Comment l'irruption du vivant chamboule la pensée libérale. Avec Gaspard Koenig à l'Institut Diderot.


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05.11.2024

Philosophe, essayiste, romancier et homme politique français, Gaspard Kœnig parcourt depuis 2016 le monde pour mettre ses convictions à l'épreuve du réel et multiplie les expériences en immersion : en prison ouverte en Finlande, dans un village brésilien expérimentant le revenu universel, avec les entrepreneurs numériques au Rwanda ou dans les bidonvilles de Lima pour observer le microcrédit. Il effectue aussi un périple de 2'500 km à travers l'Europe sur les traces de Montaigne, avec sa jument, et dit à cette occasion avoir expérimenté un "communisme de tous les jours".
Et en bon néorural dépassé par la nature, il a demandé conseil à ses vieux amis les philosophes. Car au détour d'une page ou d'une métaphore, ceux-ci révèlent leur lien à la terre. C'est tout l'objet de cette intervention : relier la pensée et le sol. Entrecroisant références philosophiques, découvertes botaniques et réflexion politiques, Gaspar Kœnig dessine sa propre agrophilosophie en y célèbrant ses deux passions, la nature et la liberté.

Les humains font-ils la guerre au vivant ? Avec Charles Stépanoff à la Cité des sciences.


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20.05.2025

Partout où il s'installe, l'être humain semble semer la dévastation. Les désastres écologiques contemporains donnent l'impression que nous avons déclaré la guerre au vivant. Mais cette vision est-elle inéluctable ? Il existe pourtant une extraordinaire diversité de manières d'habiter la Terre, et certaines d'entre elles montrent qu'il est possible de tisser des alliances fertiles entre le domestique et le sauvage, entre les sociétés humaines et son environnement.
L'anthropologue Charles Stépanoff propose un éclairage original sur ces questions dans son ouvrage Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l'humain (La Découverte, 2024). À travers son regard, nous explorerons d'autres façons d'être au monde, plus respectueuses du vivant, pour imaginer des formes d'habitation qui ne détruisent pas mais respectent voire enrichissent nos milieux de vie.

Marine Tondelier est une catastrophe ! Avec Laurent Ozon sur Franc-parler.


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06.2025

Né le 7 août 1967 à Paris, Laurent Ozon est un chef d’entreprise, intellectuel écologiste et homme politique localiste français. Fondateur de plusieurs PME dans les secteurs des technologies de pointe, comme la sécurité informatique, la biométrie et la vidéosurveillance, il est également connu pour ses engagements écologistes et localistes. Il a dirigé la revue "Le Recours aux forêts" (1994-2000) et fondé le mouvement Maison commune, prônant une écologie profonde et des thèses biorégionalistes. Conférencier actif, Laurent Ozon publie dans des revues comme "Silence" ou "The Ecologist", et s'intéresse à l'histoire de l'écologie, l'anthropologie philosophique et la critique du libéralisme économique.
L'occasion d'écouter son analyse sur l'état du pays et les solutions qu'il propose pour que les Français puissent reprendre le contrôle sur leur destin.

L'Histoire de l'Homme et de ses Civilisations. Avec Laurent Testot pour le podcast 1000 pourcent.


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01.2025

Auteur de Cataclysme, pour un voyage à travers l'histoire de l'humanité, Laurent Testot explore les étapes clés qui ont façonné notre évolution biologique, culturelle et sociétale.
De la bipédie, qui a révolutionné notre adaptation aux environnements, à l'importance de l'alimentation carnée et du feu dans le développement de notre cerveau, nous découvrons comment nos ancêtres ont conquis le monde. Il explique aussi comment les premières sociétés humaines, grâce à l'agriculture et la sédentarité, ont ouvert la voie aux grandes civilisations, à l'écriture, et aux échanges commerciaux.
Les bouleversements majeurs, comme la découverte des Amériques et les révolutions industrielles, sont également au cœur de cette discussion, ainsi que son analyse des défis contemporains : changement climatique, transition énergétique, et impact de l'intelligence artificielle sur notre avenir.

