Pour une relocalisation de l’utopie. Avec Serge Latouche à la Sorbonne.


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29.03.2008

"Lorsque les Objecteurs de Croissance sont taxés d’utopistes, c’est par opposition au réalisme dénoncé en son temps par Bernanos, soit le réalisme faisant office de "bonne conscience des salauds". Nous sommes effectivement à contre-courant. Nous refusons de nous soumettre au dictat de la situation, à la tyrannie du TINA (There Is No Alternative) qui réduit l’être à l’étant. L’utopie positive dont nous nous réclamons rejette ce refus des autres mondes possibles.
Quand nous disons qu’il y a un autre monde et qu’il est dans celui-ci, selon la formule de Paul Eluard, nous accueillons les possibles de l’être. Ils ne se limitent pas aux développements des logiques de l’économie de marché, mais contiennent l’ouverture d’une sortie de l’économie, l’échappée vers une société et une civilisation émancipées et autonomes."

Génèse et destin du concept d’anthropocène. Par Jacques Grinevald au colloque "Fukushima, la fin de l'anthropocène" organisé par la Revue Entropia.


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19.05.2012

Bien que peu connu par le grand public et néanmoins utilisé par une partie de la communauté scientifique, le terme d’anthropocène désigne une nouvelle aire géologique. Pour Jacques Grinevald, cette période coïncide avec le commencement de la révolution thermo-industrielle, au XIXe siècle. Les géologues caractérisent l’anthropocène par la prise en compte de l’influence de l’espèce humaine entendue comme force géologique de transformation systématique de la nature (réchauffement climatique, érosion consécutive à l’agriculture intensive, urbanisme). Cette époque pourrait être officiellement reconnue et ajoutée à l’échelle des temps géologiques. L’anthropocène pourrait ainsi succéder à l’holocène (époque géologique qui s'est étendue sur les 10 000 dernières années).

Le survivalisme. Avec Piero San Giorgio et Vol West sur le LibreTeamSpeak.


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03.11.2012

"Le survivalisme, c'est d'abord une quête de liberté"

Des hommes probables dans un monde incertain. Avec Jacques Testart à Montpellier.


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28.03.2012

La science a été longtemps source d'affirmations, même si elle se trompait parfois. Et la nature pouvait être considérée comme un environnement durablement stable malgré des crises de temps à autre (éruptions, épidémies...). Ainsi le monde des humains prétendait avancer sans trop d'angoisse vers un progrès paisible, linéaire, forcément un "mieux".
Nous avons découvert le plus facile : comment passer du gène à la protéine, des gamètes à l'enfant, des ressources fossiles à l'énergie pas chère, des éléments chimiques à la synthèse, etc.
Et nous voici dans le doute parce que la réalité nous accuse de simplisme et d'avoir nié la complexité dans la pensée comme dans l'action, aussi bien pour les mécanismes du vivant que pour les effets de nos activités sur l'environnement ou la croyance en la pérennité de ressources devenues indispensables. Les belles certitudes ont alors fait place aux aléas, qu'on mesure avec la statistique, aux facteurs de risque, à la
probabilité d'occurrence de tout événement. Ainsi nous évaluons la probabilité des risques naturels ou technologiques pour en déduire la précaution, nous sondons les risques de pathologies pour en faire de la médecine prédictive... Mais nous usons de plus en plus de systèmes d'assurance car la probabilité n'est jamais sûre...
Pris dans ces loteries qui nourrissent de nouvelles industries, nul ne sait ce que nous deviendrons. Le moment que propose la technoscience est celui de l'homme probable dans un monde incertain.
Et après ?
Conférence organisée dans le cadre de l'Agora des savoirs 2011-2012.

L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie ! Avec Hervé Kempf à ENS Paris.


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13.01.2011

Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques. Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l’Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n’y parviendra qu’en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.

Autour de Lynn White et des racines chrétiennes de la crise écologique : erreur rétrospective ? Avec Jean Bastaire et Jacques Grinevald à l'Université de Lausanne.


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04.06.2009

Jacques Grinevald présente la thèse de Lynn White Jr énnoncée en 1967, imputant au judéo-christianisme la responsabilité du désastre écologique, principalement en raison de son anthropocentrisme.
Contre cette critique néo-païenne, Jean Bastiaire rétablit la vérité des textes bibliques et de l’histoire chrétienne qui témoignent d’une toute autre orientation, illustrée de nos jours par Jean-Paul II et Benoît XVI.

Alain de Benoist chez Frédéric Taddei à Europe 1.


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11.12.2007

Variations sur les thèmes de prédilection d'Alain de Benoist.

Pas d'écologie sans démocratie ! Avec Etienne Chouard.


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14.02.2012

Entrevue avec Etienne Chouard, réalisée par Roger NYMO dans le cadre de la troisième "Nuit Radio Active" du Réseau Zéro Nucléaire (RZN).