L'Histoire est-elle une matière ? Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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10.12.2016

Le philosophe et musicologue Dominique Pagani nous entraîne dans une méditation sur l'Histoire.
Mais d'ailleurs : qu'est ce que l'Histoire ? Et comment la fait-on ? Est-elle valable de toute éternité et en tous lieux ? Peut-on envisager de produire une histoire objective ?
Autant de questions qui donnent lieu à un brillant exercice oratoire donnant l'envie de se replonger à la fois dans la philosophie tout autant que dans la poésie ou la littérature.

Cerveau augmenté, homme diminué. Avec Miguel Benasayag à la Maison de l'Amérique latine.


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13.05.2016

Le cerveau humain connaît, étudie, explique et comprend, au point qu'il en est arrivé à prendre comme objet d'étude... lui-même. Et les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau ébranlent profondément nombre de croyances au fondement de la culture occidentale. Car les remarquables avancées des neurosciences rendent en effet désormais envisageable pour certains la perspective d'améliorer le cerveau et de supprimer ses faiblesses et ses "défauts" : le rêve d'un cerveau "parfait" semble à portée de la main. Cette vision conduit à considérer notre cerveau comme un ordinateur qu'il s'agirait d'optimiser en l'améliorant par divers outils pharmacologiques ou informatiques.
À partir d'une vulgarisation très pédagogique de recherches récentes souvent très pointues en neurosciences, Miguel Benasayag montre pourquoi ce nouvel idéalisme du "cerveau augmenté" est en réalité une illusion dangereuse : le monde qu'entendent préparer les transhumanistes et certains scientifiques risque fort d'être surtout habité par la folie et la maladie...
Une thèse critique solidement argumentée, qui a commencé à faire son chemin dans le milieu des chercheurs les plus préoccupés par les apories et les failles de ce nouveau mythe du progrès.

Les réalités religieuses. Avec Régis Debray sur France Culture.


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07.2016

Les religions ? Elles sont censées nous raconter des blagues : elles recouvrent de rudes vérités. Et si l’opium du peuple n’était pas là où l’on pensait ? Et si il y avait, dans ce qui s’appelle histoire des vérités-mirages, et dans ce qui s’appelle religion, un mentir-vrai ?
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !

L'humain à nouveau améliorable. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de Genève.


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11.11.2016

Il y a environ quinze ans, le monde apprenait l’achèvement du séquençage complet de l’ADN d’un génome humain. Des débats enflammés, parfois à caractère religieux, se sont alors répandus dans les médias autour des conséquences possibles de cette avancée scientifique et notamment sur les avantages et les risques liés aux modifications génétiques, en particulier chez l’être humain. La situation s’est aujourd’hui apaisée. Le débat éthique a porté ses fruits et les connaissances techniques et scientifiques se sont propagées.
Dans ce contexte, le philosophe Peter Sloterdijk voit en la recherche génomique, liée à l’humain, des chemins prometteurs menant à l’optimisation des conditions de la vie humaine. Pour lui, l’esprit utopique trouve aujourd’hui dans la recherche scientifique un nouveau lieu d’expression.

Une conférence qui se tient durant le 17e Colloque Wright.

La Technique et le Temps. Avec Bernard Stiegler au Plessis Théâtre à Tours.


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03.2006

Bernard Stiegler nous invite, dans cet entretien en 5 parties, à penser l’articulation entre la politique, le désir et la technique.

