Des hommes probables dans un monde incertain. Avec Jacques Testart à Montpellier.


(0)
869 Vues
0 commentaire
28.03.2012

La science a été longtemps source d'affirmations, même si elle se trompait parfois. Et la nature pouvait être considérée comme un environnement durablement stable malgré des crises de temps à autre (éruptions, épidémies...). Ainsi le monde des humains prétendait avancer sans trop d'angoisse vers un progrès paisible, linéaire, forcément un "mieux".
Nous avons découvert le plus facile : comment passer du gène à la protéine, des gamètes à l'enfant, des ressources fossiles à l'énergie pas chère, des éléments chimiques à la synthèse, etc.
Et nous voici dans le doute parce que la réalité nous accuse de simplisme et d'avoir nié la complexité dans la pensée comme dans l'action, aussi bien pour les mécanismes du vivant que pour les effets de nos activités sur l'environnement ou la croyance en la pérennité de ressources devenues indispensables. Les belles certitudes ont alors fait place aux aléas, qu'on mesure avec la statistique, aux facteurs de risque, à la
probabilité d'occurrence de tout événement. Ainsi nous évaluons la probabilité des risques naturels ou technologiques pour en déduire la précaution, nous sondons les risques de pathologies pour en faire de la médecine prédictive... Mais nous usons de plus en plus de systèmes d'assurance car la probabilité n'est jamais sûre...
Pris dans ces loteries qui nourrissent de nouvelles industries, nul ne sait ce que nous deviendrons. Le moment que propose la technoscience est celui de l'homme probable dans un monde incertain.
Et après ?
Conférence organisée dans le cadre de l'Agora des savoirs 2011-2012.

L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie ! Avec Hervé Kempf à ENS Paris.


(0)
697 Vues
0 commentaire
13.01.2011

Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques. Car la crise écologique et la mondialisation rebattent les cartes de notre culture politique : l’Occident doit apprendre à partager le monde avec les autres habitants de la planète. Il n’y parviendra qu’en sortant du régime oligarchique pour réinventer une démocratie vivante. Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.

La crise et nous. Avec Dany-Robert Dufour sur France Culture.


(0)
830 Vues
0 commentaire
28.12.2011

Dany-Robert Dufour poursuit ses réflexions sur le libéralisme comme courant de pensée ayant une influence majeure sur notre histoire.

La crise et nous. Avec Dany-Robert Dufour sur France Culture.


(0)
781 Vues
0 commentaire
23.12.2009

Emission "D'autres regards sur l'actualité".

Crise de l'esprit ou avancée de l'intelligence ? Avec Bernard Stiegler aux Matins de France Culture.


(0)
610 Vues
0 commentaire
27.12.2004

Est ici présenté une réflexion intéressante sur le mécanisme actuel de destruction du désir et de la libido par l'industrialisation des moyens de marketing et de stimulation, via notamment les moyens multimédia.

L’avenir de la croissance. Avec Bernard Stiegler à l'Institut Diderot.


(0)
762 Vues
0 commentaire
17.09.2009

La société industrielle a connu jusqu’à présent deux grands modèles organisationnels : le productivisme qui domine le 19e siècle et, au 20e, l’organisation de la production et la stimulation permanente de la consommation.
C’est ce dernier modèle qui s’est effondré à la fin 2008. La faillite de General Motors n’est pas une conséquence dans l’économie réelle des spéculations de l’économie virtuelle. C’est le modèle consumériste qui rencontre ses limites par une combinaison de facteurs toxiques que cette conférence propose d’analyser comme une "mécroissance".
L’enjeu est alors de repenser la croissance sur de nouvelles bases.

Michel Drac répond aux questions du site ComprendreLeNouvelOrdreMondial.fr


(0)
1149 Vues
0 commentaire
15.11.2011

Cet entretien est permet de comprendre l’économie du Nouvel Ordre Mondial. Expliqué avec des mots simples, cette entrevue nous éclaire les principes fondamentaux qui se cachent derrière le discours de l’oligarchie mondialiste.

Pour changer la société, les monnaies complémentaires ! Avec Bernard Lietaer sur France Culture.


(0)
899 Vues
0 commentaire
03.02.2012

Bernard Lietaer esquisse une composante fondamentale de la civilisation qui remplacera notre système en phase terminale : la monnaie complémentaire.
L'argent, par sa logique de création par la dette et son mécanisme de prêt contre intérêt est comparée au système d'exploitation d'un ordinateur. Le système d’exploitation est le logiciel coordinateur qui permet à un PC de fonctionner. De manière analogue, la monnaie est cet intermédiaire qui réside au coeur de toutes les activités humaines, partout dans le monde. Selon une métaphore de Bernard Lietaer, elle est aussi omniprésente pour l'homme moderne - et "inconsciente" - que l'eau pour le poisson. L’économiste explique comment le mécanisme du taux d'intérêt, et son corollaire l'actualisation, est à l’origine de la préférence pour le court terme qui empêche nos sociétés d'empoigner à bras le corps les problèmes qui les conduisent dans le mur.
Bernard Lietaer propose de complémenter le système des monnaies en vigueur par des monnaies circonscrites géographiquement et dont le fonctionnement induit naturellement chez les agents économiques et les particuliers des comportements non plus compétitifs, mais collaboratifs. Le mécanisme est le suivant : l'Etat prélève ses taxes non sous forme de monnaie ordinaire, mais en monnaie alternative. Cette monnaie alternative se gagne en fournissant des services à la collectivité ou en contribuant d'une manière ou d'une autre à l'atteinte de ses objectifs de long terme, écologiques ou sociétaux. La monnaie complémentaire est associée à un intérêt négatif, ce qui lui fait perdre sa valeur avec le temps, encourageant ainsi sa circulation et non sa capitalisation, le mécanisme d'actualisation s’en trouve inversé, ce qui évite que des dépenses importantes se produisant dans un futur éloigné soient artificiellement minimisées dans les calculs financiers de rentabilité d'investissement.
La véritable richesse d'un pays, d'une ville, n'est pas constituée de capital monétaire, mais de biens tangibles qui concourent au bien-être des citoyens ainsi que de rapports sociaux harmonieux. Une société est un écosystème dont la valeur provient de l'équilibre et de la qualité des relations qui se développent entre ses composantes.