de la gauche ? Et qu'en est-il de la droite, à l'heure où les partis politiques qui s'en revendiquent s'accordent tous sur une vision marchande des rapports sociaux ?

Une émission présentée par Patrick Péhèle, en collaboration avec la rédaction de la revue "éléments".

Mai 68, l'héritage impossible. Avec Jean-Pierre Le Goff à l'Université Populaire d'Arcueil.


(0)
323 Vues
0 commentaire
21.10.2013

Mai 68 est sans conteste l’événement social et culturel le plus important qu’ait connu la société française depuis 1945. Et pourtant, plus de quarante ans après, il est toujours très loin d’être assumé en tant que tel : à la différence d’événements historiques antérieurs, l’héritage de 68 reste aujourd’hui impossible.
Pour comprendre les effets souterrains considérables de Mai dans la France contemporaine, il faut revenir sur son utopie première et sur son échec, sur ces années où la passion des soixante-huitards s’est investie massivement dans un gauchisme aux mille facettes.

Les principes du vivant comme source d'inspiration de nos modes de vie. Avec Gauthier Chapelle à l'Université Intégrale.


(0)
238 Vues
0 commentaire
23.06.2009

Des millions d'années avant l'apparition de l'homme, la vie avait déjà inventé la roue, le moteur atomique, le sonar, le vol stationnaire, la capture de l'énergie solaire, l'éclairage électrique, le GPS et des myriades de techniques qui nous dépassent encore complètement : cicatrisation, reproduction, congélation suivie de réanimation, et des cerveaux dont chacun des milliards de neurones est un univers informatique. Pour le comprendre, il a fallu attendre que nos propres technologies atteignent les profondeurs moléculaires du vivant, nous révélant que les inventions de la nature étaient infiniment plus complexes que les nôtres.
"Le service Recherche et Développement de la nature a 3,8 milliards d'années d'avance sur ceux de nos entreprises", aime dire Janine Benyus, la naturaliste américaine qui a inventé le concept de biomimétisme. "Il s'agit de nous en inspirer pour pousser plus loin nos propres inventions, mais surtout pour corriger le tir de ces dernières, qui nous ont conduits dans les impasses écologiques que l on sait."
Il existe trois niveaux de biomimétisme. Le premier consiste à imiter les formes de la nature. Le second, de plus en plus prisé des industriels, repose sur l'imitation des matériaux et des processus naturels. La vraie révolution repose cependant sur le troisième niveau, qui consiste à imiter les stratégies du vivant, sa philosophie. Ce troisième niveau a des implications fascinantes. Ainsi, contrairement à l'image que nous nous faisons de la "loi de la jungle", la nature ne pratique la compétition que dans 10% des rapports entre organismes. Les 90% restants sont fondés sur la coexistence, le mutualisme, la coopération, le commensalisme, le parasitisme et la symbiose. À imiter absolument !

L'Anthropocène est-il la fin du progrès ? Avec Christophe Bonneuil au Conservatoire National des Arts et Métiers à Nantes.


(0)
240 Vues
0 commentaire
21.04.2016

Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque. Bien plus qu’une crise environnementale, l’Anthropocène signale une bifurcation de la trajectoire géologique de la Terre.
Habiter de façon plus sobre, plus équitable et moins barbare la Terre est l’enjeu de demain. L'Anthropocène, littéralement "nouvel âge de l’Homme", est le signe de notre puissance, mais aussi de notre impuissance.
Il ouvre une nouvelle condition humaine et balaye bien des ontologies et certitudes de la modernité. Est-ce la fin du progrès ?