Partie I
Pour cette première partie, il revient sur le cœur de sa pensée, ce qui constitue pour lui l'impensé de l’histoire de la philosophie : la question de la technique comme participant de et à la constitution de l’homme. Il nous invite à un voyage au temps des présocratiques et des sophistes où, pour la première fois, la technique fut pensée comme potentiellement nuisible. Depuis la naissance de la métaphysique jusqu’au XVIIIe, la technique a principalement été pensée comme illusion. Depuis la première révolution industrielle jusqu’à nous, une accélération techno-logique prodigieuse s’est opérée. Au XXe, la technique est devenue synonyme de destruction, et l’humanité semble face à une impasse. Puis, il aborde le problème de la consommation devenue essentiellement souffrance. Le capitalisme est passé de la problématique de la "baisse tendancielle du taux de profit" à celle de l’adoption permanente de nouveaux objets de consommation. Ainsi le marché qu’exploite aujourd’hui le capitalisme est celui des consciences, par la captation de la libido vers les objets de consommation. Cet état de fait conduirait non seulement à un épuisement du désir, mais aussi à une destruction de ce que Stiegler nomme le narcissisme primordial.

Partie II
Bernard Stiegler développe ensuite son idée de la destruction du narcissisme primordial à travers trois évènements pour lui symptomatique d’une grande catastrophe : Le 11 septembre 2001, destruction du World Trade Center ; le 21 avril 2002, ascension de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle ; le 26 mars 2002, assassina par Richard Durn de 8 conseillers municipaux à Nanterre. Il existerait aujourd’hui un désamour de l’humanité pour elle-même. Il faut se ressaisir et opérer une nouvelle critique du capitalisme. Bernard Stiegler revient sur les concepts Freudien de libido et de sublimation, laquelle est impossible sans singularité. Or, le capitalisme vise aujourd’hui la synchronisation globale et la destruction de toute singularité au profit de particularisme exploitable commercialement. En outre ce système désastreux exploiterait de véritable phénomènes d’addictions aux objets de consommation, ainsi qu’aux objets temporels que sont par exemple les programmes télévisuel. Cet état des lieux n’est pas une fatalité nous dit le philosophe. Il convient avant tout d’inventer de nouveaux modèles industriel. D’autres initiatives sont également à mettre en œuvre, comme le développement de communautés de praticiens et non d’usagers.

Partie III
La conférence proprement dite : que signifie aimer ? Bernard Stiegler développe sont point de vue en revenant sur un fait divers, celui des parents Cartier qui tentèrent d’assassiner leur enfants pour qu’ils accèdent à un monde meilleur. Si le jugement de ces parents a bien eu lieu, un autre jugement aussi important devrait avoir lieu :  celui d’une organisation sociale infanticide qui favorise de tels comportements. Car ces parents étaient devenu esclaves d’un système marchand qui leur avait fait croire qu’aimer c’est acheter alors que plus ils achetaient moins ils aimaient. Pour le philosophe, ces personnes étaient intoxiqués et la désintoxication est une question éminemment politique. Il revient alors sur la destruction du désir, la dés-individuation, la misère symbolique et spirituel régnante, autant de symptômes d’une société hyper-industrielle qui se détruit elle-même. Il aborde également le problème des enfants turbulents, aussi appelé "enfants hyperactifs" qui souffrent de trouble de l’attention et auxquels ont prescrit des camisoles chimiques afin de les rendre plus docile et obéissants. Ces enfants, ces "délinquants en puissances" que le Président de la République propose de détecter et de ficher dès l’âge de 3 ans, pour lesquels l’Inserm propose une chimiothérapie, ces enfants, ont simplement besoin d’un peu d’attention, nous dit Bernard Stiegler.

Partie IV
Dans cette seconde partie de la conférence, Bernard Stiegler aborde la question du Théâtre. Question surdéterminée par la technique nous dit-il et notamment par celle de l’écriture. Dans l’antiquité, avec le théâtre, apparaît le public et le citoyen. Le théâtre interroge l’espace sacré, profane ainsi que le devenir et il participe à l’individuation psychique et collective. Pour Bernard Stiegler le théâtre est un culte et non un rituel. Il aborde alors la différence qu’il fait entre le plan des subsistances, le plan des existences et le plan des consistances. C’est au niveau des consistances que se joue le désir.

Partie V
Jeu des questions/réponses avec le public.

Numérique et anthropologie. Avec Bernard Stiegler au CNRS.