 - 0'00'00 : Introduction à l'Histoire de l'Homme
 - 0'01'10 : L'Impact du Climat sur l'Évolution Humaine
 - 0'06'15 : Les Origines de l'Homme et l'Évolution
 - 0'11'30 : La Bipédie et ses Conséquences
 - 0'18'20 : L'Impact de l'Alimentation Carnée sur l'Évolution
 - 0'23'05 La Domestication du Feu et son Rôle dans l'Évolution 
 - 0'25'25 : L'évolution du cerveau humain et la collaboration
 - 0'29'32 : La bipédie et ses implications sur l'évolution
 - 0'33'15 : L'émergence du langage et de la communication
 - 0'34'41 : La maîtrise du feu et son impact sur l'humanité
 - 0'41'28 : Les grands animaux disparus et l'impact humain
 - 0'46'42 : L'évolution des rapports homme-femme dans l'histoire
 - 0'58'45 :  L'Évolution de l'Agriculture et de la Sédentarité
 - 1'04'52 : L'Autodomestication et l'Émergence des Sociétés Complexes
 - 1'07'50 : La Démographie et l'Impact de l'Agriculture
 - 1'10'34 : Mythes et Réalités des Catastrophes Anciens
 - 1'13'42 : Les Civilisations Perdues et les Théories Alternatives
 - 1'19'13 : L'évolution des énergies et des outils
 - 1'23'20 : Les échanges culturels et l'émergence de l'écriture
 - 1'26'55 : L'âge du bronze et ses implications sur les civilisations
 - 1'30'57 : L'âge du fer et l'émergence de nouvelles technologies
 - 1'33'40 : Les religions universelles et leur impact sur les sociétés
 - 1'39'16 : L'émergence de la monnaie et des échanges commerciaux
 - 1'42'34 : La découverte des Amériques et ses conséquences
 - 1'44'20 : Les Épidémies et leur Impact Historique
 - 2'03'11 : La Montée de l'Occident et la Déclin de l'Orient
 - 2'11'20 : Les enjeux géopolitiques des ressources alimentaires
 - 2'13'46 : L'avenir incertain de l'hégémonie mondiale
 - 2'17'49 : Les choix de société face à la crise environnementale
 - 2'25'27 : Les défis de la transition démographique et climatique
 - 2'28'54 : L'impact de l'intelligence artificielle sur l'avenir de l'humanité
 - 2'37'36 : Liberté et Écologie : Un Débat Équilibré

La nature des hommes, une mission écologique pour sauver l'Afrique. Avec Guillaume Blanc à la Librairie Ombres Blanches.


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23.05.2024

Pendant la colonisation, pour sauver en Afrique la nature déjà disparue en Europe, les colons créent des parcs en expulsant brutalement ceux qui cultivent la terre. Et au lendemain des indépendances, avec l'Unesco ou le WWF, les dirigeants africains "protègent" la même nature, une nature que le monde entier veut vierge, sauvage, sans hommes.
Les suites de cette histoire sont connues : des millions de paysans africains expulsés et violentés, aujourd'hui encore. Mais comment a-t-elle pu advenir ? Qui a bien pu organiser cette continuité entre le temps des colonies et le temps des indépendances ?
Guillaume Blanc répond à ces questions en plongeant le lecteur au cœur d'une étrange mission écologique mondiale, lancée en 1961 : le "Projet spécial africain".Il raconte l'histoire de ce Projet, mais, plutôt que de suivre un seul fil narratif, il redonne vie à quatre mondes, que l'on découvre l'un après l'autre : le monde des experts-gentlemen qui pensent l'Afrique comme le dernier refuge naturel du monde ; celui des colons d'Afrique de l'Est qui se reconvertissent en experts internationaux ; celui des dirigeants africains qui entendent contrôler leurs peuples tout en satisfaisant les exigences de leurs partenaires occidentaux ; celui, enfin, de paysans auxquels il est demandé de s'adapter ou de disparaître. Ces hommes ne parlent pas de la même nature, mais, pas à pas, leurs mondes se rapprochent, et ils se rencontrent, pour de bon.
Ici naît la violence. Car c'est la nature des hommes que d'échanger, pour le meilleur et pour le pire.

