La pensée religieuse de Jean-Jacques Rousseau. Avec Ghislain Waterlot à l'Université de Genève.


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27.09.2012

La présente réflexion s'arrête sur l'une des questions les plus délicates et les plus controversées de la pensée de Rousseau : la relation entre religion et politique.
La guerre, l’apostasie, l’athéisme et surtout la "religion civile" sont étudiés, avec la volonté de ne pas présenter une interprétation univoque ou consensuelle de cet élément clé de la théologie politique de Rousseau. Il s’agit plutôt de montrer à quel point cette construction conceptuelle originale et singulière suscite des discussions et des compréhensions contradictoires.

L'école publique va-t-elle disparaître ? Avec Veronique Bouzou au Cercle Aristote.


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10.04.2012

Alors que l'école publique française est gangrénée par l'héritage de Mai 68, la culture de masse et tous les mots qui finissent généralement en "isme" (antiracisme, communautarisme, égalitarisme), il est urgent de faire un état des lieux et de s'attaquer à la rénovation de cette institution qui jouait jadis le rôle d'ascenceur social.
Les divers représentants de l'institution s'empèchent volontairement de regarder la réalité en face : c'est ce à quoi nous convie Véronique Bouzou et son expérience de terrain au milieu de classes difficiles.
La survie de l'Education nationale est un défi lancé aux politiques, aux professeurs, aux parents et aux jeunes. Il est grand temps de le relever.

La Télécratie contre la démocratie. Avec Bernard Stiegler sur France Inter.


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09.10.2006

La télécratie qui règne désormais en France comme dans la plupart des pays industriels ruine la démocratie : elle remplace l’opinion publique par les audiences, court-circuite les appareils politiques et détruit la citoyenneté. La télévision et l’appareillage technologique qui la prolonge à travers les réseaux numériques de télécommunication sont en cela devenus le premier enjeu politique. 
De ces effets ruineux de la télécratie, qui transforment la vie quotidienne dans ses aspects les plus intimes, les candidats au scrutin présidentiel de 2007 ne disent pas un mot : ils ont été produits par ce système. Car à travers ce que l’on appelle les industries de programmes, c’est la relation politique elle-même qui est devenue un nouveau marché, et ce marketing confine aujourd’hui à la misère politique : au cours de la dernière décennie, l’appareil télécratique a développé un populisme industriel qui engendre à droite comme à gauche une politique pulsionnelle, et qui semble conduire inéluctablement au pire. 
Ce devenir infernal n’est pourtant pas une fatalité. La philosophie se constitua à son origine même contre la sophistique : celle-ci, par une appropriation abusive de l’écriture, développait une gangrène qui menaçait de guerre civile la cité athénienne. De cette lutte contre les tendances démagogiques de la démocratie grecque résultèrent les formes de savoirs qui caractérisent l’Occident.
Prônant un nouveau modèle de civilisation industrielle, Bernard Stiegler affirme qu’un sursaut démocratique contre les abus de la télécratie est possible, et appelle l’opinion publique française et européenne à se mobiliser contre la dictature des audiences.

Emission "La bande à Bonnaud".

Jésus et la violence. Avec Maurice Bellet sur la Radio Chrétienne Francophone.


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2010

Nous sommes encore dans l'après-coup du XXe siècle, où les systèmes nazi et soviétique ont dévoilé le virus d'inhumanité qui dort au fond de l'humain. 
Or, cette violence absolue n'est pas la violence ordinaire. C'est celle qui s'exerce au nom du Bien, de l'Ordre, de la Vérité, et qui n'est pourtant que destruction pure. C'est un virus mutant : la révolution libératrice peut devenir totalitarisme, la raison triomphante tourner en délire, la religion de l'amour obéir à un Dieu pervers. 
Si l'on s'interroge sur ce mal, il est difficile de ne pas rencontrer la figure du Crucifié. Car il est dans le lieu de cette violence-là et ce ne peut être un hasard s'il occupe une si grande place dans l'histoire humaine. Il y apparaît en victime de la violence absolue. 
Pourtant, malgré l'image pieuse d'un Jésus gentil et facile, il est violent à sa manière : sa parole est un glaive qui déchire implacablement. Nous aurions intérêt à déchiffrer cette énigme. Elle est encore en nous.

Un certain regard. Avec Ivan Illich sur la RTF.


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19.03.1972

Voyageur infatigable en quête de justice, utopiste sans patrie "déloyal à tout drapeau par conviction", Ivan Illich est tout le contraire d'un rêveur ; son utopie est nourrie d'une expérience concrète qu'il a acquise au contact des pauvres et des paysans, dans les rues de New-York, avec les porto-ricains, puis en parcourant à pied l'Amérique du Sud et l'Afrique où il a appris à connaître "l'indignité de la misère".
Evêque non conformiste, il a accepté d'être le fils d'une mère indigne - l'église décadente. Il trouve dans le message évangélique et l'amour du Christ "une raison de croire dans l'essentielle beauté de l'homme, même s'il est aujourd'hui gravement blessé".
Toutes les recherches d'Ivan Illich s'inscrivent dans un vaste projet : la nécessité "d'inverser les institutions", c'est à dire d'arrêter le mouvement qui spécialise, miniaturise et paralyse les hommes, de les inciter à retrouver une "convivialité humaine", une "disponibilité à la surprise par l'autre" qui sont le fondement de toute espérance.
Il ne souhaite pourtant pas un retour en arrière mais plutôt "l'instauration d'un monde technologique sans spécialistes , qui limite les bienfaits de la technologie au seul bien des peuples".
Pour que notre civilisation technologique survive et que le "navire spatial terre" ne sombre pas, il est désormais nécessaire de fixer "non plus un minimum que tout le monde doit avoir, mais le maximum sur lequel tout le monde peut se mettre d'accord".

Un entretien mené par Jean-Marie Domenach.

Les grands "enfants rois" qui nous gouvernent. Avec Bernard Stiegler au palais de Justice de Paris.


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19.03.2011

Une conférence où le philosophe Bernard Stiegler, non sans audace, s'attaque au problème du discrédit généralisé envers les élus.
Sous le regard de la psychanalyse et des sciences sociales, celui-ci décrit avec minutie les effets ravageurs d'une politique d'abandon des citoyens, devenus les "boucs-émissaires" de la déferlante néolibérale.

Formation : l'autre miracle suisse. Avec Francois Garçon à la Fondation pour l'Innovation Politique.


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15.10.2014

L’éducation est un sujet sensible sur lequel chacun a souvent des convictions bien ancrées.
Avec son dernier livre, François Garçon propose à ses lecteurs français un autre éclairage.
La présentation du système de formation suisse et de sa philosophie radicalement différente de ce que l’on peut connaitre dans l’hexagone apporte une perspective intéressante dans le débat sur la réforme du système éducatif français.

Anarchie et éducation. Avec Normand Baillargeon sur CHOQ FM.


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23.01.2008

Auteur anarchiste et professeur à la faculté d’éducation de l’UQAM, Normand Baillargeon aborde ici les thèmes développés dans trois de ses livres les plus populaires : "Petit cours d’autodéfense intellectuelle", "L’ordre moins le pouvoir", et la traduction de "Mémoire d’un esclave" de Frederick Douglass.
Il a été question de plusieurs sujets, dont :
 - l’influence des médias dans la construction de l’opinion publique;
 - des fondements de l’anarchisme;
 - de la manipulation par les faits;
 - des incompatibilités idéologiques entre anarchie et libertarianisme;
 - de la guerre civile espagnole;
 - des liens idéologiques entre l’anarchisme et le féminisme.