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18.11.2010

Bernard Stiegler intervient pour présenter une communication lui permet de brosser un panorama rapide de plusieurs de ses principales idées.
Le numérique est ainsi envisagé comme un cas particulier de support d’écriture et d’enregistrement, un hypomnémata. Si cette question fut réactivée par Jacques Derrida ou Michel Foucault, ce sont sur­tout Marcel Détienne et Jean-Pierre Vernant qui ont montré le rôle décisif joué par l’écriture dans l’émergence de la rationalité.
À propos de la place de la technique dans l’anthropologie, Bernard Stiegler défend le point de vue d’André Leroi-Gourhan pour qui l’anthropogenèse est une techno­genèse et la technique, une mémoire supplémentaire. Il s’agit, en effet, d’une troisième mémoire, qualifiée d’épiphylogénétique, après les mémoires génétiques et épigénétique.
Est ainsi introduite la problématique de la grammatisation, procédure consistant à discrétiser des flux, c’est‑à‑dire à les spatialiser et donc les rendre reproductibles : cela rend possible l’enregistrement des phénomènes et donc leur répétition. Si l’imprimerie fut une grammatisation qui permit la Réforme, la révolution industrielle a entrainé la grammati­sation des corps. Avec la photographie et le phonogramme, au xixe siècle, a débuté la grammatisation de la perception. Le numérique, au xxe siècle, a engendré la grammatisation du social (social enginering), social envisagé ici comme une transindividuation.
Ceci entrainant une prolétarisation accrue, il est possible d’aboutir à la conclusion paradoxale que l’hominisation est un processus de déshominisation. La grammatisation est donc à comprendre comme le développement de pharmakons.
Dès lors, pour qu’une société fonctionne, il lui faut construire les circuits très longs (intergénéra­tionnels) de l’anthropogenèse. L’idée d’anamnèse renvoie à ces circuits absolument longs, conditions de la confiance, de la fidélité, de l’investissement social, de la société.
En tant que pharmakon, le numérique commence par produire des courts‑circuits avant de produire des circuits longs. Pour le comprendre, il faut passer par une organologie générale afin de saisir les individuations psychiques, techniques et sociales possibles. Ainsi, si le virtuel produit des courts-circuits (effrayants) dans l’anthropogenèse, il présente aussi des possibilités d’expérimentations (passionnantes).
Pour l’anthropologie, il s’agirait de faire des usagers du virtuel, des anthropologues critiques, la spatialisation rendant les éléments sociaux analysables. Pourrait alors se profiler la création de nouveaux modes sociaux.

Livres-machines et capitalisme linguistique : comment le numérique transforme notre manière d’écrire. Avec Frédéric Kaplan au webinaire Pédauque.


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08.11.2012

L’histoire de Google pourrait se résumer en deux algorithmes : l’un, qui permet de trouver des pages répondant à certains mots (celui que nous utilisons tous!), et l’autre, qui affecte à ces mots une valeur marchande, l’a rendu riche.
Ce jeu d’enchères rapporte chaque année des dizaines de milliards de dollars. La découverte de ce territoire du capitalisme jusqu’ici ignoré ouvre un nouveau champ de bataille économique.
L’utilisation du langage est désormais l’objet de toutes les convoitises. Nul doute qu’il ne faudra que peu de temps avant que la langue elle-même s’en trouve transformée.

La modernité, bonne question ! Débat entre Bernard Stiegler et Marc Augé au Forum Liberation à Rennes.


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30.03.2013

Comment comprendre la modernité ? En vivons-nous l'accomplissement logique ? L'essoufflement ?
La trajectoire de l'humanité est complexe, irrémédiablement liée à son environnement et en grande partie confondue avec l'histoire de ses techniques.
À l'heure d'Internet, de l'individualisme et du discrédit de la classe politique, il semble urgent de se poser ces questions pour que notre avenir commun soit réinventé.