La République est-elle en train de mourir ? Avec Régis Debray chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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07.01.1989

Sans discours ni trompettes, les ennemis de la République ont pris le pouvoir dans la société.
Au premier rang, l'Argent et l'Image. Leur alliance a remplacé celle du Trône et de l'Autel. Aggravant l'opulence par la notoriété, redoublant l'inégalité des revenus par celle de la considération publique, elle s'attaque aux fondements de l'orgueil républicain : le désintéressement et l'anonymat, qui subordonnent appétits et vanités à l'intérêt général.
La République n'est pas un régime politique parmi d'autres. C'est un idéal et un combat. Elle requiert non seulement des lois mais une foi, non seulement des services sociaux mais des institutions distinctes dont la première de toutes est l'Ecole, non seulement des usagers ou des consommateurs mais des citoyens... Et quand le ressort se casse, la chose publique bringuebale.
Le plaidoyer de Régis Debray se voudrait à la fois histoire d'un relâchement et appel au ressaisissement. Alain Finkielkraut lui donne la réplique.

L'enseignement de l'ignorance. Avec Pierre Dortiguier sur Le Mumble.


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28.04.2016

Baisse des exigences, dégradation de la formation des maîtres d'école, appauvrissement de l'orthographe : la transmission traditionnelle des savoirs au sein de l'école semble aujourd'hui laisser la place à professeur chargé d'animation culturelle envers une classe d'élèves turbulente.
Il semble même que ce péril soit programmé par nos dirigeants, et que ce formatage révèle le projet politique inscrit dans les traités européens : créer des sujets soumis, incapables de recul critique.
Le professeur Pierre Dortiguier, diplômé en philosophie, s'est toujours opposé à cette dynamique et vient nous partager son expérience d'enseignant.

La gouvernance de Wikipédia. Avec Dominique Cardon au CNRS.


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05.06.2013

L'anthropologue Dominique Cardon propose une interprétation du modèle de coordination et du système de gouvernance de Wikipédia en s’attachant aux formes de vigilance que les wikipédiens déploient pour surveiller et contrôler les autres contributeurs.
Le système procédural d’auto-régulation de Wikipédia parvient à régler les conflits par la discussion, la médiation et la sanction en organisant une tension entre le contrôle local des énoncés et la sanction centrale de ceux qui contreviennent de façon répétée aux principes de l’encyclopédie. C'est une architecture complexe d’arènes et de règles qui permet de résoudre les conflits d’édition sans contrevenir au principe d’une ouverture inconditionnelle du droit d’écriture et de surveillance à tous.

Itinéraire d'un gauchiste repenti. Avec Charles Robin sur Meta TV.


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08.02.2017

La plupart des commentateurs de l'époque s'accordent à voir dans le capitalisme libéral mondialisé un système en faillite. Chute de la croissance, chômage de masse, dettes publiques au plus haut, effondrement des acquis sociaux… Les discours déclinistes d'hier sont devenus le triste constat de la réalité des temps présents.
Pourtant, si tous les spécialistes déplorent à l'unisson l'actuel échec du libéralisme économique, beaucoup de nos contemporains demeurent encore peu éclairés sur le rôle du libéralisme culturel dans l'essor et le développement des sociétés capitalistes. La mutilation du lien social, la culture du narcissisme, le règne médiatique du clash ou encore le triomphe de l'individu-roi : autant de phénomènes qui, sans même que l'on s'en aperçoive, soutiennent et dynamisent au quotidien l'irrésistible déploiement de la logique libérale dans nos états occidentaux modernes.
Ancien militant d'extrême gauche, Charles Robin revient sur son parcours pour montrer comment le libéralisme culturel célébré par la gauche, de la Révolution française à Mai 68, de Montesquieu et Voltaire à Skyrock et aux Femen, a participé à faire consentir les peuples à la tyrannie du capital et à l'aliénation de leurs consciences au pouvoir de la marchandise. En philosophe, mais dans un langage accessible au plus grand nombre, il nous encourage à nous affranchir des étiquettes.

Une histoire du roman national. Avec Stéphane Blanchonnet au Cercle Jean-Baptiste Lynch à Bordeaux.


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10.12.2016

Depuis 1793 et l'exécution du roi Louis XVI par la République, la France n'a plus de figure vivante pour incarner de façon évidente la continuité de l'histoire nationale.
Certains historiens ont remplacé le roi par un roman, glorieux hier et finalement repentant aujourd'hui.
C'est de cette substitution et de son évolution, mais aussi des récits qui l’ont précédée avant la Révolution que nous parle Stéphane Blanchonnet, agrégé de Lettres et président du Comité directeur de l'Action française.

La laïcité est-elle un rempart au fanatisme ? Avec Jean-Paul Brighelli au Lazaret Culture Club à Ajaccio.


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19.02.2016

Les récents attentats du mois de janvier 2015 ont donné aux vrais partisans d'une laïcité sans concession l'espoir vite déçu que le gouvernement avait enfin pris au sérieux les avertissements circonstanciés qui depuis quinze ans nous prévenaient de la radicalisation des jeunes.
Nous avons laissé filer la laïcité, sous prétexte de nous adapter aux "nouveaux publics", nous avons abandonné la culture aux confessions de toutes origines sous prétexte d'œcuménisme, et pour respecter le "droit à l'expression" et nous avons laissé la place à des fanatiques en puissance.
C'est cet émiettement de la laïcité qu'analyse Jean-Paul Brighelli.

Faut-il sauver l'école républicaine ? Avec Stéphane Blanchonnet au Centre Lesdiguières à Grenoble.


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30.04.2012

Longtemps institution centrale du dispositif idéologique de la République, l'école semble à bout de souffle.
Après la guerre scolaire entre le privé et le public, l'heure est au conflit entre le pédagogisme et le néo-républicalisme, entre l'éducation et l'instruction...
Existe-t-il au autre position dans le débat, position qui laisserait place à une critique contre-révolutionnaire conséquente ?

Le déclin de l'éducation nationale. Avec Claire Colombi pour Médias-Presse-Info.


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11.2016

Claire Colombi dresse un état peu flatteur de l’éducation nationale française, spécialement dans les disciplines de l'histoire et de la géographie.
Si le niveau des questions écrites à des examens tels que le brevet des collèges ou le bac laisse songeur, que penser des sujets du CAPES et même de l’agrégation ?
Il semblerait bien, comme en témoigne le livre programmatique Pour une révolution scolaire de Jack Lang, que ce déclin soit voulu politiquement.