On arrête (parfois) le progrès. Avec François Jarrige à la Librairie Ombres Blanches.


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25.05.2023

Saviez-vous qu'au siècle de la machine à vapeur, on s'inquiétait déjà de la surconsommation d'énergie et des limites à la croissance ? Pensiez-vous que la "fée électricité" avait été rejetée par des réfractaires au confort moderne, soucieux de ne pas dépendre de grands systèmes techniques ? Imaginiez-vous que nos ancêtres fustigeaient les automobilistes "écraseurs" et s'en prenaient à l'accélération des transports ? Que des travailleurs s'opposaient au sacro-saint "développement des forces productives" ? Que des écologistes avant l'heure alertaient sur la destruction de la nature par la civilisation industrielle ?
Contrairement au fameux adage selon lequel "on n'arrête pas le progrès", le recours à l'histoire démontre qu'il n'y a pas de fatalité technologique. L'humanité n'est pas vouée à s'adapter, résignée, à l'implacable règne des machines. La course à la puissance a toujours fait face à de profondes remises en cause.
L'historien François Jarrive nous rappelle la mémoire de ces résistances pour nourrir la réflexion actuelle autour de la nécessaire décroissance. Alors que l'expansion indéfinie nous conduit à l'abîme et que l'artificialisation du monde s'intensifie, des bifurcations restent possibles. Et elles sont vitales.

Aux origines de la décroissance. Avec Daniel Cérézuelle, Cédric Biagini et Patrick Chastenet à la Librairie Mollat.


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27.06.2017

La civilisation industrielle ne s'est pas imposée sans résistances. De grands esprits critiques se sont toujours levés contre la liquidation des artisans et des paysans, contre la destruction de l'environnement et le bouleversement des modes de vie, contre l'emprise du marché et des machines sur les individus. La contestation de l'idéologie du Progrès que porte aujourd'hui le courant de la décroissance se situe dans cette longue filiation.
Parmi ces illustres devanciers, de nombreux penseurs ont de quoi alimenter les réflexions actuelles de tous ceux qui aspirent à une société centrée sur l'humain, et non plus soumise à la mégamachine. Leurs pensées, profondes, intemporelles et clairvoyantes, remettent radicalement en cause le culte de la croissance, l'esprit de calcul, la foi dans les technologies, l'aliénation par la marchandise... Elles en appellent à une sagesse immémoriale : il n'y a de richesse que la vie.

La nature du capital, politique et ontologie chez le jeune Marx. Avec Frédéric Monferrand à la Bibliothèque François-Cuzin.


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23.04.2024

La crise socio-écologique du capitalisme produit de profonds effets sur la pensée contemporaine, qui semble prise d'un véritable vertige ontologique. Face aux catastrophes en cours, on voit se multiplier les travaux qui s'inquiètent de la réalité de la nature et de la manière dont s'y inscrivent les sociétés, tout se passant comme si la philosophie et les sciences sociales cherchaient à recomposer en pensée un monde que l'accumulation du capital tend à décomposer.Le travail de Frédéric Monferrand constitue une intervention marxiste dans ces controverses ontologiques. Il propose une interprétation nouvelle des Manuscrits de 1844, texte dans lequel, pour la première fois, Marx analyse la nature du capital : son essence ou sa définition et le type de rapport qu'on y entretient à la terre et à ses habitants, et y montre que l'appropriation matérielle de la nature, parce qu'elle est constitutive de toute vie sociale, représente à la fois le lieu stratégique d'une transformation radicale du monde où nous vivons et l'enjeu historique d'une libération du monde dont nous vivons.
Un entretien mené par Paul Guillibert.